Le site Web officiel du parti (consulté le 6 juillet 2026) indique que les neuf valeurs fondamentales du parti sont les suivantes :
– Le développement économique. Le parti affirme qu’il s’est toujours engagé à promouvoir le développement tant économique que social au Québec. Parce qu’il crée la richesse sur laquelle une société doit s’appuyer pour financer son développement social, le développement économique a été une préoccupation majeure de tous les gouvernements libéraux de l’ère moderne.
Rôle des familles et soutien aux familles
La plus récente déclaration de principes exhaustive du parti (programme électoral daté de 2022, consulté sur le site Web officiel du parti en juillet 2026) précise que soutenir les familles, c’est les accompagner dans tous les aspects de leur vie quotidienne, ce qui inclut les finances ainsi que les services qui leur sont offerts. En cette période postpandémique, marquée par une hausse importante du coût de la vie, le Québec a besoin d’un gouvernement qui soit présent pour les familles de manière efficace et humaine.
Coût de la vie
Le parti affirme (programme électoral de 2022) que l’inflation est en hausse partout dans le monde, y compris au Canada. Le Québec affiche un taux de 5,4 % en avril 2022.
– Il n’existe pas de remède miracle pour lutter contre l’inflation.
– Le parti estime que l’État a le devoir d’aider les Québécois à relever ce défi. Afin de soutenir la population en période d’inflation, l’État peut intervenir rapidement sur le coût des services qu’il facture à la population, sur les taxes qu’il impose et sur l’impôt sur le revenu qu’il perçoit. Dans de telles circonstances, des mesures efficaces s’imposent pour avoir le plus grand impact possible sur les familles.
À cette fin, le parti préconise :
– une réduction de l’impôt sur le revenu pour la classe moyenne. Par souci d’équité, cette réduction sera accompagnée d’une augmentation d’impôt pour les plus riches;
– le gel des tarifs d’électricité, tout en mettant en place un mécanisme indépendant de fixation des tarifs plutôt que de les indexer sur l’inflation, comme l’a fait le gouvernement actuel;
– la suppression de la taxe de vente (TVQ) sur l’électricité, jusqu’à ce que le nouveau mécanisme de fixation des tarifs soit mis en place;
– la suppression de la TVQ sur tous les produits de première nécessité, par exemple les brosses à dents, le dentifrice, le savon pour le corps, le shampoing et les médicaments en vente libre.
De plus, le parti affirme que, en période d’inflation, il est primordial de soutenir les plus vulnérables d’entre nous. À cette fin, il préconise la mise en place d’une allocation anti-inflation. Nous nous emploierons également à garantir un soutien accru et plus prévisible aux organismes communautaires.
Logement familial
Le parti affirme (programme électoral de 2022) que la crise du logement actuelle, sans précédent, touche toutes les régions du Québec. Les taux d’inoccupation sont à des niveaux historiquement bas. Les familles ont de la difficulté à trouver un appartement. L’offre de logements sociaux ne parvient pas à répondre à la demande.
– Les prix des maisons unifamiliales atteignent des sommets, avec un prix médian de 415 000 $ en avril 2022.
– Une stratégie de logement abordant toutes les facettes est nécessaire : l’accès à la propriété, l’accès à des logements abordables et l’accès au logement social. Il faut trouver un équilibre entre les mesures qui soutiennent les gens et celles qui stimulent l’augmentation de l’offre.
Dans le cadre de sa stratégie en matière de logement, le parti préconise de favoriser l’accès à la propriété en :
– l’élimination de la taxe de bienvenue sur l’achat d’une première propriété, tout en indemnisant pleinement les municipalités;
– le renforcement du Programme d’aide à l’achat d’une maison (PAAM) en augmentant le montant admissible à 50 000 $ et en offrant davantage de souplesse pour permettre son utilisation plus aisée lors de l’achat d’une deuxième propriété ou pour des rénovations majeures, telles que la conversion en maison intergénérationnelle, et en autorisant les parents à y contribuer;
– réglementer la spéculation immobilière afin de limiter la surévaluation des propriétés rénovées;
– accorder aux municipalités un droit de premier refus;
– imposer les propriétés inoccupées appartenant à des non-résidents afin qu’elles reviennent sur le marché locatif;
– permettre aux municipalités de moins de 100 000 habitants d’offrir des incitatifs financiers pour la construction de logements abordables;
– recenser les terrains appartenant à l’État qui pourraient servir à la construction de logements abordables et collaborer avec la Société d’habitation du Québec et les municipalités concernées pour soutenir le développement de ces projets;
– appuyer l’assainissement des terrains pouvant servir à la construction de logements abordables;
– favoriser la conversion des espaces de bureau libérés par le modèle de travail hybride en logements abordables;
– exiger davantage de transparence de la part des propriétaires quant au coût du bail précédent lorsqu’ils annoncent la location d’un logement;
– moderniser le programme Accès-Logis afin d’y inclure une dimension régionale pour le logement étudiant, les résidences privées pour personnes âgées et le logement pour les sans-abri;
– impliquer les municipalités plus en amont lors de l’élaboration des projets d’infrastructures publiques régionales, afin de mieux anticiper les besoins en logement qui en découlent;
– augmenter l’offre de logements sociaux en mettant en œuvre un plan d’investissement annuel renforcé visant la construction de 50 000 nouveaux logements.
Services de garde
Le parti affirme (programme électoral de 2022) que le réseau québécois de services de garde a fait ses preuves au fil du temps, notamment en permettant à des milliers de parents, en particulier des femmes, de réintégrer le marché du travail après avoir eu des enfants. Malgré tout, les familles ont encore de la difficulté à trouver une place, surtout dans un milieu subventionné.
– La situation s’est détériorée depuis 2018. Le Québec a maintenant atteint un nouveau record avec près de 52 000 enfants en attente d’une place, soit 10 000 de plus qu’en 2018. Dans l’ensemble, compte tenu de la fermeture de places en garderie, il n’y a pas eu d’augmentation significative du nombre total de places au cours des quatre dernières années.
– Derrière chaque enfant en attente d’une place se cache une famille inquiète. Il y a des parents qui ne peuvent pas retourner au travail. C’est pourquoi tous les enfants du Québec devraient avoir accès aux services de garde, peu importe leur région ou le revenu de leurs parents. Nous ne permettrions jamais qu’un enfant de 6 ans soit sur une liste d’attente pour aller à l’école; le même principe devrait donc s’appliquer aux services de garde.
– Pour garantir que l’accès aux services de garde soit un droit inconditionnel, le gouvernement doit se faire un devoir de fournir des places en garderie et faire tout ce qui est en son pouvoir pour s’acquitter de cette obligation.
À cette fin, le parti préconise :
– parachever le réseau de services de garde sur une période de cinq ans afin que tous les enfants inscrits sur les listes d’attente aient une place, notamment en accordant la priorité aux places en crèche (0 à 18 mois) et aux services de garde en milieu de travail;
– veiller à ce que les revenus des parents ne constituent pas un obstacle à l’accès, en convertissant les places non subventionnées en places subventionnées, de sorte que tous les parents québécois paient à terme le même tarif journalier de 8,70 $, qui sera indexé annuellement.
– Comme la mise en œuvre de ce plan prendra du temps, le parti propose de prolonger le congé parental de six mois supplémentaires pour les parents qui cherchent une place en garderie, mais qui n’arrivent pas à en trouver une.
Soins de santé
Le dernier énoncé de politique global du parti (programme daté de 2022, consulté sur le site Web officiel du parti en juillet 2026) indique que tout le monde souhaite mener une vie saine et bien vieillir, car être en bonne santé nous permet de profiter pleinement de la vie.
– Le système provincial de santé et de services sociaux n’est pas parfait. Le gouvernement devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour fournir à la population les soins et les services auxquels elle a droit. Avec plus de la moitié du budget provincial consacré aux soins de santé, il est logique que les attentes du public soient élevées.
Soins de première ligne
Le parti affirme (programme électoral de 2022) que l’une des critiques les plus courantes à l’égard du système de santé québécois concerne la difficulté d’accéder aux soins pour des problèmes de santé mineurs – ce qu’on appelle les soins de première ligne. Environ 1 million de personnes sont à la recherche d’un médecin de famille. L’accès à une clinique sans rendez-vous nécessite désormais un rendez-vous. Un tiers des supercliniques, ouvertes 12 heures par jour, 7 jours par semaine, ont transféré leurs services ailleurs. Le gouvernement de la CAQ ne vise plus à fournir un médecin de famille à la population et mise sur un système téléphonique qui, en réalité, s’apparente à un service sans rendez-vous. Bref, les familles sont trop souvent contraintes de se tourner vers les salles d’urgence des hôpitaux – alors que les temps d’attente moyens aux salles d’urgence ont augmenté de plus de 3 heures depuis 2018.
– Avec le vieillissement de la population et l’augmentation de la prévalence des maladies chroniques, nous nous trouvons à un tournant. Ce qu’il faut, c’est un système viable de médecins de famille appuyé par d’autres professionnels de la santé faisant partie d’une équipe globale. Les données scientifiques sont claires : la prise en charge globale d’une personne est un élément clé pour prévenir les problèmes de santé et s’en remettre efficacement.
Pour répondre aux enjeux susmentionnés, le parti préconise de rendre les médecins de famille accessibles à tous les Québécois qui le souhaitent. Bénéficier de soins globaux tout au long de sa vie aide à prévenir les maladies et permet également d’éviter les hospitalisations, ce qui profite tant aux patients qu’au système.
– Pour y parvenir tout en tirant pleinement parti des compétences d’autres professionnels, il faudra opérer un véritable changement dans la façon dont les cliniques médicales sont gérées. Le parti propose de revenir à un modèle antérieur, adapté aux réalités du XXIe siècle, en créant des « équipes d’accès aux soins de santé », chacune composée d’au moins une infirmière praticienne spécialisée (IPS), et en réévaluant le ratio médecins-soignants afin de s’assurer qu’il réponde mieux aux réalités locales et aux objectifs interdisciplinaires.
– Afin de garantir la réalisation des objectifs de travail d’équipe, chaque équipe d’accès aux soins se verra confier une responsabilité territoriale et devra collaborer au besoin pour répartir la charge de travail de manière à éliminer la liste d’attente de sa région. De plus, des cibles progressives seront établies pour éliminer les listes d’attente dans chaque région.
– Des incitatifs financiers seront accordés aux équipes qui dépasseront les objectifs fixés, en fonction du nombre de patients inscrits et de la liste d’attente régionale pour l’accès à un médecin de famille. Ces incitatifs pourraient servir à mettre sur pied des projets pilotes ou à acquérir de nouveaux équipements technologiques, par exemple, afin de soutenir l’innovation locale, et non à rémunérer les professionnels de la santé.
– Il est également nécessaire d’adapter les modalités de financement des équipes pour favoriser le travail interdisciplinaire, c’est-à-dire que des professionnels aux compétences variées se partagent les tâches en fonction de leurs compétences particulières. Cela ne signifie pas un ensemble de professionnels travaillant de manière indépendante dans le même cabinet. Et encore moins des médecins qui délèguent à d’autres professionnels les tâches qu’ils ne souhaitent pas accomplir.
– Le parti estime également qu’il est nécessaire d’entreprendre une véritable réflexion avec les fédérations médicales afin d’évaluer le travail des médecins de famille dans le cadre des activités hospitalières, notamment les activités médicales spécifiques (AMS). Au Québec, leur participation est encore plus importante qu’ailleurs; il est donc légitime de s’interroger sur la pertinence qu’ils consacrent autant de temps à ces activités alors que l’on souhaite promouvoir de meilleurs soins.
– Il est également nécessaire d’assurer une répartition plus équitable des médecins de famille sur l’ensemble du territoire.
– Sur les 400 équipes d’accès aux soins prévues au Québec, le parti propose que 100 soient des supercliniques ouvertes 7 jours par semaine, 12 heures par jour. Grâce à leurs heures d’ouverture prolongées, les supercliniques constituent un moyen intéressant de détourner les patients des salles d’urgence.
– Afin de faciliter les échanges entre les patients et l’équipe de professionnels qui les prennent en charge, le parti préconise la création d’une plateforme permettant aux patients d’interagir avec les professionnels de leur équipe d’accès aux soins et d’accéder à d’autres renseignements sur les soins de santé.
Soins spécialisés
Le parti affirme (dans son programme électoral de 2022) que, alors qu’un nombre important de Québécois sont confrontés à de graves problèmes de santé, les listes d’attente ont explosé au cours des trois dernières années. Pour réduire les risques pour les patients, il faut tout réorganiser. Le parti préconise un rattrapage complet, divisé en deux volets :
– une campagne intensive d’évaluations diagnostiques; par exemple, pour le cancer du côlon, du poumon et du col de l’utérus
– un rattrapage des interventions chirurgicales, notamment celles destinées aux patients atteints de cancer et en orthopédie.
Pour y parvenir, le parti préconise d’accroître la capacité du réseau de santé en investissant 6 G$ dans ses infrastructures, notamment en ajoutant 4 000 lits supplémentaires. Le Québec compte actuellement 1,8 lit par million d’habitants [tel que dans l’original]. Compte tenu des projets en cours, ces investissements permettront de revenir à un niveau comparable à celui du Canada et du reste du G7.
– L’ajout de lits est une solution à moyen terme. Pour accroître la capacité à court terme, le parti préconise de conclure des ententes avec le plus grand nombre possible de cliniques privées afin qu’elles puissent servir de solution de rechange pour accueillir les patients du réseau de santé. Ainsi, les patients pourraient être traités plus rapidement dans ces cliniques et sans frais.
– Le parti propose également d’améliorer la transparence concernant les données sur le cancer à l’aide du Registre du cancer, et s’engage à élaborer une véritable stratégie.
– Enfin, le parti préconise de faciliter le don de tissus et d’organes en instaurant une présomption de consentement après le décès.
– Afin de garantir la disponibilité d’une main-d’œuvre suffisante pour mettre en œuvre les mesures susmentionnées, le parti préconise :
>la fin des heures supplémentaires obligatoires;
>l’amélioration des conditions de travail des infirmières et infirmiers grâce à la mise en place de ratios personnel/patients plus sécuritaires;
>d’augmenter le nombre d’inscriptions aux programmes de formation en soins infirmiers et en médecine, en particulier dans les régions;
>de tripler le nombre de centres de soins de santé primaires (CSP) du réseau d’ici 2030;
>d’accélérer l’obtention du Certificat de sélection du Québec (CSQ) pour les travailleurs étrangers temporaires et les étudiants étrangers du Québec œuvrant dans le secteur de la santé et des services sociaux, et de s’efforcer d’accélérer la reconnaissance des diplômes étrangers;
>recruter dans d’autres provinces pour attirer du personnel qualifié, notamment par une offensive internationale coordonnée ciblant les secteurs d’emploi particulièrement en demande, à savoir les anesthésiologistes, les pharmaciens en établissement, les inhalothérapeutes et les infirmières et infirmiers;
Organisation du réseau de la santé et des services sociaux
Le parti affirme (programme électoral de 2022, consulté sur le site Web officiel en juillet 2026) qu’il n’existe pas de consensus clair quant à l’état du réseau provincial de santé et de services sociaux. Plutôt que de procéder à une nouvelle réorganisation majeure, il préconise de laisser au personnel de la santé et des services sociaux le temps de se stabiliser après plusieurs réorganisations antérieures. Il s’attacherait plutôt à apporter des ajustements aux aspects solides de l’organisation existante, afin de renforcer la responsabilisation locale. Cela permettrait, par exemple, de remédier aux problèmes causés par la centralisation.
– Premièrement, afin d’assurer une meilleure représentation des réalités des établissements, il faudrait exiger que chaque conseil régional compte des membres représentant chaque sous-territoire, ainsi qu’un patient parmi les membres indépendants. Les conseils d’administration devraient être tenus de tenir quatre réunions publiques par année, plutôt qu’une seule.
– Chaque établissement doit également être tenu de mettre en place des forums permanents de citoyens afin d’appuyer le conseil d’administration dans tous ses grands projets.
– Afin de dépolitiser le système de santé, la Direction nationale de la santé publique devrait être rendue totalement indépendante.
– Les composantes de terrain du système de santé, à savoir les CISSS, les CIUSSS et le Réseau universitaire de santé et de services sociaux, devraient disposer de plus de responsabilités et de latitude dans l’élaboration des parcours de soins et de l’organisation.
– Afin d’améliorer la gestion du réseau, le parti préconise l’achèvement de la transformation numérique.
– Afin d’éviter de revivre les défis rencontrés pendant la pandémie de la COVID-19, il préconise la mise sur pied d’une commission d’enquête publique sur la gestion de la pandémie.
Aînés
Le parti indique (programme électoral de 2022, consulté en juillet 2026 sur le site Web officiel) que depuis 2011, les personnes âgées de 65 ans et plus représentaient 16 % de la population. Ce chiffre a atteint 19 % en 2020 et devrait culminer à 26 % d’ici 2031. Nous devons nous préparer si nous voulons que les gens puissent vieillir dans la dignité.
Établissements de soins de longue durée (CHSLD)
Le parti affirme que le débat public porte principalement sur les aînés vivant dans des centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Cela est logique, car ce sont les aînés les plus vulnérables et ils méritent une attention particulière. Le parti s’engage à :
– garantir des ratios personnel-patients plus sécuritaires dans tous les CHSLD, notamment en tirant des leçons de l’expérience de la COVID-19;
– former deux fois plus de gériatres afin de mieux répondre aux besoins des aînés;
– de déployer des pharmaciens en établissement dans tous les CHSLD afin d’aider à prendre soin des aînés qui y résident et de s’assurer que leur médication est bien ajustée et sécuritaire.
Aider les aînés à rester chez eux
Le parti souligne que, bien qu’environ 35 000 aînés vivent dans des CHSLD, le Québec compte plus de 1,75 million de personnes âgées de 65 ans et plus. Les aînés actifs qui vivent chez eux méritent également notre attention et notre intérêt. Certains sont autonomes, tandis que d’autres ont des besoins plus importants. Mais pour une partie importante d’entre eux, le fait de conserver leur domicile avec un revenu fixe tout en faisant face à des besoins changeants représente un défi. Le parti affirme que le meilleur foyer pour les aînés est leur propre domicile. Il faut donc leur fournir davantage de ressources afin qu’ils puissent vieillir plus sereinement et chez eux. Pour y parvenir, le parti préconise :
• l’instauration d’une prestation pour aînés de 2 000 $ par année afin de soutenir chaque personne âgée de 70 ans et plus qui souhaite demeurer chez elle;
• la mise en place d’unités de soins intensifs à domicile dans toutes les régions du Québec, dotées des outils technologiques appropriés;
• un meilleur financement des organismes communautaires qui accompagnent les aînés à domicile.
Santé mentale
Le parti affirme (programme électoral de 2022, consulté en juillet 2026) qu’en tant que société, nous avons évité de parler ouvertement de santé mentale pendant bien trop longtemps. Les tabous ont pris le dessus et la santé mentale n’a pas reçu l’attention qu’elle méritait. Bien que plusieurs initiatives aient été mises en œuvre au cours des dernières années, il reste encore beaucoup à faire, surtout si l’on considère les 20 000 personnes qui attendent actuellement des soins en santé mentale.
– La pandémie de COVID-19 a contribué à accroître le stress psychologique et les problèmes de santé mentale de façon générale. On n’en connaîtra l’ampleur des répercussions que dans les années à venir, mais avec des listes d’attente qui s’allongent, le coût élevé des services privés et la pénurie de main-d’œuvre, nous nous trouvons à la croisée des chemins. Nous devons veiller à ce que le Québec ne soit pas confronté à une pandémie de santé mentale.
À cette fin, le parti préconise :
– la mise en place d’un programme public de psychothérapie pour garantir un accès universel;
– de veiller à ce que les intervenants des CLSC soient mieux en mesure de contribuer à l’élaboration de solutions en matière de soins de santé mentale;
– d’assurer un meilleur financement des organismes communautaires du secteur de la santé mentale;
– la mise en œuvre d’un plan d’intervention d’urgence par l’entremise des médias sociaux et traditionnels afin de promouvoir des mesures positives, la prévention et les divers services offerts.
Protection de la jeunesse
Le parti affirme (programme électoral de 2022, consulté en juillet 2026 sur le site Web officiel) qu’à ce jour, les recommandations exhaustives formulées en 2019 par la Commission spéciale sur les droits de l’enfant et la protection de la jeunesse – composée de députés de tous les partis représentés à l’Assemblée nationale – concernant le droit des Autochtones à un accès équitable aux services sociaux, n’ont toujours pas été mises en œuvre. Il estime qu’elles devraient l’être.
Le parti s’engage, dès son arrivée au pouvoir, à présenter un calendrier de mise en œuvre des recommandations et à veiller à ce que les ressources nécessaires soient disponibles pour les mettre en œuvre, notamment en améliorant les conditions de travail du personnel chargé de la protection de la jeunesse.
Les jeunes et les modes de vie sains
Le parti affirme (Programme 2022) que, pendant la pandémie, de nombreux jeunes ont été coupés de leurs amis, de leurs activités et de leur école, ce qui a conduit bon nombre d’entre eux à perdre leur motivation et à s’isoler. La consommation d’antidépresseurs est en hausse : selon une étude récente, 48 % des jeunes âgés de 12 à 25 ans présentent actuellement des symptômes compatibles avec un trouble d’anxiété généralisée ou une dépression majeure.
– La prévalence de l’obésité a grimpé en flèche au cours des 30 dernières années. Des mesures préventives s’imposent pour améliorer la situation. Il faudrait encourager les jeunes à faire davantage d’activité physique.
Le parti préconise :
– la nomination d’un ministre des Sports et des Loisirs capable d’accorder à ce dossier toute l’attention qu’il mérite. Plus tôt les habitudes de vie saines sont intégrées au quotidien, plus elles ont de chances de perdurer toute la vie.
– d’encourager les jeunes à bouger et à pratiquer des sports pour le plaisir, notamment en visant à ce que tous les élèves du primaire fassent une heure d’activité physique par jour.
– comme les frais liés à la participation à ces activités peuvent être trop élevés pour les familles, le parti propose de revoir l’aide gouvernementale offerte. Il existe actuellement un crédit d’impôt, mais celui-ci ne s’applique qu’aux frais d’inscription aux activités et est plafonné à 500 $. Le parti préconise de doubler le montant du crédit d’impôt remboursable pour l’inscription à des activités physiques, artistiques, culturelles ou récréatives et de l’étendre à toutes les dépenses liées à la pratique de ces activités, par exemple l’achat d’équipement ou les frais d’inscription aux compétitions, afin que les parents puissent recevoir jusqu’à 1 000 $ par enfant. Il convient également de rappeler que les projets éducatifs spéciaux gratuits dans les écoles publiques encouragera la pratique des sports et des activités.
– collaborer avec diverses associations sportives et les municipalités afin de réduire les frais d’inscription aux activités sportives dans les quartiers défavorisés.
– mettre en œuvre un vaste projet d’infrastructures scolaires afin de doter toutes les écoles intéressées d’un gymnase.
– Pour soutenir les projets d’infrastructures sportives, lancer un nouvel appel de projets dans le cadre du programme d’aide financière aux infrastructures récréatives et sportives.
– Pour garantir une pratique sportive plus sécuritaire, mettre en place un registre des commotions cérébrales et interdire les bagarres dans les sports pour les moins de 18 ans.
Éducation et jeunes travailleurs
Éducation
Le parti affirme (programme électoral de 2022) que l’éducation est la richesse d’une population, un élément essentiel qui permet à chaque personne de réaliser pleinement son potentiel.
Afin de favoriser la persévérance scolaire et la réussite scolaire, notamment à la suite de la pandémie, le parti préconise :
– l’accès gratuit à un projet pédagogique spécifique dans les écoles publiques, par exemple une spécialisation particulière ou un programme combinant études et sport, jusqu’à concurrence de 5 000 $;
la pérennisation du programme de tutorat;
– l’instauration d’un crédit d’impôt sur le revenu pouvant aller jusqu’à 500 $ pour aider les familles à assumer les coûts liés à la réussite scolaire, par exemple pour couvrir les frais d’orthophonie ou de tutorat lorsque ces services ne sont pas offerts par l’école;
– la suppression des frais de garde pendant l’heure du dîner dans les écoles primaires publiques, avec une compensation pour les conseils scolaires et les centres de services scolaires;
-grâce à ces mesures, accroître les chances de réussite de tous les enfants tout en formant des citoyens mieux préparés à relever les défis actuels;
-rendre l’école publique véritablement publique, tout en permettant aux élèves et aux parents d’opter pour l’école privée.
Afin de garantir que les jeunes et le personnel scolaire de la province bénéficient des meilleurs environnements d’apprentissage possibles et de répondre ainsi aux enjeux importants liés à l’espace, à la qualité de l’environnement et à la modernisation, le parti préconise un vaste projet de modernisation des écoles primaires et secondaires de la province, comprenant notamment :
– l’ajout de 4 G$ aux investissements prévus dans nos infrastructures scolaires, afin d’accélérer la construction de nouvelles écoles pour mieux répondre aux demandes des secteurs en croissance, ainsi que pour des projets d’agrandissement dans les écoles qui ont des besoins urgents, dans le but de mieux adapter les environnements scolaires aux réalités tant de nos jeunes que du personnel.
– d’assurer la sécurité et la sûreté dans les écoles, en utilisant une partie des 4 milliards de dollars pour lancer une initiative globale d’amélioration de la qualité de l’air, comprenant l’établissement de normes plus claires et le suivi de leur mise en œuvre;
– d’augmenter le nombre d’enseignants, en facilitant l’accès aux maîtrises admissibles et en collaborant avec les centres de services scolaires et les conseils scolaires pour déterminer le nombre de professionnels dont ils ont besoin dans chaque catégorie.
Enseignement postsecondaire
Le parti affirme (dans son programme électoral de 2022) que le développement du réseau des cégeps et des universités a permis aux Québécois de s’épanouir et à l’économie d’évoluer grâce à l’innovation. Leur rôle est essentiel partout au Québec.
Afin d’élargir et d’équilibrer les bassins de main-d’œuvre dans toute la province, le parti préconise :
– la création de pôles d’enseignement supérieur dans les régions, notamment par la mise en place de programmes exclusifs à l’extérieur des grands centres;
– l’octroi d’une plus grande souplesse aux cégeps pour qu’ils puissent élaborer leur propre offre de cours afin d’attirer davantage d’étudiants, tout en conservant leur offre de formation préuniversitaire;
– la modernisation des infrastructures afin de se préparer à l’augmentation du nombre d’étudiants au cégep à l’avenir;
– de redonner aux étudiants la possibilité de choisir leur cégep, quelle que soit leur langue, et de veiller à ce que les mesures visant à améliorer la maîtrise du français chez les étudiants des cégeps anglophones n’entravent pas leur réussite;
– Mieux soutenir certaines catégories d’étudiants dans la poursuite de leurs études, en réexaminant le programme de bourses « Perspective » avec les intervenants des collèges et des universités, ainsi qu’avec les associations étudiantes, afin de trouver une formule suscitant un plus grand consensus.
– améliorer l’accès aux programmes de maîtrise et de doctorat, en augmentant le nombre de bourses offertes pour soutenir ces étudiants par l’entremise du Fonds de recherche du Québec.
Pour soutenir les universités, le parti préconise :
– de collaborer avec les recteurs pour trouver des solutions de financement, sans augmenter les frais de scolarité, en veillant tout particulièrement à faciliter la transition énergétique de leurs infrastructures.
– de soutenir les étudiantes en rendant gratuits les produits menstruels sur tous les campus de cégep et d’université.
Éducation religieuse
Selon un document d’orientation publié vers 2025 et consulté sur le site Web du parti en juillet 2026, un comité spécial du parti a recommandé ce qui suit :
1. le parti adopte les recommandations suivantes concernant le financement public de l’éducation religieuse :
-Les fonds publics ne devraient pas servir à enseigner la religion;
-Les écoles doivent respecter l’intégralité du programme d’études établi par le ministère de l’Éducation;
-Un dialogue doit être établi avec chaque établissement concerné.
2. que le parti exige que le gouvernement du Québec fournisse un portrait complet et détaillé de l’enseignement religieux dans toutes les écoles où cet enseignement est dispensé;
3. Que le Parti libéral du Québec exige que le gouvernement du Québec place sous surveillance toute école privée, subventionnée ou non, qui ne respecte pas pleinement le programme d’études établi par le ministère de l’Éducation, et que, d’ici la fin de l’année scolaire, si la situation n’est pas corrigée, le financement public de l’école soit suspendu…
Culture, arts et tourisme
Le site Web officiel du parti (consulté le 6 juillet 2026) indique que ses neuf valeurs fondamentales comprennent :
– Un sentiment d’appartenance au Québec, qui commence par l’identification à sa majorité francophone. Cela signifie accepter les aspirations de cette majorité, ainsi que son histoire, sa langue et sa culture, ses institutions, ses modes de vie et ses particularités. Le parti affirme qu’il reconnaît le caractère particulier que la majorité francophone confère à la société québécoise, et s’engage à toujours affirmer et défendre le caractère français du Québec. Avant tout, il s’engage à être un parti à prépondérance francophone claire, sans préjudice de l’égalité des droits de tous ses membres.
-La voie canadienne. Tout en adhérant au fédéralisme canadien, le Parti libéral du Québec a toujours soutenu que, en tant qu’expression principale de la réalité française au Canada, le Québec ne peut se limiter à être une simple province au sein de la fédération. Par la voix de tous ses dirigeants jusqu’à ce jour, il a affirmé que, outre son statut de province au sens juridique du terme, le Québec constitue une société distincte à bien des égards, notamment en raison de sa langue, de sa culture, de son système juridique, de ses institutions et de son mode de vie. Le Parti libéral du Québec est néanmoins convaincu que le maintien du lien fédéral canadien constitue l’option constitutionnelle la plus appropriée pour promouvoir les meilleurs intérêts du Québec et de ses partenaires.
Le parti précise en outre (programme électoral de 2022) que, compte tenu de ce qui précède, il continuera de formuler des demandes claires au gouvernement fédéral, notamment :
– de défendre vigoureusement les compétences du Québec au sein de la fédération;
– veiller à ce que le poids démographique du Québec au sein de la fédération soit maintenu, notamment en ce qui concerne le nombre de sièges à la Chambre des communes;
– d’adopter des mesures législatives pour encadrer les pouvoirs de dépense du gouvernement fédéral dans les domaines relevant de la compétence provinciale, notamment en prévoyant officiellement des droits de retrait assortis d’une compensation intégrale;
– exiger une augmentation des transferts fédéraux en matière de santé afin qu’ils représentent 35 % des dépenses de santé de la province et qu’aucune condition ne soit imposée à ces transferts;
– obtenir le contrôle total du Programme des travailleurs étrangers temporaires;
– obtenir la compensation due au Québec à la suite du soutien fédéral accordé au projet des chutes Muskratt, qui constitue une concurrence déloyale envers Hydro-Québec;
– poursuivre le travail entrepris par Robert Bourassa en matière de souveraineté culturelle et récupérer la pleine compétence en matière de culture.
Protection des droits individuels
Le parti affirme (programme électoral de 2022) qu’« il est primordial » de veiller à ce que les mesures gouvernementales n’entraînent pas de restrictions injustifiées aux libertés individuelles. Pour être acceptable, toute limitation des libertés individuelles doit être justifiée par un bien commun établi de manière concluante.
– sur cette base, il estime que le projet de loi 21 du gouvernement sur la laïcité de l’État va trop loin, notamment en ce qui concerne l’interdiction des symboles religieux pour les enseignants, et préconise (a) d’annuler cette interdiction et (b) de ne pas renouveler la clause dérogatoire de la loi.
– Elle s’oppose à l’application de la clause dérogatoire sans lignes directrices claires.
La langue française
La langue française est au cœur même de l’identité québécoise, le point de ralliement autour duquel les Québécois peuvent se rassembler pour maintenir une société juste, prospère et inclusive. La protection de cette langue, qui n’est parlée que par 2 % des habitants de l’Amérique du Nord, exige une vigilance constante. Cette vigilance ne signifie toutefois pas que nous renions les droits de la communauté anglophone. Celle-ci a des droits et nous défendons sans réserve ses institutions.
– À cette fin, il défend le droit des anglophones de conserver la structure des conseils scolaires, et continuera de le faire. Il s’oppose également aux réformes de la Charte de la langue française, le projet de loi 96, qui allait trop loin pour être considéré comme constructif. Elle privilégie une approche plus équilibrée qui permettra également améliorer la qualité de la langue française, comme en témoignent les 27 propositions présentées par le parti au printemps 2021.
Dans un souci d’équilibre et d’inclusion, le parti préconise :
– le rétablissement du droit des étudiants de fréquenter le cégep de leur choix;
– le rétablissement du droit de la magistrature de nommer les juges en fonction de ses besoins;
– de dissiper les inquiétudes concernant l’accès aux soins de santé et aux services sociaux;
– de veiller à ce que toutes les évaluations des projets d’infrastructure dans les réseaux de la santé et de l’éducation soient prises en compte en fonction des besoins réels, plutôt qu’en fonction de la langue;
– l’évaluation du fardeau administratif imposé aux entreprises par le projet de loi 96;
– éliminer le délai de six mois imposé aux immigrants pour communiquer avec l’État en français;
– supprimer la clause dérogatoire qui a été imposée sans lignes directrices dans le projet de loi 96;
Protection des minorités
Le parti affirme (programme électoral de 2022) que les objectifs provinciaux doivent inclure l’égalité des chances pour tous. La responsabilité d’y parvenir incombe collectivement aux Québécois et nous invite à offrir aux minorités des protections adéquates.
– L’accumulation de cas de profilage racial chez les personnes d’origines ethnoculturelles diverses a conduit à une prise de conscience collective de la question du racisme systémique. Au Québec, les personnes d’origines ethnoculturelles diverses ainsi que les membres des Premières Nations sont victimes de comportements ou de processus comportant des préjugés discriminatoires ou raciaux, qu’ils soient de nature consciente ou inconsciente. Il est important que nous corrigions ces situations, en faisant preuve, en tant que société, de la maturité nécessaire pour les reconnaître ouvertement et proposer des solutions.
– Elle prône également la protection et la promotion des droits de la communauté LGBTQ+ et poursuivra ses efforts de sensibilisation auprès de la population tout en soutenant les initiatives des organismes qui œuvrent sur le terrain.
Reconnaissance des communautés autochtones
Le parti se souvient (programme électoral de 2022) des événements tragiques qui ont mené au décès de Joyce Echaquan à l’Hôpital de Joliette, de la découverte de fosses communes liées aux pensionnats autochtones, ou encore des décès de plusieurs Autochtones sans-abri au cœur du centre-ville de Montréal lors de vagues de froid. Les solutions exigeront une véritable volonté politique.
– Il faut d’abord reconnaître que les communautés autochtones sont les mieux placées pour prendre des décisions pour elles-mêmes, qu’il s’agisse de la protection de la jeunesse, de la formation, du développement économique, de l’aménagement du territoire, etc. La reconnaissance d’un dialogue de nation à nation doit se traduire dans nos actions, notamment lorsqu’il s’agit d’adapter les services publics à leurs réalités.
– Plusieurs rapports ont proposé des solutions pour ouvrir la voie à la réconciliation, notamment ceux de la Commission Vien et le rapport fédéral sur l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.
Le parti préconise :
– de donner suite aux recommandations concernant le gouvernement du Québec, par exemple la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, et de lancer une enquête publique sur la question des pensionnats. Les familles ont le droit de savoir exactement ce qui s’est passé et pourquoi.
Culture et communications
Le parti affirme (programme électoral de 2022) que la culture est essentielle à l’affirmation de l’identité des Québécois. À la suite de la pandémie, le moral est au plus bas et le secteur des arts de la scène a eu besoin d’un soutien supplémentaire. Mais ce secteur a besoin de bien plus que de l’argent. Il doit être pris en considération et véritablement entendu afin que la culture puisse retrouver la place qu’elle occupait autrefois dans la vie des Québécois, et que la créativité et l’inventivité du Québec puissent être mises en valeur partout dans le monde.
– À cette fin, le parti préconise la tenue d’États généraux des arts vivants qui porteront sur le théâtre, la musique, la danse, le théâtre pour enfants, les établissements d’enseignement supérieur (École supérieure de danse, conservatoires, etc.), ainsi que des audiences publiques pour faire le point sur les besoins et les perspectives d’avenir.
– Bon nombre de solutions sont déjà connues. Par exemple, en tant qu’élément central de la nouvelle politique culturelle « Partout la culture », la révision des lois sur le statut de l’artiste est essentielle. Elle permettra de mener à bien la modernisation des lois sur le statut de l’artiste, non seulement sur le plan législatif, mais aussi sur le plan de la mise en œuvre. Cela inclurait l’élargissement du champ d’application de deux lois adoptées à la fin des années 1980, afin de garantir un milieu de travail sain et sécuritaire aux créateurs, de lutter contre le harcèlement et d’aider les artistes autonomes à améliorer leurs conditions socio-économiques. Un fonds destiné à soutenir ces efforts comprendrait une taxe temporaire de 3 % sur les revenus des géants du numérique dont le chiffre d’affaires mondial dépasse 1 G$ et qui ne déclarent pas de revenus au Québec, jusqu’à ce que l’Organisation de la coopération et de la développement économiques (OCDE) adopte des mesures fiscales universelles cohérentes.
– Afin de protéger et de mettre en valeur la culture québécoise, le parti préconise la promotion du patrimoine québécois, notamment la préservation des bâtiments patrimoniaux menacés, en rendant la conservation plus rentable que la démolition. Cela inclura l’octroi d’un allègement fiscal foncier de 10 ans, sous forme de compensation versée aux municipalités, à tout propriétaire ou acheteur d’un bâtiment patrimonial inoccupé qui le restaure pour y habiter ou le louer à des fins résidentielles ou commerciales.
The party’s official website (accessed 6 July 2026) that party’s nine principle values include:
-Economic Development. The party states that it has always been committed to promoting both economic and social development in Quebec. Because it creates the wealth on which a society must rely to finance its social development, economic development has been a major preoccupation for every Liberal government of the modern era.
Role of and Support for Families
The party’s most recent comprehensive policy statement (platform dated 2022, accessed on the party’s official website July 2026) states that supporting families is about accompanying them in all facets of their daily lives, which includes finances, as well as the services that are available to them. During this post-pandemic period, marked by a significant increase in the cost of living, Quebec needs a government that is there for families in an effective and humane manner.
Cost of Living
The party states (2022 platform) that inflation is on the rise throughout the world, including in Canada. Quebec is experiencing a rate of 5.4% as of April 2022.
-there is no miracle cure to fight inflation.
-the party believes that the State has a duty to help Quebecers face the challenge. As a means of supporting the population during an inflationary period, the State can take quick action on the cost of the services that it charges to the population, the taxes it imposes and the income taxes it levies. In such circumstances, effective action is needed to have the greatest possible impact for families.
To that end, the party advocates:
-lower income taxes for the middle class. In the interest of fairness, this income tax reduction will be accompanied by a tax increase for the very wealthy ;
-freezing electricity rates while implementing an independent rate-setting mechanism rather than linking rates to inflation as the current government has done ;
-ending sales tax (QST) on electricity, until the new rate setting mechanism has been implemented ;
-removing QST on all basic necessity products, for example toothbrushes, toothpaste, bodywash, shampoo, over-the-counter medications.
Moreover, the party states, in an inflationary period, it is of the utmost importance to support the most vulnerable among us. To that end it advocates introduction of an anti-inflation benefit. We will also work to ensure increased and more predictable support for community organizations.
Family Housing
The party states (2022 platform) that the current, unprecedented housing crisis is affecting all of Quebec’s regions. Vacancy rates are at record lows. Families are struggling to find an apartment. Social housing availability is not able to keep up with demand.
-single family home prices are peaking with a median price of $415,000 in April 2022.
-a housing strategy that addresses all facets is needed: access to property, access for affordable housing and access to social housing. There needs to be a balance of measures that supports people and stimulates increased supply.
As part of its housing strategy, the party advocates promoting access to property by:
-eliminating the welcome tax on the purchase of a first property, while fully compensating the municipalities ;
-enhancing the Home Buyers’ Plan (HBP) by increasing the eligible amount to $50,000 and by providing more flexibility to allow it to be used more easily for the purchase of a second property or for major renovations such as conversion to a bi-generational home and by allowing parents to contribute ;
-regulating house flipping to limit overpricing on renovated properties.
-granting municipalities a first right of refusal ;
-taxing vacant properties that are owned by non-residents so that they return to the rental market ;
-allowing municipalities with fewer than 100,000 residents to offer financial incentives for the construction of affordable housing and homes ;
-identifying State-owned lands that could be used to create affordable housing and working with the Société d’Habitation du Québec and the municipalities in question to support projects’ development ;
-supporting decontamination of lands that can be used for building affordable housing ;
-promoting the conversion of office spaces vacated through the hybrid working model into affordable housing ;
-requiring more transparency from property owners regarding the cost of the previous lease when they advertise for a rental unit ;
-modernizing the Accès-Logis Program to include a regional dimension for student housing, for private seniors’ homes and housing for the homeless ;
-involving municipalities further upstream when regional public infrastructure projects are developed, in order to better anticipate the housing needs that ensue.
-increase the supply of social housing by deploying an enhanced year investment plan to build 50,000 new units.
Child Care
The party states (2022 platform) that Quebec’s child care services network has proven its worth over time, among others by allowing thousands of parents, particularly women, to reintegrate the workforce after having children. Despite all that, families still have difficulties finding a space, especially in a subsidized environment.
-the situation has deteriorated since 2018. Quebec has now reached a new record with close to 52,000 children waiting for a place, that’s 10,000 more than there were in 2018. On the whole, given the closure of child care spaces, there have not been significant increases to the overall number of places over the past 4 years.
-there is an anxious family behind each child waiting for a space. There are parents who cannot return to the workforce. That is why all children in Quebec should have access to child care services, regardless of their region or their parents’ incomes. We would never allow a 6-year-old child to be on a waiting list to attend school, so the same principle should apply to child care services.
-to ensure that access to child care services is an unconditional right, the government must make an obligation of providing child care spaces and do everything in its power to fulfill that obligation.
To that end, the party advocates:
-completing the child-care network over a 5-year period so that children on wait lists all have a space, including through prioritizing nursery spaces (0-18 months) and workplace childcare.
-ensuring that parents’ revenues are not an obstacle to access, by converting non-subsidized spaces into subsidized ones, so that all Quebec parents will ultimately pay the same $8.70 daily fee, which will be indexable on an annual basis.
-because it will take time to implement this plan, the party proposes extending parental leave for an additional 6-month period for parents who are looking for a space in child care but are not able to find one.
Health Care
The party’s most recent comprehensive policy statement (platform dated 2022, accessed on the party’s official website July 2026) states that everyone wants to live healthy lives and age well, because being in good health allows us to really enjoy life.
-the provincial health and social services system isn’t perfect. Government should do all that it can to provide the population with the care and services to which they are entitled. With more than half of provincial spending budget dedicated to health care, it makes sense that public expectations are high.
Primary Care
The party states (2022 platform) that one of the most common criticisms of the Quebec health care system is the difficulty to access care for minor health concerns – what is called primary care. Approximately 1 million people are looking for a family physician. Access to a walk-in clinic now requires an appointment. A third of superclinics, which are open 12 hours a day, 7 days a week, have referred their services elsewhere. The CAQ government is no longer aiming to provide the population with a family doctor and is betting on a telephone system which, in reality, is a walk-in service. In short, families are too often forced to turn to hospital emergency rooms – while average emergency room wait times have increased by more than 3 hours since 2018.
-with an aging population and an increase in the prevalence of chronic illnesses, we find ourselves at a turning point. What is needed is a viable system of family physicians supported by other health care professionals who are members of a global team. The science is clear : a person’s overall care is an important key to preventing health issues and recovering effectively from them.
To address the above issues, the party advocates making family physicians available to all Quebecers who want one. Receiving global care throughout one’s life helps to prevent illnesses and also avoids hospitalizations, benefitting both patients and the system.
-to achieve this while making proper use of the skills of other professionals will require a real shift in the way that medical clinics are managed. The party proposes returning to an earlier model, adapted to 21st-century realities, calling the result Healthcare Access Teams, each comprising at least one specialized nurse practitioner (SNP) , and reviewing the physician-caregiver ratio to make sure that they respond better to local realities and interdisciplinary objectives.
-to ensure that teamwork goals are met, each Healthcare Access Team will be given a territorial responsibility and will have to work together as required to distribute the work in order to eliminate their region’s wait list. Moreover progressive targets will be set to eliminate wait lists in each region.
-financial incentives will be provided to teams that exceed the set objectives based on the number of patients enrolled and their regional platform wait list for access to a family physician. These incentives could be used to establish pilot projects or purchase new technological materials, for example., to support local innovation, not medical remuneration.
-it is also necessary to adapt Teams’ funding methods to require interdisciplinary work, meaning that professionals with diverse skills who share tasks according to their particular skill sets. It does not mean an array of professionals who work independently in the same office. It is even less so physicians who delegate work they don’t want to do to other professionals.
-the party also believes it is necessary to undertake a real reflection with the medical federations to assess the work of family physicians within hospital activities, namely specific medical activities (AMPs). In Quebec, their participation is even more important than it is elsewhere, so it’s legitimate to question the relevance of them spending so much time on these activities when we want to promote better care.
-it is also necessary ensure a fairer distribution of family physicians throughout the territory.
-of 400 planned Healthcare Access Teams in Quebec, the party proposes that 100 be superclinics open 7 days a week, 12 hours a day. With their extended hours, superclinics represent an interesting means of deviating patients from emergency rooms.
-to facilitate exchanges between patients and the team of professionals that care for them, the party advocates creation of to allow patients to interact with the professionals from their Healthcare Access Teams and also access other health care information.
Specialized Care
The party states (2022 platform) that while a significant number of Quebecers have significant health concerns, waiting lists have exploded in the last 3 years. To decrease the risks to patients, everything must be realigned. The party advocates a comprehensive catch-up, divided into two parts :
-a blitz of diagnostic evaluations ; for example, colon, lung and cervical cancer
-catching up on surgeries, particularly those for cancer patients and in orthopedics.
To achieve this the party advocates increasing the health care network’s capacity by adding $6B of investments in the network’s infrastructures, including 4,000 additional beds. Quebec currently has 1.8 beds for each bed for million residents [so in original]. Given the projects currently underway, these investments will allow us to return to a level that is comparable to Canada and the rest of the G7.
-adding beds is a medium-term solution. To increase short-term capacity the party advocates entering into agreements with as many private clinics as possible so that they can serve as alternate means of taking on patients from the health care network. That way, patients could be treated in these clinics more quickly and free of charge.
-the party also proposes to improve transparency concerning cancer data using the Cancer Registry, and undertakes to develop a real strategy.
-finally, the party advocates facilitating tissue and organ donation by introducing a presumption of consent after death.
-to ensure the availability of a workforce adequate to handle the above, the party advocates:
>ending mandatory overtime ;
>improving work conditions for nurses by implementing safer staff/patient ratios ;
>increasing the number of registrations in nursing and medicine, especially in the regions ;
>tripling the number of SNPs in the network by 2030 ;
>accelerating obtaining Quebec’s Certificats de Sélection (CSQ) for Quebec’s temporary foreign workers and international students in the health and social services sector, and working to accelerate the recognition of foreign diplomas;
>recruiting in other provinces to attract trained staff, including a coordinated international offensive for particularly in-demand employment sectors, namely anesthesiologists, institutional pharmacists, respiratory therapists and nurses.
Organizing the Health and Social Services Network
The party states (2022 platform, accessed on official website July 2026) that there is no clear consensus on the state of the provincial health and social services network. Rather than a further major reorganization, it advocates giving the health and social services staff a chance to settle down following a number of prior re-organizations. It would focus instead on making adjustments to the solid aspects of the existing organization, to generate more local accountability. This would help, for example ,with issues caused by centralization.
-first, to ensure a better representation of the establishments’ realities, it should be required that each regional board should have members representing each sub-territory, as well as a patient as one of the independent members. Boards of directors should be required to hold 4 public meetings per year, rather than one.
-each establishment must also be required to have Permanent Citizen Forums to support the board of administration in all of its major projects.
-in order to depoliticize the health care system the National Public Health Directorate should be made completely independent.
-in-the-field parts of the health care system, namely the CISSS, CIUSSS and the University Health and Social Services network should have more responsibilities and latitude in the development of care trajectories and organization.
-to improve network management, the party advocates completion of the digital transformation.
-to avoid reliving challenges faced during the COVID-19 pandemic, it advocates a public inquiry commission on the management of the pandemic.
Seniors
The party states (2022 platform, accessed July 2026 on official website) that since 2011, those 65 and up represented 16% of the population. That number reached 19% in 2020 and is expected to peak at 26% by 2031. We must prepare ourselves if we want people to be able to age with dignity.
Long-term healthcare facilities (CHSLDs)
The party states that public debate is focused on seniors living in long-term health-care facilities (CHSLDs). That makes sense as those are the most vulnerable seniors and they deserve special attention. The party is committed to:
-ensuring safer staff-patient ratios in all CHSLDs, particularly based on COVID-19 experience ;
-training twice as many geriatricians to better meet seniors’ needs ;
-deploying institutional pharmacists in all CHSLDs to help take care of the seniors who reside there and ensure that their medication is well adjusted and safe.
Helping seniors stay in their homes
The party states that while some 35,000 seniors live in CHSLDs, Quebec has over 1.75 million people aged 65 and up. Active seniors who are living at home are worthy of our time and interest too. Some are active and others have more extensive needs. But for a significant portion, maintaining their homes on a fixed revenue while facing evolving needs presents a challenge. The party states that the best seniors’ home is their own home. They must therefore be provided with more resources so that they can grow older more gracefully and in their own home. To achieve this, the party advocates :
-introduction of a seniors’ benefit of $2,000 per year to support each person aged 70 and up who wants to remain in their own home ;
-deploying home intensive care units in all of Quebec’s regions, with the appropriate technological tools ;
-providing better funding for community organizations who work with seniors in their own homes.
Mental Health
The party states (platform 2022, accessed July 2026) that as a society we have avoided talking openly about mental health for far too long. Taboos took over and mental health didn’t get the attention it deserved. Despite several initiatives having been undertaken in the past few years, there is still much work to be done, especially considering the 20,000 people currently waiting for mental health care.
-the COVID-19 pandemic contributed to increasing psychological stress and mental health issues by and large. The full impacts will only be learned in years to come, but with growing waiting lists, the high cost of private services and workforce shortages, we find ourselves at a crossroads. We need to make sure that Quebec does not face a mental health pandemic.
To that end, the party advocates:
-establishing a public psychotherapy program to ensure universal access ;
-ensuring that CLSC workers are better able to contribute to the development of mental health care solutions ;
-ensuring better funding for community organizations in the mental health care sector ;
-undertaking an emergency outreach plan through social and traditional media to promote positive measures, prevention and the various available services.
Youth Protection
The party states (2022 platform, accessed July 2026 on official website) that to this day the comprehensive recommendations given in 2019 by the Special Commission on Children’s Rights and Youth Protection, which was composed of MNAs from all parties represented at the National Assembly, concerning the rights of Indigenous people to equitable access to social services, have yet to be implemented. It believes that they should be.
The party undertakes, upon taking power, to table a calendar for implementing the recommendations and ensuring that the necessary resources are available to fulfill them, including improving working conditions for youth protection staff.
Young People and Healthy Living
The party states (2022 Platform) that during the pandemic many young people were cut off from their friends, activities and schools, with the result that many of them lost motivation and became isolated. Use of antidepressants is on the rise: according to a recent study, 48% of young people between the ages of 12 and 25 are currently reporting symptoms compatible with generalized anxiety disorder or major depression.
-the prevalence of obesity has skyrocketed in the past 30 years. Preventive action is needed to improve the outcome. The should be encouraged to move more.
The party advocates:
-appointing a Minister of Sports and Recreation who is be able to give it all the attention it deserves. The earlier healthy lifestyle habits are integrated into daily lives, the more likely it is that those habits will last a lifetime.
-encouraging young people to move and play sports for fun, including aiming for all elementary school students to move for 1 hour each day.
-because fees associated with participating in these activities can be too much for families, the party proposes to review the government assistance that is made available. There is currently an income tax credit, but it only applies to registering for activities and is capped at $500. It advocates doubling the amount of the refundable tax credit for registration for physical, artistic, cultural or recreational activities and extending it to all expenses related to practising activities, for example equipment purchases or competition fees so that parents can receive up to $1000 per child. It should also be recalled that the free special educational projects in public schools will encourage the practice of sports and activities.
-working with various sports associations and municipalities to decrease sporting activities’ registration costs in underprivileged areas.
-implementing a major school infrastructure project to provide all interested schools with a gymnasium.
-to support sports infrastructure projects, opening a new call for projects within the Financial assistance for recreational and sports infrastructures.
-to ensure that practising sports becomes safer, introduction of a concussion registry and prohibiting fighting in sports for those 18 and under.
Education & Young Workers
Education
The party states (2022 platform) that education is the wealth of a population, an essential element that allows each person to develop to their full potential.
In order to foster student retention and academic success, particularly following the pandemic, the party advocates:
-free access to a specific pedagogical project in public schools, for example a particular concentration or sports-study program, up to a maximum of $5000;
making the tutoring program permanent;
-introducing an income tax credit of up to $500 to help families cover costs associated with academic success, for example to cover speech therapy or tutoring fees when such services are not offered by the school;
-abolishing lunch-time child care costs in public elementary schools, with compensation for school boards and school service centres.
-through such measures, increasing all children’s chance of success while forming citizens who are better prepared to face current challenges.
-making public school truly public, while allowing students and parents to opt for private school.
To ensure that provincial young people and school staff are in the best possible learning environments and thereby address important issues of space, environmental quality and modernization, the party advocates a major undertaking to upgrade provincial primary and secondary schools, including:
-adding $4B to the planned investments in our school infrastructures, to hasten the construction of new schools to better meet the demands of growing sectors, as well as for expansion projects in schools that have urgent needs in order to better adapt school environments to the realities of both our young people and the staff.
-to ensure safety and security in schools, using a portion of the $4B to launch a comprehensive air quality improvement initiative, including establishment of clearer standards and implementation monitoring.
-to increase the number of teachers, facilitating access to qualifying masters’ degrees and working with school service centres and school boards to establish the number of professionals they need in each category.
Post-Secondary Education
The party states (2022 platform) that development of the CEGEP and University network has allowed Quebecers to develop and the economy to evolve through innovation. Their role is essential throughout Quebec.
In order to expand and balance labour pools throughout the province, the party advocates:
-development of higher education clusters in the regions, including through the development of exclusive programs outside of major centres.
-providing CEGEPs with additional flexibility to develop their own course offerings so that they can attract more students, while maintaining their pre-university training offer.
-to prepare for increased numbers of CEGEP students in future, upgrading infrastructure.
-giving students back the possibility for choosing their CEGEP, regardless of their language, and ensuring that measures aimed at improving knowledge of French among students in English-language CEGEPs do not hinder their success.
-to better support certain categories of students in the pursuit of their studies, reviewing the Perspective bursary program with college and university stakeholders, as well as with student associations to find a formula that generates more consensus.
-to improve access to masters and doctoral programs, increasing the number of bursaries available to support such students through the Fonds de recherche du Québec.
To support universities, the party advocates:
-working with rectors to find funding solutions, without increasing student tuition fees, with particular concern for helping ensure the energy transition transformation of their infrastructures.
-to support female students, making menstrual products free on all CEGEP and university campuses.
Religious Education
According to a policy paper published in or about 2025 and accessed on the party’s website in July 2026, a special party committee has advised that:
1. the party adopt the following recommendations concerning public funding of religious education:
>Public money should not be used to teach religion;
>Schools must respect the entirety of the curriculum set by the Ministry of Education;
>There must be a dialogue with each institution involved.
2. the party demand that the Government of Quebec provide a complete and detailed portrait of religious education in all schools where such teaching occurs.
3. that the Quebec Liberal Party demand that the Government of Quebec place any private school, subsidized or non-subsidized, that does not fully respect the curriculum set by the Ministry of Education under supervision, and that by the end of the academic year, if the situation is not corrected, the school’s public funding be suspended…
Culture, Arts & Tourism
The party’s official website (accessed 6 July 2026) that its nine principle values include:
-A Sense of Belonging to Quebec, which begins with identifying with its French-speaking majority. This means accepting the aspirations of this majority, as well as its history, language and culture, institutions, lifestyles and particularities. The party states that it recognizes the special character that the French-speaking majority confers on Quebec society, and is committed to always asserting and defending the French character of Quebec. Above all, it is committed to being a party with a clear French-speaking preponderance, without prejudice to the equal rights of all its members.
-The Canadian Way. While adhering to Canadian federalism, the states that it has always maintained that, as the principal expression of the French fact in Canada, Quebec cannot be simply another province within the federation. Through all its leaders to date, it has maintained that, in addition to being a province in the legal sense of the term, Quebec forms a distinct society in many respects, notably because of its language, culture, legal system, institutions and way of life. The Quebec Liberal Party is nevertheless convinced that maintaining the Canadian federal link is the most appropriate constitutional option to promote the best interests of Quebec and its partners.
The party further states (2022 platform) that the above in mind, it will continue to make clear demands to the federal government, including:
-vigorously defending Quebec’s jurisdictions within the federation;
-ensuring that Quebec’s demographic weight within the federation is maintained, particularly with regards to the number of seats in the House of Commons;
-legislating to frame the federal government’s spending powers in areas of provincial jurisdiction, including formally providing for withdrawal rights with full compensation;
-requiring increased federal health transfers so that they represent 35% of the province’s health expenses and so that no conditions are imposed on these transfers;
-obtaining full control over the Temporary Foreign Worker Program;
-receiving compensation owed to Quebec to follow up on federal support for the Muskratt Falls project which constitutes unfair competition to Hydro-Québec;
-building on the work undertaken by Robert Bourassa in terms of cultural sovereignty and repatriating complete jurisdiction over culture.
Protection of Individual Rights
The party states (2022 platform) that “it is primordial” to ensure that government actions do not generate unjustified restrictions on individual freedoms. In order to be acceptable, any limitation of individual freedoms must be justified by a conclusively established greater good.
-on that basis it believes that the government’s Bill 21 on the laicity of the State is too far-reaching, particularly in terms of its prohibition of religious symbols for teachers, and advocates (a) reversing the prohibition and (b) not renewing the law’s notwithstanding clause.
-it opposes application of the notwithstanding clause without clear guidelines.
French Language
The French language is at the very heart of the Quebec identity, the focal point around which Quebecers can come together to maintain a just, prosperous and inclusive society. Protection of the language, which is only spoken by 2% of North America’s inhabitants, calls for vigilance. That vigilance does not, however, mean disavowing the rights of the English-speaking community. It has rights and we wholeheartedly defend their institutions.
-to that end it defends the right of anglophones to maintain the structure of school boards, and will continue to do so. It is also opposed to the reforms to the Charter of the French Language, Bill 96, which was too far-reaching to be considered constructive. It favours a more balanced approach that will also improve the quality of the French language, as demonstrated in the 27 proposals that advanced by the party in the spring of 2021.
With a goal of balance and inclusion, the party advocates:
-reinstating the right of students to attend the CEGEP of their choice;
-reinstating the right of the magistrature back the right to appoint judges according to their needs;
-dispelling concerns about access to health care and social services ;
-ensuring that all infrastructure project assessments in the health and education networks are considered in accordance with real needs, rather than according to language ;
-evaluating the administrative burden imposed on businesses by Bill 96 ;
-eliminating the 6-month delay imposed on immigrants for communicating with the State in French ;
-removing the notwithstanding clause that has been imposed without guidelines in Bill 96.
Protection of Minorities
The party states (2022 platform) that provincial objectives must include equality of opportunity for all. The responsibility for achieving that falls to Quebecers collectively and calls on us to offer minorities adequate protections.
-accumulation of racial profiling cases among people of diverse ethnocultural origins has led to a collective consciousness about the issue of systemic racism. In Quebec people of diverse ethnocultural origins as well as First Nations People are subject to behaviours or processes which include discriminatory or racial bias, whether conscious or unconscious in nature. It is important that we correct these situations, by having the maturity, as a society, to recognize them openly and advance solutions.
-it also advocates protection and promotion of the rights of the LGBTQ+ community, and will continue awareness efforts within the population while supporting initiatives among organizations that work on the ground.
Recognition of Indigenous Communities
The party remembers (2022 platform) the tragic events that led to the death of Joyce Echaquan at the Joliette Hospital, the discovery of mass graves linked to indigenous residential schools, or the deaths of several homeless indigenous people in Montreal’s downtown core during cold snaps. Solutions will require genuine political will.
-it should first be recognized that Indigenous communities are in the best position to make decisions for themselves, whether that has to do with youth protection, training, economic development, land planning, etc. Recognition for nation-to-nation dialogue must be conveyed in our actions, especially when it comes to adapting public services to their realities.
-several reports have offered solutions to pave the way towards reconciliation, including those of the Vien Commission and the Federal Report on the National Inquiry into Missing and Murdered Indigenous Women and Girls.
The party advocates:
-following up on the recommendations related to the Government of Quebec, for example the implementation of the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples, and launching a public inquiry on the issue of residential schools. Families have the right to know exactly what occurred and why.
Culture & Communications
The party states (2022 platform) that culture is essential to affirming the identity of Quebecers. Following the pandemic, morale has been low and the living arts sector has needed additional support. But the sector needs so much more than money. It needs to be considered and truly heard so that culture can reclaim the place it once held in Quebecer’s lives, and so that Quebec’s creativity and inventiveness can be showcased throughout the world.
-to that end the party advocates holding estates general on the living arts which will focus on theatre, music, dance, children’s theatre, the top schools (École Supérieure de Danse, Conservatories, etc.), and public hearings to take stock of needs and future prospects.
-many of the solutions are already known. For example, as a central element of the new cultural policy “Partout la culture”, revising the laws on the status of the artist is essential. It will ensure that a modernization of the laws on the status of the artist is completed, not only in terms of legislation, also implementation. This would include broadening the scope of application of two laws which were adopted in the late 1980s, to ensure a healthy and safe work environment for creators, to fight harassment and to help self-employed artists improve their socio-economic conditions. A fund to support these efforts would include a temporary 3% tax on the revenues of digital giants whose global revenues exceed $1B and who do not declare revenues in Quebec, until the Organization for Economic Cooperation and Development (OECD) adopts coherent universal tax measures.
-to protect and showcasing Quebec culture, the party advocates promoting Quebecois heritage, including preservation of at-risk heritage buildings by making conservation more profitable than demolition. This will include offering a 10-year property tax break in the form of compensation to municipalities for any owner or purchaser of an unoccupied heritage building who restores the building to live there or rent it for residential or commercial purposes.