Enseignement de l’Église / Church Teaching
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Le rôle propre du gouvernement
Conformément à sa conception de la finalité de la vie humaine, l’Église enseigne que le rôle propre du gouvernement est de fournir un cadre juridique et économique dans lequel le bien commun peut s’épanouir, afin que les gens puissent accomplir leur mission : c’est-à-dire que les gens puissent utiliser la liberté que Dieu leur a donnée pour rechercher la vérité et ainsi revenir vers Lui.
Le bien commun correspond à l’instinct le plus noble de l’être humain, mais c’est un bien très difficile à atteindre, car il exige la capacité et l’effort constants de rechercher le bien d’autrui comme s’il s’agissait de son propre.
La responsabilité d’atteindre le bien commun, outre qu’elle incombe à chaque personne, incombe également à l’État, puisque le bien commun est la raison d’être de l’autorité politique. L’État, en effet, doit garantir la cohérence, l’unité et l’organisation de la société civile dont il est l’expression, afin que le bien commun puisse être réalisé grâce à la contribution de chaque citoyen. Ni l’individu, ni la famille, ni les groupes intermédiaires ne sont en mesure de parvenir par eux-mêmes à leur plein épanouissement, s de mener une vie véritablement humaine. D’où la nécessité d’institutions politiques, dont le but est de mettre à la disposition des personnes les biens matériels, culturels, moraux et spirituels nécessaires. Le but de la vie en société est en effet le bien commun, historiquement réalisable.
La démocratie
Une démocratie authentique n’est pas simplement le résultat du respect formel d’un ensemble de règles, mais le fruit d’une adhésion convaincue aux valeurs qui inspirent les procédures démocratiques : la dignité de chaque personne humaine, le respect des droits de la personne, l’engagement envers le bien commun en tant que finalité et critère directeur de la vie politique. S’il n’y a pas de consensus général sur ces valeurs, le sens le plus profond de la démocratie se perd et sa stabilité est compromise.
La doctrine sociale de l’Église considère le relativisme éthique, qui soutient qu’il n’existe aucun critère objectif ou universel d’ t permettant d’établir les fondements d’une hiérarchie correcte des valeurs, comme l’une des plus grandes menaces pour les démocraties contemporaines. – 407, Compendium de la doctrine sociale de l’Église
Les responsabilités de l’État comprennent :
– veiller à ce que tous les individus puissent réaliser pleinement leur potentiel, en maintenant un cadre capable de fournir tous les biens matériels, moraux et spirituels nécessaires au bien commun
– d’harmoniser les différents intérêts des secteurs de la société avec les exigences de la justice, notamment en conciliant la propriété privée des biens avec le bien commun
– d’organiser la société non seulement en fonction des désirs de la majorité, mais aussi en fonction du bien effectif de tous les membres de la communauté, y compris les minorités
– 168, Compendium de la doctrine sociale de l’Église
La gestion responsable des fonctions publiques
L’administration publique, à quelque niveau que ce soit — national, régional, communautaire —, doit être orientée vers le service des citoyens et agir en tant que gestionnaire des ressources du peuple, qu’elle doit administrer en vue du bien commun.
Les recettes fiscales et les dépenses publiques revêtent une importance économique cruciale pour toute communauté civile et politique. L’objectif à poursuivre est un financement public capable de devenir lui-même un instrument de développement et de solidarité. Un financement public juste, efficace et efficient aura des effets très positifs sur l’économie, car il favorisera la croissance de l’emploi, soutiendra les activités des entreprises et des organismes sans but lucratif, et contribuera à renforcer la crédibilité de l’État en tant que garant des régimes d’assurance sociale et de protection sociale, conçus avant tout pour protéger les membres les plus vulnérables de la société.
Les dépenses publiques sont orientées vers le bien commun lorsque certains principes fondamentaux sont respectés : le paiement des impôts en tant que devoir de solidarité; une application raisonnable et équitable de la fiscalité; la rigueur et l’intégrité dans la gestion et la répartition des ressources publiques.
Dans la redistribution des ressources, les dépenses publiques doivent respecter les principes de solidarité, d’égalité et de mise à profit des talents. Elles doivent également accorder une plus grande attention aux familles, en leur allouant des ressources suffisantes à cette fin. Dans un système démocratique, l’autorité politique est responsable devant le peuple. 355, 408, 412, Compendium de la doctrine sociale de l’Église
Réforme démocratique
Les instances représentatives doivent être soumises à un contrôle social efficace. Ce contrôle peut s’exercer avant tout par le biais d’élections libres qui permettent la sélection et le remplacement des représentants. L’obligation pour les élus de rendre compte de leur action — garantie par le respect des mandats électoraux — est un élément constitutif de la représentation démocratique.
Parmi les déformations du système démocratique, la corruption de l’ e politique est l’une des plus graves. S’il n’existe pas de vérité ultime pour guider et orienter l’action politique, les idées et les convictions peuvent alors facilement être manipulées à des fins de pouvoir. Une démocratie sans valeurs se transforme facilement en totalitarisme. – 406-412, Compendium de la doctrine sociale de l’Église
Coopération et respect entre les partis
Les partis politiques ont pour mission de favoriser une large participation et de rendre les responsabilités publiques accessibles à tous. Les partis politiques sont appelés à interpréter les aspirations de la société civile, en les orientant vers le bien commun… Une démocratie authentique n’est pas simplement le résultat du respect formel d’un ensemble de règles, mais le fruit d’une adhésion convaincue aux valeurs qui inspirent les procédures démocratiques : la dignité de chaque personne humaine, le respect des droits de la personne, l’engagement envers le bien commun en tant que finalité et critère directeur de la vie politique. S’il n’y a pas de consensus général sur ces valeurs, le sens le plus profond de la démocratie se perd et sa stabilité est compromise. – 407, 413, Compendium de la doctrine sociale de l’Église
Paix et bon ordre
Commerce
L’Église n’a cessé d’attirer l’attention sur les aberrations du système du commerce international qui, souvent, en raison de politiques protectionnistes, discrimine les produits provenant des pays les plus pauvres et entrave la croissance de l’ de l’activité industrielle dans ces pays ainsi que le transfert de technologie vers ceux-ci.
La détérioration continue des conditions d’échange des matières premières et l’élargissement du fossé entre pays riches et pays pauvres ont incité l’Église à souligner l’importance des critères éthiques qui devraient constituer le fondement des relations économiques internationales : la recherche du bien commun et la destination universelle des biens; l’équité dans les relations commerciales; et la prise en compte des droits et des besoins des pauvres dans les politiques relatives au commerce et à la coopération internationale.
Les déséquilibres économiques et sociaux dans le monde du travail doivent être corrigés en rétablissant une hiérarchie juste des valeurs et en plaçant la dignité humaine des travailleurs au-dessus de tout. – 370, 321, 364 Compendium de la doctrine sociale de l’Église
« L’ouverture au monde » est une expression qui a été détournée par le secteur économique et financier et qui est désormais utilisée exclusivement pour désigner l’ouverture aux intérêts étrangers ou la liberté des puissances économiques d’investir sans obstacles ni complications dans tous les pays. Les conflits locaux et le mépris du bien commun sont exploités par l’économie mondiale afin d’imposer un modèle culturel unique. Cette culture unifie le monde, mais divise les personnes et les nations, car « à mesure que la société se mondialise, elle fait de nous des voisins, mais ne fait pas de nous des frères ».
Nous sommes plus seuls que jamais dans un monde de plus en plus massifié qui favorise les intérêts individuels et affaiblit la dimension communautaire de la vie. En effet, il existe des marchés où les individus deviennent de simples consommateurs ou des spectateurs passifs. En règle générale, l’avancée de ce type de mondialisation renforce l’identité des plus puissants, qui peuvent se protéger, mais elle tend à affaiblir l’identité des régions les plus faibles et les plus pauvres, les rendant plus vulnérables et dépendantes. Ainsi, la vie politique devient de plus en plus fragile face aux puissances économiques transnationales qui opèrent selon le principe « diviser pour régner ».
Pape François, Fratelli tutti, 12
Justice pénale et sécurité publique
Afin de protéger le bien commun, l’autorité publique légitime doit exercer le droit et le devoir d’infliger des peines proportionnelles à la gravité des crimes commis. L’État a la double responsabilité de décourager les comportements préjudiciables aux droits de la personne et aux normes fondamentales de la vie civile, et de réparer, par le biais du système pénal, le désordre causé par l’activité criminelle…
La peine ne sert pas seulement à défendre l’ordre public et à garantir la sécurité des personnes; elle devient également un instrument de rééducation du délinquant. Il y a ici un double objectif. D’une part, favoriser la réinsertion de la personne condamnée dans la société; d’autre part, promouvoir une justice qui réconcilie, une justice capable de rétablir l’harmonie dans les relations sociales perturbées par l’acte criminel commis. – 402 Compendium de la doctrine sociale de l’Église
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The Proper Role of Government
In accordance with its understanding of the purpose of human life, the Church teaches that the proper role of government is to provide a legal and economic framework in which the common good can flourish, in order that the people may accomplish their mission: that is, so that the people may use the freedom God has given them to seek the truth and thereby return to Him.
The common good corresponds to the highest of human instincts, but it is a good that is very difficult to attain because it requires the constant ability and effort to seek the good of others as though it were one’s own good.
The responsibility for attaining the common good, besides falling to individual persons, belongs also to the State, since the common good is the reason that the political authority exists. The State, in fact, must guarantee the coherency, unity and organization of the civil society of which it is an expression, in order that the common good may be attained with the contribution of every citizen. The individual person, the family or intermediate groups are not able to achieve their full development by themselves for living a truly human life. Hence the necessity of political institutions, the purpose of which is to make available to persons the necessary material, cultural, moral and spiritual goods. The goal of life in society is in fact the historically attainable common good.
Democracy
An authentic democracy is not merely the result of a formal observation of a set of rules but is the fruit of a convinced acceptance of the values that inspire democratic procedures: the dignity of every human person, the respect of human rights, commitment to the common good as the purpose and guiding criterion for political life. If there is no general consensus on these values, the deepest meaning of democracy is lost and its stability is compromised.
The Church’s social doctrine sees ethical relativism, which maintains that there are no objective or universal criteria for establishing the foundations of a correct hierarchy of values, as one of the greatest threats to modern-day democracies. – 407, Compendium of the Social Doctrine of the Church
Responsibilities of the State include:
– ensuring that all individuals are enabled to achieve their full potential, by maintaining a framework capable of providing all the material, moral, and spiritual goods necessary for the common good
– harmonizing the different interests of sectors of society with the requirements of justice, including particularly the reconciliation of private ownership of goods with the common good
– ordering society not only in accordance with the desires of the majority, but the effective good of all the members of the community, including minorities
– 168, Compendium of the Social Doctrine of the Church
Stewardship of Office
Public administration at any level — national, regional, community — is to be oriented towards the service of citizens, serving as steward of the people’s resources, which it must administer with a view to the common good.
Tax revenues and public spending take on crucial economic importance for every civil and political community. The goal to be sought is public financing that is itself capable of becoming an instrument of development and solidarity. Just, efficient and effective public financing will have very positive effects on the economy, because it will encourage employment growth and sustain business and non-profit activities and help to increase the credibility of the State as the guarantor of systems of social insurance and protection that are designed above all to protect the weakest members of society.
Public spending is directed to the common good when certain fundamental principles are observed: the payment of taxes as part of the duty of solidarity; a reasonable and fair application of taxes; precision and integrity in administering and distributing public resources.
In the redistribution of resources, public spending must observe the principles of solidarity, equality and making use of talents. It must also pay greater attention to families, designating an adequate amount of resources for this purpose. In the democratic system, political authority is accountable to the people. 355, 408, 412, Compendium of the Social Doctrine of the Church
Democratic Reform
Representative bodies must be subjected to effective social control. This control can be carried out above all in free elections which allow the selection and change of representatives. The obligation on the part of those elected to give an accounting of their work — which is guaranteed by respecting electoral terms — is a constitutive element of democratic representation.
Among the deformities of the democratic system, political corruption is one of the most serious. If there is no ultimate truth to guide and direct political action, then ideas and convictions can easily be manipulated for reasons of power. A democracy without values easily turns into totalitarianism. – 406-412, Compendium of the Social Doctrine of the Church
Cooperation and respect between parties
Political parties have the task of fostering widespread participation and making public responsibilities accessible to all. Political parties are called to interpret the aspirations of civil society, orienting them towards the common good… An authentic democracy is not merely the result of a formal observation of a set of rules but is the fruit of a convinced acceptance of the values that inspire democratic procedures: the dignity of every human person, the respect of human rights, commitment to the common good as the purpose and guiding criterion for political life. If there is no general consensus on these values, the deepest meaning of democracy is lost and its stability is compromised. – 407, 413, Compendium of the Social Doctrine of the Church
Peace & Good Order
Trade
The Church has time and again called attention to aberrations in the system of international trade, which often, owing to protectionist policies, discriminates against products coming from poorer countries and hinders the growth of industrial activity in and the transfer of technology to these countries.
The continuing deterioration in terms of the exchange of raw materials and the widening of the gap between rich and poor countries has prompted the Church to point out the importance of ethical criteria that should form the basis of international economic relations: the pursuit of the common good and the universal destination of goods; equity in trade relationships; and attention to the rights and needs of the poor in policies concerning trade and international cooperation.
Economic and social imbalances in the world of work must be addressed by restoring a just hierarchy of values and placing the human dignity of workers before all else. – 370, 321, 364 Compendium of the Social Doctrine of the Church
“Opening up to the world” is an expression that has been co-opted by the economic and financial sector and is now used exclusively of openness to foreign interests or to the freedom of economic powers to invest without obstacles or complications in all countries. Local conflicts and disregard for the common good are exploited by the global economy in order to impose a single cultural model. This culture unifies the world, but divides persons and nations, for “as society becomes ever more globalized, it makes us neighbours, but does not make us brothers”.
We are more alone than ever in an increasingly massified world that promotes individual interests and weakens the communitarian dimension of life. Indeed, there are markets where individuals become mere consumers or bystanders. As a rule, the advance of this kind of globalism strengthens the identity of the more powerful, who can protect themselves, but it tends to diminish the identity of the weaker and poorer regions, making them more vulnerable and dependent. In this way, political life becomes increasingly fragile in the face of transnational economic powers that operate with the principle of “divide and conquer”.
Pope Francis, Fratelli tutti, 12
Criminal Justice & Public Safety
In order to protect the common good, the lawful public authority must exercise the right and the duty to inflict punishments according to the seriousness of the crimes committed. The State has the twofold responsibility to discourage behaviour that is harmful to human rights and the fundamental norms of civil life, and to repair, through the penal system, the disorder created by criminal activity…
Punishment does not serve merely the purpose of defending the public order and guaranteeing the safety of persons; it becomes as well an instrument for the correction of the offender. There is a twofold purpose here. On the one hand, encouraging the reinsertion of the condemned person into society; on the other, fostering a justice that reconciles, a justice capable of restoring harmony in social relationships disrupted by the criminal act committed. – 402 Compendium of the Social Doctrine of the Church
Coalition Avenir Québec
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Objectif, rôle et valeurs du gouvernement
Les statuts de la Coalition stipulent que l’objectif de celle-ci est de proposer aux Québécois un projet de gouvernance responsable, fondé sur les principes d’équité, d’efficacité et d’éthique, visant à revitaliser le Québec et à assurer le développement politique, économique, social et culturel des Québécois.
Dans un énoncé de politique publié en mai 2024 et consulté en ligne en juin 2026, la Coalition affirme que lorsqu’elle est arrivée au pouvoir en 2018,
-le Québec était en mauvaise posture, affaibli par le gouvernement précédent. L’économie provinciale stagnait par rapport à celle de ses voisins, et les services publics étaient mis à mal par des mesures d’austérité.
-En matière d’environnement, le gouvernement tenait de beaux discours sans prendre de mesures concrètes.
– surtout, pendant de nombreuses années, le parti au pouvoir avait renoncé à l’identité québécoise, restant indifférent au déclin du français, ne défendant pas la laïcité de l’État et prônant une politique multiculturaliste dont les Québécois ne veulent pas.
– Il y avait beaucoup à faire pour remettre le Québec sur la bonne voie.
– Depuis son arrivée au pouvoir, le parti s’est employé à rendre le Québec plus vert, plus fier et plus prospère, en se concentrant sur ses cinq grandes priorités :
1. L’économie
2. La santé
3. L’éducation
4. L’environnement
5. L’identité québécoise
Le budget 2026-2027 de la coalition précise que :
– depuis la pandémie, le Québec fait face à un contexte économique et géopolitique marqué par une incertitude persistante. Compte tenu des tensions géopolitiques importantes, de la fluctuation des politiques commerciales et tarifaires ainsi que de la fragmentation des échanges, la situation mondiale a des répercussions sur les finances publiques de plusieurs grandes économies à l’échelle mondiale.
– dans ce contexte, le gouvernement a dû trouver un équilibre délicat entre la réalisation des investissements nécessaires pour renforcer les services publics, stimuler l’économie, protéger le pouvoir d’achat des Québécois, veiller au bien-être des populations les plus vulnérables et soutenir les entreprises fortement touchées par les droits de douane, tout en assurant une saine gestion des finances publiques.
– Pour répondre de façon responsable à ces conditions, il soutient les entreprises qui évoluent dans un contexte économique en mutation, investit dans les infrastructures, donne la priorité aux missions principales du gouvernement et appuie les Québécois et les collectivités par des mesures ciblées.
-Dans le budget 2026-2027, il consacre près de 9,6 milliards de dollars sur six ans pour soutenir
*les entreprises,
*les missions principales du gouvernement et
*les Québécois.
-De plus, elle propose d’augmenter les investissements dans les infrastructures de plus de 5 milliards de dollars sur six ans.
Gestion responsable et réforme
Responsabilité financière
Dans le budget provincial de 2026-2027, la Coalition réaffirme son engagement envers une gestion responsable des finances publiques :
– après un rajustement à la baisse en 2024-2025, les déficits comptables prévus pour 2025-2026 et 2026-2027 sont réduits de près de 3,8 milliards de dollars et de 861 millions de dollars, respectivement.
– pour les années suivantes, les écarts à combler sont réduits. Le fardeau de la dette nette du Québec est également revu à la baisse par rapport au budget 2025-2026 pour chaque année du cadre financier.
– Le gouvernement poursuit résolument sa trajectoire vers l’équilibre budgétaire et entend y parvenir d’ici 2029-2030.
– les tableaux ci-dessous est tiré du budget 2026-2027 de la Coalition. Les déficits nets devraient se maintenir jusqu’en 2028-2029, après quoi des excédents sont prévus.
– La dette provinciale devrait augmenter chaque année pour atteindre un total de 281,3 milliards de dollars d’ici 2030-2031.

Sécurité publique
Dans son budget 2026-2027, la coalition identifie la sécurité des Québécois et l’accès à la justice comme l’une des trois missions principales du gouvernement, au même titre que les soins de santé et les services sociaux, ainsi que l’éducation. Afin de promouvoir la sécurité et l’accès à la justice, le parti propose d’allouer plus d’un milliard de dollars, notamment en consolidant les activités de prévention et d’intervention dans le domaine de la sécurité publique, et en poursuivant les efforts de lutte contre la violence armée. Cela comprend :
— 750,0 millions de dollars pour consolider les activités de prévention et d’intervention en matière de sécurité publique. La coalition souligne que des efforts considérables ont été déployés au cours des dernières années pour assurer la sécurité publique des Québécois, tant sur le plan de la prévention que de l’intervention dans divers domaines, notamment la sécurité civile, la sécurité-incendie, les services correctionnels et les services de police. Elle préconise d’affecter ces fonds à la poursuite de ces efforts.
— 66,0 millions de dollars pour poursuivre la lutte contre la violence armée, dans le cadre de l’initiative annoncée à l’automne 2021. Une somme de 52,6 millions de dollars est allouée au ministère de la Sécurité publique, et 13,4 millions de dollars au ministère de la Justice.
— 43,0 millions de dollars pour les opérations publiques de cybersécurité, ce qui permettra de mettre en commun les services de cybersécurité afin de réduire les coûts gouvernementaux, de surveiller l’évolution des menaces et de renforcer la résilience collective.
— 217,0 millions de dollars pour renforcer l’accès aux services juridiques, notamment :
*169,5 millions de dollars pour soutenir l’accès au système judiciaire et son bon fonctionnement dans la prestation de services aux Québécois;
* 28,0 millions de dollars pour favoriser l’accès à la justice dans la région du Nord-du-Québec, notamment en soutenant la présence de ressources judiciaires dans les collectivités nordiques;
* 19,5 millions de dollars pour poursuivre la traduction des jugements de l’anglais vers le français et le recours à des interprètes judiciaires.
Violence conjugale et sexuelle
Dans une déclaration de principe en ligne datée du 23 mai 2023 et présentée comme étant toujours d’actualité en juin 2026, la coalition affirme qu’en tant que mesure clé du rapport « Rebuilding Trust », déposé en décembre 2020, elle a réalisé des progrès significatifs depuis son entrée en fonction, notamment :
• l’embauche de 21 employés au sein de la Direction des poursuites criminelles et pénales dans les 10 districts visés par un projet pilote;
• la formation de près de 3 000 prestataires de services sur les réalités de la violence sexuelle et familiale;
• l’embauche de 22 agents de liaison socio-juridique (ALSJ) au sein des Centres d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC), un poste créé spécifiquement pour le tribunal spécialisé;
•l’arrivée de quatre chiens d’assistance dans les tribunaux qui ont rejoint les équipes des CAVAC à Québec, à Salaberry-de-Valleyfield, à Granby et à Drummondville;
• la création d’espaces accueillants et sécuritaires réservés aux victimes dans les palais de justice, afin d’éviter qu’elles ne croisent l’accusé;
•la mise à disposition de salles d’audience fonctionnelles dotées de divers outils d’accompagnement des témoins (écrans, téléconférences, estrades pour les chiens d’assistance);
•plus de 8 000 victimes de violence sexuelle ou familiale ont reçu de l’aide depuis le lancement des projets pilotes dans les dix districts;
•le lancement d’une série de projets pilotes dans les districts d’Alma (palais de justice d’Alma); de Chicoutimi (palais de justice de Chicoutimi); de Kamouraska (palais de justice de Rivière-du-Loup); Rimouski (palais de justice de Rimouski et points de service à Matane, Amqui et Mont-Joli); Gaspé (palais de justice de Percé et point de service de Sainte-Anne-des-Monts); Bonaventure (palais de justice de New Carlisle et point de service de Carleton-sur-Mer); et Saint-Maurice (palais de justice de Shawinigan).
Dans un énoncé de politique en ligne daté de février 2022 et publié comme étant à jour en juin 2026, la coalition affirme que, afin de redonner aux femmes la sécurité et la tranquillité d’esprit dont elles ont été privées par les auteurs de violence conjugale, elle a déposé un projet de loi clarifiant les circonstances dans lesquelles le port de bracelets de surveillance électroniques (BSE) et d’autres dispositifs de géolocalisation peut être imposé aux contrevenants dans les cas de violence conjugale, à savoir :
– dans le cadre de la surveillance communautaire des personnes relevant de la compétence des Services correctionnels
– à titre de mesure visant à surveiller le respect des conditions de probation, des peines avec sursis, des diverses absences temporaires ou de la libération conditionnelle;
– comme condition d’une absence temporaire préalable à la libération conditionnelle, d’une absence temporaire pour visites familiales ou d’une libération conditionnelle accordée par la CQLC à une personne purgeant une peine d’emprisonnement de six mois ou plus; ou
– comme condition d’une absence temporaire à des fins de réinsertion sociale accordée par le directeur d’un centre de détention à une personne purgeant une peine d’emprisonnement de moins de six mois.
Dans son budget 2026-2027, la coalition affirme que le nombre de féminicides commis au Québec au cours des premiers mois de 2026 démontre l’importance de poursuivre les efforts visant à répondre aux besoins des victimes de violence. À cette fin, elle propose l’octroi d’un investissement supplémentaire de 260,3 millions de dollars sur cinq ans :
— 91,0 millions de dollars sur cinq ans pour renforcer le soutien aux refuges pour femmes victimes de violence conjugale, qui jouent un rôle central dans l’accompagnement des femmes et des enfants touchés par la violence conjugale;
— 90,6 millions de dollars sur trois ans pour renouveler le plan d’action gouvernemental 2021-2026 en réponse aux recommandations du Comité spécial sur l’exploitation sexuelle des mineurs, déposées en décembre 2020, ce qui permettra de poursuivre les efforts de lutte contre ce phénomène inacceptable;
— 72,5 millions de dollars sur cinq ans pour mener à bien la mise en place permanente du tribunal spécialisé en violence sexuelle et familiale, ce qui permettra d’offrir un soutien adapté et sécuritaire aux victimes de violence sexuelle et familiale ainsi qu’à leurs proches;
— 6,2 millions de dollars sur quatre ans pour poursuivre le Programme d’amélioration des refuges, qui offre une aide aux organismes sans but lucratif gérant des logements destinés aux femmes et aux jeunes de 30 ans et moins fuyant la violence familiale, afin de garantir que ces refuges soient sécuritaires et fonctionnels.
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ENGLISH |
Purpose, Role & Values of Government
The Coalition’s constitution states that the Coalition’s objective is to present Quebecers with a responsible governance project, based on the principles of fairness, efficiency, and ethics, aimed at revitalizing Quebec and ensuring the political, economic, social, and cultural development of Quebecers.
In a policy statement published in May 2024 and accessed online in June 2026, the Coalition states that when it assumed office in 2018,
-Quebec was in a bad way, weakened by the previous government. The provincial economy was stagnating compared to that of its neighbours, and public services were being undermined by austerity measures.
-on environmental issues, the government made fine speeches without taking concrete action.
-above all, for many years, the prior governing party had abandoned Quebec’s identity, remaining indifferent to the decline of French, failing to uphold the secular nature of the state, and defending a multiculturalist policy that Quebecers do not want.
-there was a great deal to be done to get Quebec back on track.
-since assuming office, the party has been working to make Quebec greener, prouder, and more prosperous, focusing on its five main priorities:
1. The Economy
2. Health
3. Education
4. The Environment
5. Quebec Identity
The coalition’s 2026-27 Budget states that:
-since the pandemic, Québec has faced an economic and geopolitical context marked by persistent uncertainty. With significant geopolitical tensions, fluctuating trade and tariff policies along with the fragmentation of trade, the global landscape is affecting the public finances of several major economies worldwide.
-in this environment, government has had to strike a delicate balance between making necessary investments to strengthen public services, stimulate the economy, protect Quebecers’ purchasing power, look after the well-being of the most vulnerable populations and support businesses heavily affected by tariffs while maintaining sound management of public finances.
-to respond responsibly to these conditions, it is supporting businesses operating in a shifting economic landscape, investing in infrastructure, prioritizing the government’s main missions and supporting Quebecers and communities with targeted action.
-in Budget 2026-2027,it is allocating nearly $9.6 billion over six years to support
*businesses,
*the government’s main missions, and
*Quebecers.
-in addition, it proposes to increase investment in infrastructure by more than $5 billion over six years.
Stewardship & Reform
Financial Responsibility
In the 2026-2027 provincial budget, the Coalition reaffirms its commitment to the responsible management of public finances:
-after a downward adjustment in 2024-2025, party states that the accounting deficits projected for 2025-2026 and 2026-2027 are reduced by nearly $3.8 billion and $861 million, respectively.
-for the following years, the gaps to be bridged are reduced. Québec’s net debt burden is also adjusted downward compared to Budget 2025-2026 for each year of the financial framework.
-it is resolutely pursuing its path toward a balanced budget, and intends to do this by 2029-2030.
-the tables below are taken from the Coalition’s 2026-27 government budget. Table A.2 shows that net deficits are expected to continue through 2028-29, at which point surpluses are projected. Provincial debt is projected to increase each year, reaching a total of 281.3 billion dollars by 2030-31.

Public Safety
In its 2026-27 Budget, the coalition identifies Quebecers’ safety and access to justice as one of government’s three main missions, along with health care and social services, and education. To promote safety and access to justice, the party proposes allocation of more than $1 billion, particularly by consolidating prevention and intervention activities in the area of public safety, and continuing efforts to combat armed violence. This includes:
— $750.0 million to consolidate prevention and intervention activities in the area of public safety. The coalition states that significant efforts have been made over the past several years to ensure public safety for Quebecers, in terms of both prevention and intervention in a variety of areas, including civil security, fire safety, correctional services and policing. It advocates applying these funds to continue that effort.
— $66.0 million to continue efforts to combat gun violence, as a part of its effort announced in fall 2021. $52.6 million is allocated for the Ministère de la Sécurité publique, and $13.4 million for the Ministère de la Justice.
— $43.0 million for public cybersecurity operations, to will enable cybersecurity services to be pooled in order to reduce government costs, monitor evolving threats and strengthen collective resilience.
— $217.0 million to strengthen access to legal services, including:
*$169.5 million to support access to and the proper functioning of the justice system in providing services to Quebecers;
*$28.0 million to promote access to justice in the Nord-du-Québec region, in particular by supporting the presence of judicial resources in northern communities;
*$19.5 million to continue translating judgments from English into French and using court interpreters.
Domestic & Sexual Violence
In an online policy statement dated 23 May 2023 and presented as current in June 2026, the coalition states that as a key measure of the Rebuilding Trust report, tabled in December 2020, it has made significant process since taking office, including:
•hiring of 21 resources at the Director of Criminal and Penal Prosecutions in the 10 districts targeted by a pilot project;
•training of nearly 3,000 service providers on the realities of sexual and domestic violence;
•hiring of 22 socio-legal liaison officers (SLOs) in the Centres for Assistance to Victims of Crime (CAVACs), a position created specifically for the specialized court;
•four courthouse assistance dogs have joined the CAVAC teams in the courthouses of Quebec City, Salaberry-de-Valleyfield, Granby, and Drummondville;
•creation of warm and safe spaces reserved for victims in courthouses, to prevent them from encountering the accused;
•provision of functional courtrooms with various testimonial support tools (screens, teleconferences, platforms for service dogs);
•more than 8,000 victims of sexual or domestic violence have received support since the launch of the pilot projects in the ten districts.
•begun working on a series of pilot projects in the districts of Alma (Alma courthouse); Chicoutimi (Chicoutimi courthouse); Kamouraska (Rivière-du-Loup courthouse); Rimouski (Rimouski courthouse and service points in Matane, Amqui, and Mont-Joli); Gaspé (Percé courthouse and Sainte-Anne-des-Monts service point); Bonaventure (New Carlisle courthouse and Carleton-sur-Mer service point); and Saint-Maurice (Shawinigan courthouse).
In an online policy statement dated February 2022 and published as current in June 2026, the coalition states that in order to restore to women safety and peace of mind stolen from them by perpetrators of domestic violence, it tabled a bill clarifying circumstances in which wearing of electronic monitoring bracelets (EMTs) and other geolocation devices can be imposed on offenders in cases of domestic violence, namely:
-as part of community monitoring of individuals under the jurisdiction of Correctional Services
-as a measure to monitor compliance with conditions of probation, suspended sentences, various temporary absences, or parole;
-as a condition of a temporary absence prior to parole, a temporary absence for family visits, or a conditional release granted by the CQLC to a person serving a prison sentence of six months or more; or
-as a condition of a temporary absence for social reintegration granted by the director of a detention centre to a person serving a prison sentence of less than six months.
In its 2026-27 Budget, the coalition states that the number of femicides committed in Québec in the first few months of 2026 demonstrates the importance of continuing efforts to meet the needs of victims of violence. To that end, it proposes allocation of an additional investment of $260.3 million over five years:
— $91.0 million over five years to enhance support for shelters for women who are victims of domestic violence, which play a central role in supporting women and children affected by domestic violence;
— $90.6 million over three years to renew the 2021-2026 government action plan in response to the recommendations of the Select Committee on the Sexual Exploitation of Minors, tabled in December 2020, which will enable continued efforts to combat this unacceptable phenomenon;
— $72.5 million over five years to complete the permanent deployment of the court specialized in sexual and domestic violence, which will enable the provision of adapted and safe support to victims of sexual and domestic violence and their loved ones;
— $6.2 million over four years to continue the Shelter Enhancement Program, which provides assistance to non-profit organizations that operate housing for women and young people aged 30 and under fleeing domestic violence, to ensure that such shelters are safe and functional.
Québec solidaire
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ENGLISH FOLLOWS |
Le parti affirme qu’il est issu de la fusion de l’Union des forces progressistes et d’Option citoyenne, et qu’il appartient désormais à toutes les personnes — femmes et hommes, jeunes et moins jeunes — de toutes les régions et de tous les horizons qui s’engagent à bâtir un Québec de justice, d’égalité et de solidarité.
Principes
Dans sa Déclaration de principes adoptée en février 2026 (consultée en ligne le 5 août 2026), le parti affirme que :
– il cherche à offrir une alternative progressiste aux partis existants; une alternative large et rassembleuse, ancrée dans toutes les régions… Une alternative pour bâtir un monde à la hauteur des rêves du Québec.
– il se consacre entièrement à la défense et à la promotion du bien commun, en faisant passer l’intérêt de la collectivité avant celui d’une minorité aisée. Il consacre son énergie à la recherche de l’égalité et de la justice sociale, ainsi qu’au respect des droits individuels et collectifs. Il reconnaît l’interdépendance des êtres humains entre eux et avec la nature.
– Cela exige une transformation profonde, notamment la lutte contre le néolibéralisme, cette version moderne du capitalisme qui domine nos sociétés et hypothèque leur avenir ainsi que celui de la planète.
-Il entend élaborer un programme et une plateforme proposant des mesures concrètes et, au besoin, chiffrées, en s’inspirant des valeurs de la Charte mondiale des femmes pour l’humanité : égalité, liberté, solidarité, justice et paix.
L’environnement
Le parti est écologiste. Il estime que la planète doit être viable pour les personnes qui y vivent aujourd’hui, mais aussi pour les générations à venir. Les ressources de cette planète ne sont pas inépuisables, et ses divers écosystèmes ne peuvent être perturbés en toute impunité.
– L’humanité peut et doit encore se développer, mais ce développement – notamment en matière de logement, d’eau potable, d’éducation, de santé, de culture, etc. – doit se faire en fonction à la fois des besoins des peuples et des capacités de la planète. Il doit donc être repensé non pas strictement en termes économiques, mais en termes de viabilité. Une économie verte est nécessaire. Le parti remet donc en question le système productiviste à courte vue, qui ne vise que le profit maximal.
– Grâce aux moyens dont il dispose (lois, règlements, fiscalité, campagnes de sensibilisation, etc.), l’État doit promouvoir des comportements responsables et sanctionner les entreprises ou autres pollueurs. Les entreprises, en particulier les plus grandes, sont de loin les principales responsables des déséquilibres écologiques. L’accumulation sans fin du capital ne peut que mener à l’épuisement des ressources et à l’étouffement de la vie. Nous devons accepter de changer nos modes de production, de consommation et de vie.
Justice sociale, égalité, solidarité
Le parti estime que l’État doit intervenir pour garantir le respect des droits de la personne, redistribuer la richesse et réguler l’économie. Contrairement au néolibéralisme, il cherche à assurer l’universalité des services publics et parapublics, ainsi que l’accessibilité totale à l’éducation et aux programmes sociaux partout au Québec.
– L’éradication de la pauvreté, qui n’est ni une fatalité ni une simple responsabilité individuelle, constitue une préoccupation majeure. Il s’agit plutôt d’une conséquence de choix sociaux, notamment celui de laisser se creuser l’écart de revenu entre riches et pauvres.
– Il propose une approche globale et préventive de la réduction de la pauvreté afin d’intervenir dans tous les domaines pertinents, notamment le revenu, le travail, l’éducation et la formation, le logement et l’accès aux services publics. Son approche reposera sur le respect des droits de la personne et l’inclusion des personnes en situation de pauvreté. Elle s’accompagnera de mesures visant à assurer une meilleure redistribution de la richesse, ce qui implique, entre autres, une révision en profondeur de la fiscalité et l’adoption d’une politique de développement local et régional.
– Il souhaite repenser l’économie afin qu’elle soit davantage au service des personnes et des communautés. Tous les secteurs de l’économie seront concernés et devront fonctionner dans le respect du bien commun ainsi que des règles sociales, environnementales et autres en vigueur au Québec.
-Dans tous les secteurs, il cherche à renforcer le contrôle collectif et les initiatives de la population au sein des entreprises et en ce qui concerne les décisions économiques qui touchent cette population.
Démocratie
Le site Web du parti (août 2026) affirme que la démocratie est malade. L’abstention électorale ne cesse d’augmenter, tout comme la désillusion et le cynisme à l’égard de la politique et de ceux qui s’y engagent. La participation doit être encouragée, y compris chez les personnes exclues et marginalisées. Elle doit s’exercer à tous les niveaux : national, régional, municipal et de quartier.
– Les élus à l’Assemblée nationale doivent être tenus d’organiser au moins une réunion publique par année en dehors des périodes électorales et de rendre des comptes à leurs électeurs.
– Il faut envisager le scrutin proportionnel, afin que chaque vote compte et que les femmes et les personnes de divers horizons puissent être mieux représentées.
– Le rôle de la société civile est également important, notamment celui des mouvements sociaux, communautaires et syndicaux, ainsi que d’autres formes d’organisation citoyenne.
– Les problèmes économiques, sociaux et environnementaux sont complexes et doivent être repensés. L’époque des politiciens sauveurs et des recettes miracles est révolue. Les solutions aux problèmes émergeront dans de nouveaux espaces de délibération et de participation où les citoyens pourront s’engager pleinement et détenir un pouvoir réel.
– En bref, affirme le parti, la laïcité totale de l’État et des services publics, du système judiciaire et du système d’éducation est nécessaire.
Le programme électoral de 2022 du parti stipule que, afin d’accroître la participation démocratique, de décentraliser le pouvoir et de développer l’autonomie régionale, le parti préconise :
– de consolider le système démocratique québécois et de veiller à ce qu’il reflète véritablement la volonté populaire, en instaurant un système de représentation proportionnelle mixte qui permettra d’atteindre la parité entre les sexes;
– d’autoriser les référendums d’initiative citoyenne et la révocation des élus.
– d’élargir la participation au débat public en abaissant l’âge du droit de vote à 16 ans;
– la mise en place d’instances de gouvernance régionales dotées de budgets et de pouvoirs reconnus;
– d’accroître la transparence et de lutter contre la corruption en facilitant l’accès à l’information d’intérêt public, en exigeant des institutions gouvernementales qu’elles publient l’information dont elles disposent dans un format clair et accessible;
– veiller à ce que les services publics soient axés sur la population qu’ils desservent, en rétablissant la gouvernance locale et en mettant en place des mécanismes de reddition de comptes et de participation citoyenne au sein des instances décisionnelles;
– Élargir la participation démocratique aux élections municipales afin d’y inclure les immigrants ayant le statut de résident permanent.
Égalité entre les sexes
Le parti affirme que la poursuite de l’égalité entre les hommes et les femmes inspire tant son approche politique que son fonctionnement interne. Les Québécoises ont réalisé des progrès, mais il reste encore un long chemin à parcourir, surtout compte tenu des obstacles supplémentaires auxquels elles sont confrontées dans le contexte néolibéral. De nombreuses femmes subissent également une double discrimination parce qu’elles sont pauvres, autochtones, lesbiennes, immigrantes ou handicapées.
– Les inégalités subies par les femmes découlent des rôles sociaux et culturels qui leur sont attribués par les sociétés patriarcales.
– Les politiques et les mesures gouvernementales doivent être analysées en fonction de leurs répercussions différentes sur les hommes et les femmes.
Altermondialisme
Le parti aspire à des liens plus solides, plus égalitaires et plus harmonieux entre les peuples du monde. De nombreux problèmes environnementaux, sociaux et politiques exigent des solutions à l’échelle mondiale. Ces enjeux ne pourront être résolus dans le cadre de la mondialisation capitaliste, qui favorise une minorité d’individus fortunés au détriment des droits fondamentaux de la personne. Des solutions équitables sont nécessaires pour mettre fin à l’exploitation des pays en développement.
– Il cherche à s’associer aux efforts de ceux qui œuvrent pour un monde respectueux des droits des peuples et des individus, et s’efforce de lutter contre des fléaux tels que la pauvreté et la pollution.
– Être altermondialiste, c’est aussi venir en aide aux peuples qui luttent contre des situations d’oppression, notamment les milliards de personnes vivant dans une pauvreté extrême, les femmes exploitées et opprimées partout dans le monde, ainsi que les enfants esclaves et soldats.
– Le parti est également pacifiste. Il estime qu’aucune tradition, aucune religion, aucune idéologie, aucun système économique ou politique ne justifie la discrimination ou la violence entre les individus et les peuples. La justice est une condition essentielle à la paix, tout comme l’ouverture et le dialogue.
Diversité
Le parti cherche à appliquer ses principes altermondialistes et pacifistes aux relations avec les autres peuples habitant le territoire du Québec, y compris les peuples autochtones en tant que peuples distincts dont les droits ancestraux et territoriaux devraient être reconnus, notamment par le biais d’ententes officielles. Il prône des relations d’égal à égal, de nation à nation, avec les dix Premières Nations et les peuples inuits afin de parvenir à une gestion partagée du territoire et des ressources.
– Le parti partage le point de vue de Gilles Vigneault selon lequel « tous les humains sont de ma race » et défend cette vision d’un Québec moderne, diversifié, pluraliste et inclusif, fondé sur les contributions d’une large majorité francophone, mais aussi sur une communauté anglophone jouissant de droits historiques reconnus, enrichi par les contributions de personnes issues de diverses communautés d’immigrants. Il est essentiel de renforcer la lutte contre le racisme et les autres formes de discrimination dans divers domaines, tels que l’accès au logement, à l’emploi et à la justice.
– Il s’engage à lutter contre toutes les formes d’intolérance, de racisme, d’homophobie et d’atteintes à la dignité humaine.
Souveraineté
Le site Web du parti indique (août 2026) que celui-ci estime que la population du Québec forme une nation dotée de nombreuses caractéristiques uniques, notamment une langue commune – le français –, une culture et une histoire distinctes, ainsi que des institutions politiques, économiques et sociales propres. Elle comprend des personnes de toutes origines qui ont désormais le droit de définir, ensemble et sur un pied d’égalité, son présent et son avenir politique. Cette nation a le droit absolu de décider elle-même de cet avenir, sans ingérence extérieure.
– La question nationale n’appartient pas à un seul parti politique, ni même à l’Assemblée nationale. Elle appartient à l’ensemble de la population du Québec. C’est pourquoi le parti propose que le débat sur l’avenir du Québec se déroule dans le cadre d’un vaste processus de démocratie participative, permettant à l’ensemble de la population d’exprimer son point de vue sur les changements politiques et constitutionnels, ainsi que sur les valeurs qui y sont associées.
– Il préconise la tenue d’un référendum pour conclure ce processus, qui doit s’étaler sur le temps nécessaire pour favoriser une réflexion aussi large et inclusive que possible.
Le programme électoral de 2022 du parti affirme que le Québec a besoin de bien plus qu’un simple changement de gouvernement. Il a besoin d’un système politique différent. Le parti est animé par la volonté de bâtir un pays pour tous. Donner un pays aux Québécois est la meilleure façon de transformer la société. C’est au Québec que commence le changement du monde.
-Afin que la population du Québec puisse faire valoir son droit de décider de son avenir, le parti préconise le lancement, dès que possible, d’un processus d’assemblée constituante. L’assemblée constituante sera paritaire et représentative, composée de personnes élues au suffrage universel, et aura pour mandat de rédiger une constitution pour un Québec indépendant. Ce projet sera soumis à la population par référendum, et le parti appuiera et favorisera ce processus.
– Afin de veiller à ce que le Québec reflète l’image de ses premiers habitants, le parti préconise d’inviter les peuples autochtones à participer à chaque étape du processus menant à l’indépendance, et d’engager un dialogue de nation à nation pour définir et mettre en œuvre les meilleures conditions permettant de libérer le Québec de la Loi sur les Indiens et d’accorder aux nations concernées un véritable droit à l’autodétermination.
– Afin de garantir que la population québécoise puisse affirmer son autonomie par rapport à la Couronne britannique et la légitimité démocratique de l’Assemblée nationale, le parti préconise notamment l’abolition de la fonction de lieutenant-gouverneur et du serment d’allégeance au monarque du Canada. Seul un serment envers le peuple sera exigé pour entrer en fonction à titre de député à l’Assemblée nationale.
– Afin que la population du Québec puisse affirmer sa souveraineté, le parti préconise de remettre en cause les accords et conventions économiques et militaires internationaux signés par le Canada, non seulement les accords de libre-échange, mais aussi les accords militaires et les ententes fiscales qui protègent les grandes entreprises et les plus riches.
Gestion des affaires publiques : impôts et services publics
En tant que deuxième des quatre priorités du programme électoral identifiées sur le site Web du parti en août 2026, le parti met l’accent sur les services publics. Le parti affirme que :
– les gouvernements précédents ont laissé les services publics dans un état pire qu’à leur arrivée au pouvoir. Tout le Québec est sur une liste d’attente : pour une place en garderie, pour une chirurgie, pour consulter un orthophoniste, pour des soins à domicile ou une place dans un établissement de soins de longue durée, pour voir un thérapeute.
– L’époque où nous payions des impôts pour bénéficier de services de qualité et gratuits est révolue. Nous sommes contraints de nous tourner vers le secteur privé et de payer une deuxième fois. Nous n’en avons pas pour notre argent.
Pour offrir aux Québécois des services qui fonctionnent, le parti propose de :
> d’assurer l’égalité des chances pour les élèves en rendant les programmes spéciaux accessibles à tous;
> garantir un accès équitable aux services publics : qu’on vive en ville, en région ou en banlieue, tout le monde devrait avoir droit à des services publics qui fonctionnent;
>mettre fin à l’expansion des soins de santé privés et renforcer la qualité des soins offerts gratuitement au sein du système de santé public.
Dans son dernier énoncé de programme publié (2022), le parti préconise en outre :
– d’assurer l’accès aux services publics pour tous, en accordant la priorité au développement des réseaux d’éducation et de santé;
– de garantir une main-d’œuvre compétente et en nombre suffisant dans le secteur de la santé, en créant des conditions de travail propices au recrutement et en lançant un vaste programme d’embauche et de formation dans les secteurs public, social et communautaire;
– de veiller à ce que la qualité des services publics réponde aux attentes des Québécois, en mettant tout en œuvre pour promouvoir les professions à prédominance féminine;
– d’améliorer la rémunération et l’équilibre entre le travail et la vie personnelle, de mettre fin aux heures supplémentaires obligatoires, de réguler les charges de travail pour éliminer la surcharge, de combler les écarts en matière d’équité salariale et de respecter l’autonomie professionnelle des employés du secteur public;
– veiller à ce que les Québécois de toutes les régions aient accès à des services comparables, en réduisant les inégalités en matière de services par l’instauration du principe d’équité territoriale.
– Garantir des services publics de qualité partout au Québec, décentraliser les budgets et la gestion des services publics vers les régions, notamment en engageant un dialogue avec les municipalités québécoises et les autorités autochtones concernées afin de leur permettre d’assurer un niveau minimal de services publics.
Impôts
Dans sa dernière déclaration de programme publiée (2022), le parti préconise en outre d’assurer une meilleure répartition de la richesse et de la mettre au service du bien commun, notamment en :
– veiller à ce que le financement des services publics soit mieux réparti, en exigeant une contribution fiscale accrue de la part des sociétés très rentables et des plus riches, en augmentant le nombre de tranches d’imposition pour les personnes à très haut revenu tout en imposant tous les gains en capital, à de rares exceptions près, comme la vente d’une résidence principale; et en imposant plus lourdement la richesse acquise et les successions des plus riches.
– mettre fin aux inégalités entre les contribuables en luttant vigoureusement contre l’évasion fiscale, l’évitement fiscal et les paradis fiscaux, notamment par le biais de la coopération internationale, et en augmentant les effectifs de Revenu Québec afin de mieux surveiller les entreprises et de sanctionner celles qui tentent de se soustraire à leurs obligations fiscales.
– instaurer le principe d’un impôt minimum progressif pour les entreprises, en plus de taxer les transactions financières;
– Lutter contre les inégalités entre la direction des entreprises et les employés en instaurant un salaire maximal dans le secteur public et les sociétés d’État, ainsi que dans les entreprises qui reçoivent une aide financière du gouvernement.
– Veiller à ce que les fonds publics profitent à l’ensemble de la population : Québec solidaire s’engage à mettre fin à l’aide financière publique inconditionnelle accordée aux grandes sociétés.
– Simplifier le régime fiscal québécois, préserver l’autonomie du Québec et lutter contre l’évasion fiscale en mettant en place une déclaration de revenus unique gérée par le Québec.
– Réduire la dépendance des municipalités à l’égard des impôts fonciers et leur permettre de générer davantage de revenus autonomes en instaurant un nouveau régime fiscal pour les municipalités.
Sécurité publique
Afin de faire de l’égalité devant la loi une réalité, le parti préconise de garantir un accès équitable au système judiciaire, notamment :
– mener à bien la réforme du programme d’aide juridique, d’élargir sa couverture et d’étendre ses critères d’admissibilité;
– le développement et la promotion du recours à la justice alternative et réparatrice, ainsi qu’aux programmes de déjudiciarisation lorsque cela est approprié;
– de favoriser l’accès à un système de justice par et pour les peuples autochtones.
– afin de lutter contre la stigmatisation et de favoriser la réinsertion, le parti préconise la décriminalisation de la simple possession de toutes les drogues et l’abolition des peines d’emprisonnement pour non-paiement d’amendes, ainsi qu’une augmentation du financement des programmes de prévention du crime et de réadaptation au sein de la collectivité et dans les centres de détention.
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ENGLISH |
The party states that it is the result of the merger of the Union des forces progressistes and Option citoyenne, and now belongs to all people—women and men, young and old—from all regions and all walks of life who are committed to building a Quebec of justice, equality, and solidarity.
Principles
By Declaration of Principles adopted in February 2026 (accessed online 5 August 2026), the party states that:
-it seeks to offer a progressive alternative to existing parties; a broad, unifying alternative rooted in all regions… An alternative to build a world that is commensurate with Quebec’s dreams.
-it is entirely dedicated to the defence and promotion of the common good, prioritizing the interest of the community over the interest of a wealthy minority. It devotes its energy to the search for equality and social justice, to respect for individual and collective rights. It recognizes the interdependence of humans with each other and with nature.
-this requires a profound transformation, including the opposition of neoliberalism, that modern version of capitalism which dominates our societies and mortgages their future and that of the planet.
-it intends to develop a program and platform offering concrete and, if necessary, quantified proposals, drawing inspiration from the values of the World Charter for Women for Humanity: equality, freedom, solidarity, justice and peace.
The environment
The party is environmentalist. It believes that the planet must be viable for the people who live there now, but also for generations to come. The resources of this planet are not inexhaustible, and its various ecosystems cannot be disturbed with impunity.
-humanity can and still needs to develop, but development – including housing, drinking water, education, health, culture, etc.- must be done according to both the needs of the peoples and the capacities of the planet. It must therefore be rethought not strictly in economic terms, but in terms of viability. A green economy is needed. It therefore questions the short-sighted productivist system, which seeks only maximum profit.
-with the means at its disposal (laws, regulations, taxation, awareness campaigns, etc.), the State must promote responsible behavior and penalize corporate or other polluters. Companies, especially among the largest, are by far the main culprits of ecological imbalances. The endless accumulation of capital can only lead to the depletion of resources and the suffocation of life. We must agree to change our patterns of production, consumption and life.
Social justice, equality, solidarity
The party believes that the state must intervene to ensure respect for human rights, redistribute wealth, and regulate the economy. In contrast to neoliberalism, it seeks to ensure the universality of public and parapublic services, full accessibility to education and social programs throughout Quebec.
-a primary concern is the eradication of poverty, which is neither a fatality nor a mere individual responsibility. Rather, it is a consequence of social choice, including allowing the income gap between rich and poor to widen.
-it proposes a comprehensive and preventive approach to poverty reduction to intervene in all relevant areas. including income, work, education and training, housing, access to public services. Its approach will be based on respect for human rights and the inclusion of people living in poverty. It will be accompanied by measures to ensure a better redistribution of wealth, which implies, among other things, a thorough review of taxation and the adoption of a local and regional development policy.
-it wants to rethink the economy so that it is more at the service of individuals and communities. All sectors of the economy will be involved and will have to operate in accordance with the common good and social, environmental and other rules in force in Quebec.
-across all sectors, it seeks to strengthen collective control and initiatives of the population within companies and in relation to economic decisions that concern that population.
Democracy
The party’s website states (August 2026) states that Democracy is sick. Electoral absenteeism continues to increase, as do disillusionment and cynicism in relation to politics and those engaged in it. Participation must be encouraged, including among those who the excluded and marginalized. It needs to be exercised at all levels national, regional, municipal, and neighborhood.
-those elected to the National Assembly must be required to hold at least one public meeting a year outside the election periods, and held accountable to their constituents.
-proportional voting must be considered, so that vote counts and women and people of various backgrounds can be better represented.
-the role of civil society is also important, including social, community and trade union movements, as well as other forms of organization of citizens.
-economic, social and environmental problems are complex, and must be rethought. The time of savior politicians and the miracle recipes is over. Solutions to problems will emerge in new spaces of deliberation and participation where citizens can fully engage and hold real power.
-in short, the party says, the complete secularism of the state and public services, the judicial system, and the education system are necessary.
The party’s 2022 platform states that In order to increase democratic participation, decentralize power, and develop regional autonomy, the party advocates:
-consolidating the Quebec democratic system and ensuring it truly reflects the popular will, by establishing a mixed-member proportional representation system that will make it possible to achieve gender parity.
-allowing for citizen-initiated referendums and the recall of elected officials.
-broadening participation in public debate by lowering the voting age to 16.
-establishing regional governance bodies with recognized budgets and powers.
-increasing transparency and combating corruption by facilitating access to information of public interest, by requiring government institutions to publish the information they hold in a clear and accessible format.
-ensuring that public services are centered on the population they serve, by restoring local governance and developing mechanisms for accountability and citizen participation in decision-making bodies.
-expanding democratic participation in municipal elections to include immigrants with permanent residency.
Gender Equality
The party states that the pursuit of equality between men and women inspires both its political approach and its internal operations. Quebec women have made gains, but there is still a long way to go, especially given additional faced in the neoliberal context. Many women also experience double discrimination because they are poor, Indigenous, lesbian, immigrants, or disabled.
-the inequalities experienced by women stem from the social and cultural roles assigned to women by patriarchic societies.
-government policies and measures must be analyzed according to their different impacts on men and women.
Alter-Globalism
The party seeks stronger, more egalitarian, and more harmonious ties between the peoples of the world. Many environmental, social, and political problems require solutions on a global scale. Such issues will not be resolved within a framework of capitalist globalization, which favors a minority of wealthy individuals at the expense of fundamental human rights. Equitable solutions are needed to put an end to the exploitation of developing countries.
-it seeks to join the efforts of those working towards a world that respects the rights of peoples and individuals, and seeks to combat scourges such as poverty and pollution.
-being alter-globalist also means lending a hand to peoples struggling against situations of oppression, including the billions of people living in abject poverty, to exploited and oppressed women around the world, and to child slaves and soldiers.
-the party is also pacifist. It believes that no tradition, no religion, no ideology, no economic or political system justifies discrimination or violence between individuals and peoples. Justice is an essential condition for peace, as are openness and dialogue.
Diversity
The party seeks to apply its alter-globalist and pacifist principles to relationships with the other peoples inhabiting the territory of Quebec, including Indigenous peoples as distinct peoples whose ancestral and territorial rights should be recognized, including through formal agreements. It advocates for equal, nation-to-nation relationships with the ten First Nations and the Inuit peoples to achieve shared management of the territory and resources.
-the party shares Gilles Vigneault’s view that “all humans are of my race” and holds that vision of a modern, diverse, pluralistic, and inclusive Quebec, built on the contributions of a large Francophone majority, but also on an Anglophone community with recognized historical rights, enriched by the contributions of people from various immigrant communities. It is essential to strengthen the fight against racism and other forms of discrimination in various areas, such as access to housing, employment, and justice.
-it is committed to fighting against all forms of intolerance, racism, homophobia, and attacks on human dignity.
Sovereignty
The party’s website states (August 2026) that the party believes that the people of Quebec form a nation with many unique characteristics, including a common language – French – a distinct culture, history, and political, economic, and social institutions. It includes people of all origins who now have the right to define, together and on an equal footing, its present and its political future. This nation has the absolute right to decide this future for itself, without outside interference.
-the national question does not belong to a single political party, nor even to the National Assembly. It belongs to all the people of Quebec. Therefore it proposes that the debate on Quebec’s future be conducted through a broad participatory democracy process, enabling the entire population to express its views on political and constitutional changes, as well as on the values associated with them.
-it advocates a referendum to conclude this process, which must take the necessary time to foster the broadest and most inclusive reflection possible.
The party’s 2022 platform states that Quebec needs much more than a change of government. It needs a different political system. The party is driven by a desire to build a country for everyone. Giving Quebecers a country is the best way to transform society. Changing the world starts with Quebec.
-so that the people of Quebec can assert their right to decide their future, the party advocates launching a constituent assembly process as soon as possible. The constituent assembly will be gender-balanced and representative, composed of people elected by universal suffrage, and will have the mandate to draft a constitution for an independent Quebec. This draft will be submitted to the population by referendum, and the party will support and promote the process.
-to ensure that Quebec reflects the image of its first inhabitants, the party advocates inviting Indigenous peoples to participate in every step of the process of achieving independence, and initiating a nation-to-nation dialogue to identify and implement the best conditions for freeing Quebec from the Indian Act and granting the nations concerned a genuine right to self-determination.
-to ensure that the people of Quebec can assert their autonomy from the British Crown and the democratic legitimacy of the National Assembly, the party advocates in particular, abolishing the position of Lieutenant Governor and the oath of allegiance to the monarch of Canada. Only an oath to the people will be required for taking office as a member of the National Assembly.
-for the people of Quebec to assert their sovereignty, the party advocates challenging the international economic and military agreements and conventions signed by Canada, not only free trade agreements, but also military agreements and tax arrangements that protect big business and the wealthiest.
Stewardship: taxes & public services
As the 2nd of 4 platform priorities identified on the party’s website in August 2026, the party identifies public services. The party states that:
-previous governments left public services in a worse state than when they started. All of Quebec is on a waiting list. For a spot in a daycare, for surgery, for access to a speech therapist, for home care or a place in a long-term care facility, to see a therapist.
-the days when we paid taxes to receive good, free services are over. We are forced to turn to the private sector and pay a second time. We are not getting our money’s worth.
To give Quebecers services that work, the party proposes to:
>ensure equal opportunities for school children by making special programs accessible to everyone;
>guarantee equitable access to public services: whether one lives in a city, a region, or a suburb, everyone should have the right to functioning public services;
>stop the expansion of private healthcare and strengthen the quality of care offered free of charge within the public healthcare system.
In its most recent published platform statement (2022), the party further advocates:
-to ensure access to public services for everyone, prioritizing the development of education and health networks.
-to ensure a competent and sufficient healthcare workforce, creating working conditions conducive to recruitment and launch a massive hiring and training program in the public, social, and community sectors.
-to ensure that the quality of public services meets the expectations of Quebecers, doing everything possible to promote professions predominantly held by women.
-improving compensation and work-life balance, ending mandatory overtime, regulating workloads to eliminate overload, addressing pay equity gaps, and respecting the professional autonomy of public sector employees.
-to ensure that Quebecers in all regions have access to similar services, reducing service inequalities by establishing the principle of territorial equity.
-to guarantee quality public services throughout Quebec, decentralize public service budgets and management to the regions, including initiating a dialogue with Quebec municipalities and relevant Indigenous authorities to enable them to provide a minimum level of public services.
Taxes
In its most recent published platform statement (2022), the party further advocates ensuring a better distribution of wealth and putting it at the service of the common good, including by:
-ensuring that the funding of public services is better distributed, by demanding a greater tax contribution from highly profitable corporations and the very wealthy, increasing the number of tax brackets for very high-income earners while taxing all capital gains, except for rare exceptions, such as the sale of a principal residence; and taxing acquired wealth and the inheritances of the very wealthy more heavily.
-ending inequity among taxpayers by vigorously combating tax evasion, tax avoidance, and tax havens, particularly through international cooperation, and increasing the staff of Revenu Québec to better monitor businesses and penalize those that try to evade their tax responsibilities.
-introducing a principle of a progressive minimum tax for businesses, in addition to taxing financial transactions.
-combatting inequality between corporate management and employees by establishing a maximum wage in the public sector and Crown corporations, as well as in companies that receive government financial assistance.
-ensuring that public funds benefit the entire population, Québec solidaire commits to ending unconditional public financial assistance to large corporations.
-simplifying the Quebec tax system, preserving Quebec’s autonomy, and combatting tax evasion by implementing a single income tax return administered by Québec.
-making municipalities less dependent on property taxes and allowing them to generate more independent revenue by establish a new tax regime for municipalities.
Public Safety
To make equality before the law a reality, the party advocates ensuring equitable access to the justice system, including:
-completing reform of the legal aid program, expansion of its coverage, and broadening of its eligibility criteria.
-developing and promote the use of alternative and restorative justice, as well as diversion programs when appropriate.
-promoting access to a justice system by and for Indigenous peoples.
-to combat stigma and promote reintegration, the party advocates decriminalizing simple possession of all drugs and abolishing prison sentences for unpaid fines, along with increased funding for crime prevention and rehabilitation programs in the community and in detention centres.
Parti Québécois
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Objectif, rôle et valeurs du gouvernement
La Déclaration de principes du parti (publiée en 2019, consultée sur le site Web officiel en juillet 2026) stipule que celui-ci s’engage avec dignité et détermination à faire tout ce qui est en son pouvoir pour mener le Québec à son indépendance nationale.
– La survie de la langue française constitue un défi permanent, aggravé par des obstacles qui s’étendent bien au-delà de ses frontières. À l’instar du reste du monde, le Québec est confronté à la crise climatique, doit faire face à des inégalités sociales croissantes et s’efforce de renforcer la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques.
– La mondialisation complique le développement économique du Québec et remet en question sa spécificité culturelle.
– Son action politique sera axée sur la fondation d’une nation, et non sur la gestion courante d’une province. À cette fin, il s’engage à prendre chacune de ses décisions de manière à rapprocher le Québec de cet objectif ultime et cherchera à unir tous ceux qui appuient l’indépendance.
– Ses actions viseront également à susciter l’appui et l’engagement, ainsi qu’à bâtir un consensus en valorisant le débat et la diversité des points de vue. En fin de compte, l’objectif est de parvenir à des décisions unificatrices et courageuses fondées sur les connaissances scientifiques.
Le parti s’engage à œuvrer sans relâche dans ce contexte, guidé par les valeurs fondamentales suivantes :
– la liberté, qu’il considère comme incarnée par le pouvoir de faire ses propres choix, l’accès universel à une éducation de qualité et l’atteinte de l’autonomie financière. Le Québec ne sera véritablement libre que lorsque ses citoyens le seront eux-mêmes;
– la justice et l’équité, car, selon lui, la santé d’une société se mesure à son niveau de bien-être et à sa qualité de vie. Ces valeurs donnent à chacun la chance de s’épanouir pleinement et assurent un équilibre entre les droits collectifs et individuels.
– le nationalisme en tant que valeur d’ouverture, d’inclusion et d’unification, qui rassemble les individus au sein d’une communauté plus forte que la somme de ses parties. L’affirmation fière de l’identité de chaque peuple est le fondement de la diversité culturelle mondiale.
– la protection de l’environnement, car le territoire québécois définit son identité nationale, conditionne notre existence même et s’incarne dans une vision écologique qui mobilise tous les segments de la société. La restauration du patrimoine naturel du Québec, conjuguée à une économie fondée sur une transition énergétique juste et équitable, les énergies renouvelables et l’innovation technologique verte, contribue au sentiment d’appartenance des Québécois à ce territoire. Son intégrité, sa vitalité et sa durabilité sont essentielles à l’avenir collectif du Québec.
Dans son Livre bleu (annexe II, 2026), le parti a proposé un projet de constitution nationale qui contient l’énoncé suivant des principes fondamentaux :
1. Le peuple du Québec est souverain. Il détermine librement son statut politique. Il choisit, directement ou par l’intermédiaire de ses représentants, ses institutions fondamentales et les règles qui encadrent le fonctionnement et l’évolution de la société. Nul ne peut réduire ou altérer la souveraineté du peuple du Québec sans son consentement.
2.Le peuple du Québec choisit librement de confier la souveraineté juridique à l’État du Québec.
3. L’État souverain du Québec est laïque, pacifique, démocratique et francophone. Il respecte les croyances religieuses et les valeurs fondamentales de ses citoyens.
4. L’État souverain du Québec est une république parlementaire (décentralisée).
5. L’État souverain du Québec est un État de droit. La présente Constitution régit l’exercice des pouvoirs publics et toutes les fonctions de l’État.
6. Les valeurs fondamentales du Québec souverain sont la liberté, la tolérance, la solidarité et la responsabilité.
7. L’État souverain du Québec s’efforce d’assurer l’égalité des chances et des conditions de vie décentes à tous ses citoyens, en particulier aux enfants, aux personnes âgées et aux personnes handicapées.
8. Le peuple et l’État du Québec s’engagent à œuvrer pour la paix mondiale et la coopération entre les peuples.
9. L’État souverain du Québec mène ses relations extérieures en se fondant sur les principes établis du droit international et contribue, dans un esprit d’ouverture, au développement du droit international.
10. La culture est l’expression de l’identité québécoise. L’État doit soutenir la communauté culturelle (artistes, artisans et créateurs). Il doit favoriser la situation et les conditions de vie des artistes, des artisans et des créateurs. L’État reconnaît l’importance de préserver et de promouvoir le patrimoine culturel, historique et naturel du Québec.
11. La recherche scientifique est essentielle au développement de la population du Québec. L’apprentissage de la méthode scientifique doit occuper une place importante dans l’éducation des jeunes. L’État doit promouvoir l’excellence en recherche (encourager les inventeurs) et favoriser l’innovation. L’État soutient le développement scientifique et technologique qui respecte la dignité humaine et l’environnement.
Le sens de l’indépendance
Le Livre bleu affirme que l’indépendance n’est pas une fin en soi, mais un commencement. Elle n’exige pas que tous les Québécois pensent de la même façon, votent toujours de la même manière ou envisagent exactement le même avenir. Elle leur offre plutôt la possibilité de décider ensemble, démocratiquement, dans un pays qui leur appartient. Elle inaugure une nouvelle ère où nos débats ne seront plus limités par ce qu’Ottawa autorise, refuse ou impose, mais par la volonté collective du Québec lui-même.
– Elle ne promet pas un Québec uniforme, mais un Québec libre. Un Québec où la gauche peut défendre plus efficacement la justice sociale, où la droite peut réclamer un gouvernement plus petit, où les régions peuvent obtenir davantage de pouvoirs, où les jeunes peuvent bâtir, où les aînés peuvent transmettre leur héritage, où les artistes peuvent créer, où les entrepreneurs peuvent innover, où les communautés peuvent s’enraciner, et où chacun peut participer à la construction d’un pays commun.
Nationalisme québécois
Le Livre bleu du parti (publié en 2026 et consulté sur son site Web officiel en juillet 2026) stipule que, bien que le nationalisme québécois comporte certainement une dimension culturelle, il est également politique. Les Québécois vivent dans un pays dont les institutions ne répondent pas à leurs aspirations. Au fil du temps, le Québec a développé une identité politique distincte qui souligne clairement sa différence au sein du Canada. Le problème demeure que leurs préférences politiques ne peuvent jamais être pleinement satisfaites. Les Québécois souhaitent une plus grande décentralisation des pouvoirs en faveur du Québec, notamment :
– l’abolition de la loyauté envers la monarchie britannique. Historiquement, les Québécois ne doivent aucune loyauté à la monarchie. Or, en vertu de la Constitution canadienne, les députés, les ministres et les juges du Québec exercent leurs fonctions au nom du chef d’État du Royaume-Uni – un monarque étranger.
– De plus, la monarchie est là pour rester au Canada. La Loi constitutionnelle de 1982 garantit que son abolition nécessiterait le consentement des assemblées législatives des dix provinces, ainsi que celui de la Chambre des communes et du Sénat. Tant que le Québec fera partie du Canada, il sera contraint de subir des absurdités incompatibles avec ses revendications de souveraineté.
– Ce système reste également lié à une discrimination institutionnelle. Le monarque est le chef suprême de l’Église anglicane, et les règles de succession interdisent encore formellement à une personne d’une autre confession ou à un non-croyant d’accéder au trône. Ces dispositions, qui lient la légitimité politique à la naissance et à la religion, sont diamétralement opposées aux valeurs fondamentales de laïcité et d’égalité que défend le Québec.
– L’abolition du Sénat, qui constitue l’un des anachronismes les plus singuliers du Canada. De nombreux pays disposent d’une deuxième chambre législative chargée d’adopter des lois, mais le Sénat canadien demeure exceptionnellement désuet. Considérons les caractéristiques suivantes :
- Les sénateurs canadiens sont nommés par le premier ministre seul et ne sont pas élus. Seuls 15 pays (sur environ 200) dans le monde utilisent encore ce mode de nomination pour leur Sénat ou leur chambre haute, et il s’agit d’anciennes colonies britanniques et de pays du Moyen-Orient. Parmi ces 15 pays, seuls le Canada et le Royaume-Uni nomment leurs sénateurs à vie.
- Seul le Canada possède un Sénat dont les membres sont nommés à vie et qui dispose d’un pouvoir égal à celui de la chambre élue : chaque projet de loi doit recevoir l’approbation du Sénat dans son intégralité.
- De plus, le Sénat canadien a été créé dans le but explicite de donner une influence politique aux personnes fortunées. À l’époque de la fondation du Canada moderne, les sénateurs devaient posséder un niveau de richesse bien précis.
•Cette situation est d’autant plus scandaleuse que le Sénat coûte 139 millions de dollars par année.
– une réévaluation de la répartition des pouvoirs entre le gouvernement fédéral et les provinces, notamment :
- la reconnaissance constitutionnelle du Québec en tant que nation;
- la reconnaissance du droit du Québec d’opposer son veto à toute modification constitutionnelle;
- la reconnaissance du droit du Québec de se retirer de tout programme fédéral moyennant une compensation financière;
- la reconnaissance de la pleine compétence du Québec en matière d’immigration sur son territoire;
- l’octroi au gouvernement du Québec du pouvoir de nommer trois juges à la Cour suprême du Canada;
- le transfert d’une part plus importante des recettes fiscales au Québec et l’octroi au Québec de pouvoirs accrus pour protéger la langue et la culture françaises;
- le contrôle total de la culture et des communications sur son territoire;
- le droit d’agir de manière autonome sur la scène internationale en signant ses propres traités dans ses domaines de compétence;
– l’abolition des restrictions prévues par la Loi constitutionnelle de 1867.
Loin d’établir un partage équitable des pouvoirs souverains, la Loi de l’Assemblée nationale britannique (BNA) a instauré un système fédéral structurellement conçu pour centraliser le pouvoir à Ottawa. Trois pouvoirs accordés en vertu de la Constitution de 1867, en particulier, sont utilisés pour centraliser le pouvoir :
- les pouvoirs résiduels – l’article 91 confère au Parlement fédéral compétence sur toute question qui n’est pas expressément attribuée aux provinces, au nom de « la paix, de l’ordre et du bon gouvernement ». Ce pouvoir a été utilisé pour priver le Québec d’outils essentiels au développement de sa culture, de sa langue et de son économie. De plus, la doctrine de « l’intérêt national » a été invoquée par les tribunaux pour faire passer un domaine relevant de la compétence provinciale (comme la culture ou l’éducation) sous la compétence exclusive du gouvernement fédéral si son « caractère unique, distinctif et indivisible » justifie une intervention d’Ottawa.
- le pouvoir de dépenser, qui permet au gouvernement fédéral d’allouer des fonds — souvent assortis de conditions — dans des domaines relevant de la compétence provinciale, tels que la santé, l’éducation ou les services sociaux. Un exemple particulier est l’effet des investissements fédéraux initiaux massifs dans les soins de santé, qui sont progressivement retirés, laissant les provinces assumer seules la charge financière.
- le pouvoir de désapprobation, manifestation la plus flagrante de la structure hiérarchique — voire impériale — de la fédération canadienne. L’article 90 de la Loi constitutionnelle de 1867 autorise le gouvernement fédéral à invalider purement et simplement une loi provinciale dûment adoptée par une assemblée législative élue démocratiquement. L’existence même de cette option — qui est parfaitement valide en vertu de la Constitution canadienne — illustre la nature fondamentalement inégale de la répartition des pouvoirs au Canada, même si elle est rarement utilisée.
– l’abolition des restrictions à l’autorité provinciale en vertu de la Charte des droits et libertés. En transférant le règlement des questions sociales, linguistiques et culturelles sensibles à la Cour suprême, la Charte a judiciarisé la politique québécoise. Des enjeux qui devraient faire l’objet d’un débat démocratique — comme la laïcité, la langue ou les programmes sociaux — sont désormais tranchés non pas par des élus, mais par des juges nommés par Ottawa. Le Québec a été contraint de recourir au seul outil à sa disposition : la clause de souveraineté parlementaire (également appelée « clause dérogatoire » ou « clause de non-obstacle »). Cette pratique, souvent critiquée par le Canada anglophone, est nécessaire pour protéger les lois fondamentales — qui représentent la volonté populaire de la nation québécoise — contre une interprétation juridique étroite de la Charte par la magistrature fédérale. Même cette dernière ligne de défense — fruit d’un compromis historique entre les provinces et le gouvernement fédéral lors du rapatriement de 1982 — est aujourd’hui menacée, alors qu’Ottawa explore activement des scénarios visant à contester ou à limiter la capacité des provinces à recourir à la clause de dérogation.
Les budgets d’un Québec indépendant
Le Livre bleu du parti indique que celui-ci a publié plusieurs budgets pour un Québec indépendant : en 1973, en 2005 et en 2023. À chaque fois, il s’agissait d’un exercice de transparence bienvenu pour le projet d’indépendance du Québec. La dernière version (2023) a répondu à de nombreuses questions concernant les finances publiques d’un Québec indépendant et a démystifié plusieurs idées fausses courantes :
> Oui, le Québec est capable de devenir indépendant du point de vue des finances publiques;
> Oui, le Québec est capable d’équilibrer son budget sans les paiements de péréquation fédéraux;
> Oui, le Québec économiserait près de 9 milliards de dollars en éliminant les chevauchements;
> Oui, le Québec serait dans une meilleure situation financière que la moyenne des pays du G7;
> Non, le budget du Québec ne présentera pas de déficit chronique;
> Non, le ratio dette/PIB d’un Québec indépendant ne sera pas particulièrement élevé, et il sera inférieur à celui du Canada.
Déséquilibre fiscal
Le Livre bleu (2026) du parti indique que la Commission québécoise sur le déséquilibre fiscal a établi (vers 2002) trois principes permettant de déterminer s’il existe un déséquilibre fiscal entre les différents paliers de gouvernement:
> la répartition des pouvoirs fiscaux doit garantir que chaque niveau de gouvernement dispose d’un financement suffisant pour rendre compte à ses citoyens des décisions qu’il a prises dans ses domaines de compétence;
>les recettes totales doivent permettre à chaque niveau de gouvernement de couvrir efficacement les dépenses découlant de toutes les responsabilités qu’il assume;
> les transferts du gouvernement fédéral aux provinces ne doivent pas limiter l’autonomie décisionnelle et budgétaire des provinces dans leurs domaines de compétence, que ce soit en raison des conditions qui y sont rattachées ou des modalités selon lesquelles ils sont définis.
Toutefois, la Commission a formulé les observations suivantes :
– il existe un écart fiscal croissant entre les provinces et le gouvernement fédéral qui n’est pas suffisamment pris en compte; les ententes financières intergouvernementales limitent la souplesse des provinces dans leurs domaines de compétence, ce qui entraîne des besoins non comblés, qui deviennent évidents lorsque l’on projette l’état actuel des finances publiques provinciales dans l’avenir;
– Les transferts fédéraux sont insuffisants. Ils sont trop souvent imprévisibles, laissés à la discrétion du gouvernement fédéral et assortis de conditions fédérales dans des domaines relevant de la compétence provinciale. Cette situation engendre de l’incertitude dans la planification budgétaire provinciale et favorise un manque de reddition de comptes.
– Le gouvernement fédéral exerce son « pouvoir fédéral de dépenser » de manière inappropriée. Les dépenses fédérales directes dans les domaines relevant de la compétence du Québec, effectuées en vertu du « pouvoir fédéral de dépenser », enfreignent également les trois principes d’équilibre fiscal mentionnés ci-dessus.
-Plus particulièrement, la Commission a recommandé d’abolir les transferts sociaux (maintenant appelés Transfert canadien en matière de santé [TCS] et Transfert canadien en matière sociale [TCMS]) et de les remplacer par un transfert d’espace fiscal (taxe sur les produits et services [TPS] ou impôt sur le revenu des particuliers [IRP]).
– Malgré ces conclusions claires, peu de progrès ont été réalisés à cet égard depuis 2002.
Provinces, territoires et municipalités
Relations interprovinciales
Le Livre bleu du parti stipule que dès son arrivée au pouvoir, celui-ci s’attachera à définir les positions interprovinciales les plus avantageuses pour le Québec, tout en restant ancré dans ce qui est politiquement et concrètement réalisable. Parmi les facteurs contextuels imprévisibles, le plus important est sans aucun doute la profonde transformation de la nature même du Canada à la suite d’une victoire référendaire au Québec — ou même en Alberta, ce qui pourrait survenir avant celle du Québec. En d’autres termes, il est impossible de prédire ce que comporteraient les négociations entre le Québec et le Canada en cas de victoire du « oui » au référendum, qui y participerait ou quel serait le rôle de chaque partie.
– De plus, après l’indépendance du Québec, il est fort probable que les provinces canadiennes continueront de collaborer et de se coordonner dans les domaines où elles le font déjà. Cependant, le modèle de gouvernance canadien pourrait alors évoluer de manière à mieux respecter l’autonomie de chaque province. Ce système de gouvernance ne serait plus principalement imposé par un gouvernement fédéral abusant de sa capacité fiscale pour intervenir dans des domaines relevant de la compétence provinciale. Il reposerait plutôt sur des ententes librement conclues entre les provinces, le financement étant négocié selon des modalités convenues entre elles — par exemple, sur une base par habitant ou selon le principe de l’utilisateur-payeur.
— en d’autres termes, les provinces apporteraient leur juste part, mais elles participeraient également pleinement à la prise de décision.
Relations fédérales
Le « Livre bleu » du parti précise que, contrairement à des propositions antérieures, il estime désormais qu’il n’est pas nécessaire que le Québec propose des institutions communes complexes avec le reste du Canada pour parvenir à l’indépendance, et qu’il ne propose pas la « souveraineté-association » : il souhaite simplement proposer des pistes de collaboration avec un voisin, unis par un intérêt mutuel à maintenir un climat de bonne volonté.
– Une fois le Québec indépendant, le parti proposera au Canada que les deux parties négocient un traité sur le libre-échange et la libre circulation des personnes et des capitaux. Cet accord devrait couvrir plusieurs aspects des relations entre le Québec et le Canada sans être contraignant ni complexe, comme la mise en place d’institutions. Le modèle qui pourrait le plus facilement aider à tracer la voie des relations futures entre le Québec, le Canada et les provinces semble être le Traité de coopération entre le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège et la Suède, communément appelé le Traité d’Helsinki. Signé en 1962 et continuellement mis à jour depuis lors, ce traité couvre de nombreux domaines, et plusieurs des mécanismes décrits ci-dessous s’en inspirent largement.
– Le principe fondamental de ce traité est le suivant : les citoyens de tous ces pays sont traités sur un pied d’égalité au sein des autres pays signataires dans un certain nombre de domaines, tandis que les États signataires conservent leur pleine souveraineté. Il s’agit d’une approche souple, efficace et performante.
Libre circulation des personnes
– Le traité sur le libre-échange et la libre circulation des personnes et des capitaux qu’un Québec indépendant proposerait inclurait logiquement une clause sur la libre circulation des personnes entre les deux pays. Ainsi, sans avoir besoin d’un passeport, les citoyens des deux pays pourraient traverser librement la frontière. Concrètement, cela signifierait qu’il n’y aurait pas de postes de contrôle à la frontière entre le Québec et l’Ontario, entre le Québec et le Nouveau-Brunswick, ni entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador. Cette mesure est dans l’intérêt de tous les citoyens des provinces, du Canada et du Québec.
-Il convient toutefois de noter que la libre circulation des personnes ne signifie pas que tout le monde a le droit de se déplacer ou de s’établir sans distinction. La libre circulation signifie qu’une personne détenant la citoyenneté canadienne ou québécoise pourra se déplacer comme elle le souhaite dans l’autre province sans entrave. Les autres resteront assujettis aux mêmes conditions.
– Le droit de circuler librement n’est pas synonyme du droit de s’établir de façon permanente. Ainsi, une personne ne pourrait pas être admise au Canada à titre d’immigrant et revendiquer ensuite le droit de résider au Québec. Tout au plus, cette personne pourrait visiter le Québec à titre de touriste pendant une période limitée.
– Ainsi, le Québec conservera sa pleine souveraineté quant au choix des personnes autorisées à entrer sur son territoire, à condition qu’elles ne soient pas des citoyens canadiens
Coopération économique
Le « Livre bleu » du parti indique que, selon des statistiques récentes, les exportations du Québec vers d’autres pays (175 milliards de dollars) dépassent celles vers les autres provinces canadiennes (108 milliards de dollars). Néanmoins, le commerce avec les autres provinces canadiennes continue de représenter une part importante des débouchés commerciaux du Québec. La même tendance s’observe pour les importations : 204 milliards de dollars de nos importations proviennent de l’étranger, tandis que 98 milliards proviennent du Canada. Le Québec affiche également une balance commerciale positive avec le reste du Canada. Ces statistiques démontrent qu’il est dans l’intérêt de tous de favoriser un marché aussi libre que possible afin de préserver ces gains économiques.
-Dans le cadre d’un éventuel accord de libre-échange portant sur la libre circulation des personnes et des capitaux, un Québec indépendant proposerait la libre circulation des marchandises et des capitaux entre le Canada et le Québec.
– Étant donné que les intérêts commerciaux du Québec diffèrent souvent de ceux du Canada, une union douanière ne sera pas une nécessité absolue entre les deux pays. Cela évitera également aux deux pays d’avoir à négocier un accord potentiellement complexe pour administrer une telle union douanière.
– Afin de promouvoir le droit au travail et la liberté du travail, le parti préconise d’envisager un traité sur le libre-échange et la libre circulation des personnes et des capitaux, ainsi que la participation aux régimes publics de retraite, entre autres.
– Afin d’éviter à la fois la double imposition et l’évasion fiscale, le parti préconise d’envisager des accords fiscaux appropriés, ainsi que la mise en place d’une ou de plusieurs unions douanières, le cas échéant.
Relations internationales et défense
Le Livre bleu du parti indique que le statut constitutionnel actuel du Québec ne lui permet pas d’exercer l’influence internationale dont il est capable. Le Québec peut prendre certaines décisions, mais pas toutes. Sans souveraineté en matière de politique étrangère et de représentation internationale, il est contraint de s’en remettre au gouvernement fédéral canadien pour toute initiative nécessitant une reconnaissance internationale officielle.
– La souveraineté d’un peuple réside, entre autres, dans sa capacité d’exister sur la scène internationale, y compris la capacité de signer des traités avec d’autres peuples et de participer activement aux débats qui façonnent l’avenir de la planète. Le parti cherche à faire en sorte que le Québec puisse faire valoir ses intérêts et laisser sa marque.
– L’indépendance ne signifiera certainement pas un repli sur soi, mais plutôt une présence tant pour les Québécois que pour les autres pays, notamment en faisant entendre la voix, les valeurs et les idées du Québec dans les forums internationaux et en participant aux débats qui façonnent le monde.
– La diplomatie internationale ne se résume pas à des dynamiques de pouvoir fondées sur la force brute. Le pouvoir de persuasion — ou « pouvoir doux » — doit également être pris en compte. Un Québec indépendant disposerait d’un pouvoir de persuasion qui le placerait dans une position enviable sur la scène internationale, s’appuyant sur les éléments suivants :
1) La spécificité culturelle en Amérique du Nord. Le Québec a un mode de vie nord-américain, mais possède une culture francophone qui n’est pas associée aux États-Unis. Cette double caractéristique facilitera le rapprochement entre l’Amérique du Nord et l’Europe, voire entre l’Afrique et l’Amérique du Nord.
2) Présence active au sein des organisations internationales. Le Québec figure déjà parmi les chefs de file des États non indépendants actifs sur la scène internationale. Cela laisse entrevoir de nombreuses possibilités lorsqu’il sera enfin en mesure de s’exprimer librement dans les diverses instances du débat mondial. Le Québec entretient également déjà des relations bien établies avec le continent africain, qui connaîtra la plus forte croissance démographique de ce siècle.
3) Promoteur de la paix. Le Québec est déjà présent et reconnu à l’échelle mondiale comme un promoteur de la paix grâce au travail de l’Assemblée nationale et à la centaine d’organismes de coopération internationale basés au Québec. Historiquement, le Québec a toujours été opposé aux conflits armés, même dans des situations critiques. Les deux crises liées à la conscription pendant les deux guerres mondiales en témoignent, tout comme le faible niveau d’appui à la deuxième guerre en Irak et à la guerre en Afghanistan. En tant que peuple conquis par la force des armes, les Québécois restent sensibles aux répercussions d’une volonté imposée par la force.
4) Des diplomates reconnus. Le Québec dispose déjà, par l’intermédiaire de l’Institut de la diplomatie du Québec, d’un programme spécialisé de formation et de perfectionnement professionnel destiné à ceux qui sont appelés à représenter la province à l’étranger. Cette capacité est également soutenue par un écosystème universitaire québécois dynamique dans les domaines de la diplomatie et des relations internationales, notamment à l’Université Laval, à l’ENAP et à l’UQAM.
5) Absence d’antécédents de conflits ou de domination militaire sur la scène internationale. De nombreux pays d’Afrique et d’Asie se méfient encore des anciennes puissances coloniales, et le Québec réussit déjà à se positionner comme un partenaire exempt de ce genre de passé. Devenir un pays ne fera que renforcer ces échanges.
Relations avec les États-Unis
Le Québec sera toujours voisin de l’une des plus grandes superpuissances de l’histoire de l’humanité : les États-Unis. En 2025, l’économie américaine était estimée à plus de 30 000 G$²⁸, tandis que celle de la Chine ne dépassait pas 20 000 G$ et que celle de la troisième économie mondiale, l’Allemagne, ne dépassait pas 5 000 G$.
– En 2024, les dépenses militaires américaines représentaient environ 37 % (près de 1 000 G$) du total des dépenses militaires mondiales. En plus d’occuper un siège au Conseil de sécurité de l’ONU, les États-Unis contribuent — en théorie — à hauteur de 22 % au budget total de l’ONU.
– Plusieurs raisons amènent le parti à croire qu’un Québec indépendant aurait tout intérêt à entretenir des relations directes avec ses voisins du sud plutôt que de se perdre au milieu d’une multitude de provinces et d’un gouvernement fédéral qui ne sait plus quelle direction prendre. Il est essentiel que le Québec s’unisse autour de ses atouts:
1) La capacité de parler d’une seule voix. Lorsque les États-Unis s’adressent au Canada, la réponse est parfois chaotique. Les discussions entourant les droits de douane du président Trump en ont apporté la preuve concrète : le premier ministre de l’Alberta a fait cavalier seul à cause du pétrole, le premier ministre de l’Ontario a plutôt opté pour une publicité télévisée que le premier ministre du Canada a contredite, le premier ministre de la Colombie-Britannique a lancé une campagne publicitaire qui est restée sans suite, et ainsi de suite. Le Canada présente d’énormes disparités économiques d’une région à l’autre; il est donc pratiquement certain qu’il y aura des gagnants et des perdants dans les négociations commerciales. Un Québec indépendant sera un pays uni dont le message ne sera pas dilué par des intérêts divergents.
2) Un partenaire stable. L’histoire du Québec témoigne d’un niveau remarquablement constant de stabilité institutionnelle et sociale. Même lors des deux référendums sur l’indépendance — des moments marqués par une intensité politique exceptionnelle —, les Québécois, quelles que soient leurs allégeances politiques, ont accepté les résultats avec un sens civique exemplaire.
Cette stabilité au Québec est bien connue et appréciée par nos partenaires américains.
3) La Voie maritime du Saint-Laurent. La Voie maritime du Saint-Laurent est un atout économique majeur qui a généré 375 milliards de dollars de retombées économiques depuis son ouverture. Il s’agit d’une zone administrée conjointement par les États-Unis et le Canada par l’intermédiaire de deux sociétés d’État : la Great Lakes St. Lawrence Seaway Development Corporation pour les États-Unis et la Société de gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent pour le Canada. La société canadienne gère la majorité des écluses de la voie maritime, y compris les quatre situées au Québec. Le Québec prendra en charge ces quatre écluses à titre d’infrastructure après l’indépendance et devra faire preuve d’une gestion exemplaire.
Commerce entre le Québec et les États-Unis
Le Livre bleu du parti indique que, bien que les Québécois aient parfois l’impression que les relations commerciales entre le Québec et les États-Unis sont unilatérales, il s’agit en réalité d’un partenariat bénéfique pour les deux parties. Les États-Unis importent chaque année pour environ 87,3 milliards de dollars de produits du Québec :
– l’aluminium brut se démarque, représentant près de 9 milliards de dollars par année. Non seulement l’aluminium québécois est d’excellente qualité, mais il figure également parmi les plus écologiques au monde. Les alternatives à l’aluminium québécois proviennent de la Chine, de l’Inde ou de la Russie. Il est donc clairement dans l’intérêt des Américains de continuer à acheter de l’aluminium québécois.
– L’industrie aérospatiale, qui comprend les secteurs des aéronefs (6 G$) et des moteurs à réaction (4,4 G$), ne peut être remplacée du jour au lendemain sans une hausse des prix.
– On sait moins que la production de camions destinés au transport de marchandises représente une part importante des exportations du Québec vers les États-Unis (2,1 milliards de dollars) et qu’elle serait difficile à remplacer.
– Les ventes d’électricité totalisent 1,3 milliard de dollars. L’électricité du Québec est considérée comme une source d’énergie fiable et constante (contrairement à d’autres sources d’énergie renouvelables intermittentes). Surtout, elle fait partie intégrante de l’approvisionnement en électricité de l’État de New York. Le projet Champlain Hudson Power Express — un câble souterrain reliant le Québec au Queens, à New York — prévoit que le Québec fournisse près de 20 % de l’électricité de la ville de New York à long terme, à compter de 2026. Cela confère au Québec une position stratégique indéniable.
De plus, bien que les échanges commerciaux avec les États-Unis représentent une part importante du commerce total du Québec (environ 53,6 %⁴⁶), le Québec est moins dépendant des États-Unis sur le plan économique que le reste du Canada. Le Québec est donc mieux placé que le Canada pour diversifier son économie :
– en effet, les échanges commerciaux du Québec avec l’UE représentent plus de 30 % du total des échanges du Canada avec l’UE, et les échanges avec le Brésil sont également importants. Cela démontre que le Québec a déjà commencé à se tourner vers d’autres marchés que les États-Unis plus rapidement que le reste du Canada.
– de plus, le Québec aura toujours un accès direct à l’océan Atlantique par le fleuve Saint-Laurent. Cette situation géographique stratégique en fait un acteur clé du commerce international et des voies maritimes.
– De plus, le Québec se distingue également par la diversité de ses exportations, qui reposent sur une gamme de produits beaucoup plus large que celle de nombreuses autres provinces canadiennes ou de certains États américains dont le commerce extérieur reste fortement concentré dans quelques secteurs seulement.
Afin d’accroître la présence internationale du Québec avant même son indépendance, le parti préconise :
– le doublement immédiat du nombre de représentations à l’étranger. Le Québec compte actuellement 34 représentations à travers le monde, qui font chaque jour la promotion du Québec à l’échelle internationale par le biais de sa culture, de son économie et de son identité unique. Le parti préconise une action immédiate, y compris une analyse coûts-avantages rapide afin d’identifier les pays les plus susceptibles de permettre au Québec de maximiser ses avantages économiques et son influence diplomatique. Plutôt que de doubler le nombre de représentations en établissant des délégations générales à part entière, le parti préconise de se concentrer dans un premier temps sur l’ouverture de bureaux satellites.
– l’intégration des équipes québécoises au sein des fédérations sportives internationales. Les équipes sportives nationales sont une source de fierté pour leurs pays. Elles constituent une représentation concrète de la nation aux yeux du monde et sont composées d’athlètes qui inspirent leurs concitoyens par leurs exploits. Le parti préconise d’aider les fédérations sportives québécoises à présenter leur candidature pour devenir membres des fédérations internationales.
– le maintien des traités signés par le Canada qui s’appliquent actuellement au Québec. Le Canada est signataire d’environ 4 380 traités qui ont souvent des répercussions sur la vie quotidienne. Le parti propose de se prononcer, d’une manière ou d’une autre, en faveur du maintien de l’application de ces traités, afin d’assurer la stabilité; puis d’évaluer la nécessité de discuter des traités avec les partenaires signataires.
– dès que possible, présenter une demande d’adhésion à l’ONU et à ses divers organes affiliés, notamment les institutions spécialisées, les organisations apparentées et d’autres entités. Ce système comprend de nombreuses organisations bien connues, telles que la Banque mondiale, l’Organisation mondiale de la santé et l’Organisation mondiale du commerce.
– même si l’OTAN connaît actuellement des tensions dues, notamment, aux pressions exercées par les États-Unis concernant son financement, le Québec devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour devenir signataire du traité et ainsi membre de l’OTAN, ainsi que de l’Organisation des États américains (OEA)
– L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), fondée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, est aujourd’hui une organisation de premier plan vouée à la recherche sur les politiques publiques dans 38 pays démocratiques et développés. Il serait dans l’intérêt du Québec d’adhérer à l’OCDE, notamment pour tirer parti de ses travaux et se comparer à d’autres pays développés.
– Le Commonwealth, une organisation internationale de coopération fondée sur les liens entre le Royaume-Uni et la grande majorité de ses anciennes colonies (à l’exception notable des États-Unis et de l’Irlande). Même si le Commonwealth est actuellement dirigé, en théorie, par le monarque du Royaume-Uni, il serait judicieux de chercher à devenir membre de cette organisation. D’une part, plusieurs membres sont désormais des républiques, ce qui signifie que notre situation ne serait pas inhabituelle. D’autre part, le Québec ne doit pas hésiter à nouer des liens avec tous les pays du monde, d’autant plus que nous cherchons à réduire notre dépendance vis-à-vis du continent.
-Le Québec devra adhérer à d’autres organisations internationales moins connues du grand public, qui œuvrent dans divers domaines, notamment la coopération policière avec l’Organisation internationale de police criminelle, mieux connue sous le nom d’Interpol; le Bureau international des poids et mesures; ainsi que des organismes de normalisation tels que la Commission électrotechnique internationale ou l’Organisation internationale de normalisation (ISO). Il en va de même pour la Commission des pêches de l’Atlantique Nord-Ouest, la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique, le Conseil international pour l’exploration de la mer et l’Organisation pour la conservation du saumon de l’Atlantique Nord.
-D’autres organisations internationales à vocation régionale devraient également être prises en considération, notamment l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et le Conseil de l’Europe, à titre d’observateur.
-Le Québec devra présenter une demande d’adhésion à part entière à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dès que possible après son indépendance, en tant que priorité absolue. La Francophonie mondiale compte 321 millions de locuteurs. Le français est la 5e langue la plus parlée au monde et la 4e langue la plus utilisée sur Internet. Le potentiel de l’OIF est immense, et le Québec pourrait déjà y jouer un rôle de premier plan.
Sécurité publique
Le Livre bleu (2026) du parti indique que celui-ci est favorable au transfert du pouvoir de contrôle des tribunaux criminels et civils du gouvernement fédéral au gouvernement québécois.
– De manière générale, l’architecture du système judiciaire canadien favorise le système fédéral actuel.
– L’indépendance du Québec mettra fin à cette subordination judiciaire : le Québec pourra alors concevoir, dans son intégralité, un système qui lui est propre et qui reflète ses valeurs.
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Purpose, Role & Values of Government
The party’s Statement of Principles (published 2019, accessed on official website July 2026) states that is committed with dignity and determination to do everything possible to lead Quebec to its national independence.
-the survival of the French language is its ongoing challenge, compounded by obstacles that extend far beyond its borders. Like the rest of the world, Quebec faces the climate crisis, must contend with growing social inequalities, and strive to bolster citizens’ trust in democratic institutions.
-globalization complicates Quebec’s economic development and challenges its cultural distinctiveness.
-its political action will focus on the foundation of a nation, not on the routine management of a province. To this end, it undertakes to make each of its decisions in a way that moves Quebec closer to this ultimate goal and will seek to unite all those who support independence.
-its actions will also aim to foster support and commitment, and to build consensus by valuing debate and the diversity of viewpoints. Ultimately, the goal is to arrive at unifying and courageous decisions based on scientific knowledge.
The party undertakes to work tirelessly within this context, guided by the fundamental values of:
-freedom, which it sees as embodied in the power to make one’s own choices, universal access to quality education, and the achievement of financial autonomy. Quebec will only be truly free when its citizens are themselves free.
-justice and equity, because in its view the health of a society is measured by its level of well-being and quality of life. These values give everyone a chance to fully flourish and ensure a balance between collective and individual rights.
-nationalism as a value of openness, inclusion, and unification, which brings individuals together into a community stronger than the sum of its parts. The proud affirmation of each people’s identity is the foundation of global cultural diversity.
-environmental protection, because Quebec’s territory defines its national identity, conditions our very existence, and is embodied in an ecological vision that engages all segments of society. The restoration of Quebec’s natural heritage, along with an economy based on a just and equitable energy transition, renewable energies, and green technological innovation, contributes to Quebecers’ sense of belonging to the territory. Its integrity, vitality, and sustainability are essential to Quebec’s collective future.
In its Livre Bleu (Appendix II, 2026) the party has proposed a draft national constitution which provides the following statement of Fundamental Principles:
1. The people of Quebec are sovereign. They freely determine their political status. They choose, directly or through their representatives, their fundamental institutions and the rules that form the framework for the functioning and evolution of society. No one may reduce or alter the sovereignty of the people of Quebec without their consent.
2. The people of Quebec freely choose to entrust legal sovereignty to the State of Quebec.
3. The sovereign State of Quebec is secular, peaceful, democratic, and French-speaking. It respects the religious beliefs and fundamental values of its citizens.
4. The form of the sovereign State of Quebec is that of a (decentralized) parliamentary republic.
5. The sovereign State of Quebec is a state governed by the rule of law. This Constitution governs the exercise of public powers and all functions of the State.
6. The fundamental values of sovereign Quebec are freedom, tolerance, solidarity, and responsibility.
7. The sovereign State of Quebec strives to provide equal opportunities and decent living conditions for all its citizens, particularly children, the elderly, and people with disabilities.
8. The people and the State of Quebec are committed to working for world peace and cooperation among peoples.
9. The sovereign State of Quebec conducts its foreign relations on the basis of established principles of international law and contributes, in a spirit of openness, to the development of international law.
10. Culture expresses Quebec’s identity. The State must support the cultural community (artists, artisans, and creators). The status and circumstances of artists, artisans, and creators must be promoted. The State recognizes the importance of preserving and promoting Quebec’s cultural, historical, and natural heritage.
11. Scientific research is essential to the development of the people of Quebec. Learning the scientific method must play a significant role in the education of young people. The State must promote excellence in research (encourage inventors) and foster innovation. The State supports scientific and technological development that respects human dignity and the environment.
The Meaning of Independence
The Livre bleu states that Independence is not an end in itself, but a beginning. It does not require all Quebecers to think the same way, to always vote the same way, or to envision exactly the same future. Rather, it offers them the chance to decide together, democratically, in a country that belongs to them. It ushers in a new era where our debates will no longer be limited by what Ottawa allows, refuses, or imposes, but by Quebec’s own collective will.
-it does not promise a uniform Quebec, but a free Quebec. A Quebec where the left can more effectively defend social justice, where the right can call for a smaller government, where the regions can gain more powers, where young people can build, where seniors can pass on their legacy, where artists can create, where entrepreneurs can innovate, where communities can put down roots, and where everyone can participate in building a shared country.
Quebec Nationalism
The party’s Livre Bleu (published 2026 and accessed on its official website July 2026) states that although Quebec nationalism certainly has a cultural dimension, it is also political. The people of Quebec live in a country whose institutions do not meet their aspirations. Over time, Quebec has developed a distinct political identity that clearly underscores their difference within Canada. The problem remains that their political preferences can never be fully satisfied. Quebecers desire greater decentralization of powers in favor of Quebec, including for example:
–abolition of loyalty to the British monarchy. Historically Quebecers owe no loyalty to the monarchy. However, under the Canadian Constitution, Quebec’s members of parliament, ministers, and judges carry out their duties on behalf the head of state of the United Kingdom – a foreign monarch.
>moreover, the monarchy is here to stay in Canada. The Constitution Act, 1982, ensures that its abolition would require the consent of the legislatures of all ten provinces, as well as that of the House of Commons and the Senate. As long as Quebec remains part of Canada, it will be forced to suffer absurdities inconsistent with claims of sovereignty.
>this system also remains tied to institutional discrimination. The monarch is the supreme head of the Anglican Church, and the rules of succession still formally prohibit a person of another faith or a non-believer from ascending to the throne. These provisions, which tie political legitimacy to birth and religion, are diametrically opposed to the fundamental values of secularism and equality that Quebec upholds.
-abolition of the Senate, which is one of Canada’s most peculiar anachronisms. Many countries have a second legislative chamber that passes laws, but the Canadian Senate remains unusually outdated. Consider the following characteristics:
Canadian senators are appointed by the prime minister alone, and are not elected. Only 15 countries (out of approximately 200) in the world still use this method of appointment for their senate or upper house, and these are former British colonies and countries in the >Middle East. Of the 15 countries, only in Canada and the UK are senators appointed for life.
>only Canada has a Senate that is appointed for life and has power equal to the elected chamber: every bill must receive the Senate’s consent in its entirety.
>furthermore, the Canadian Senate was established with the explicit aim of giving political influence to the wealthy. At the time of the founding of modern Canada, Senators were required to possess a specified level of wealth.
>this situation is all the more scandalous given that the Senate costs $139 million per year.
-reassessment of the division of federal and provincial powers, including:
- constitutional recognition that Quebec constitutes a nation;
- recognition of Quebec’s right to veto any constitutional amendment;
- recognition of Quebec’s right to opt out of any federal program with financial compensation;
- recognition of Quebec’s full jurisdiction over immigration within its territory;
- granting the Government of Quebec the power to appoint three justices to the Supreme Court of Canada;
- transfer of a larger share of tax revenues to Quebec and granting Quebec greater powers to protect the French language and culture;
- full control over culture and communications within its territory;
- the right to act autonomously on the international stage by signing its own treaties within its areas of jurisdiction.
-abolition of restrictions of the Constitution Act of 1867.
Far from establishing an equitable division of sovereign powers, the BNA Act established a federal system structurally designed to centralize power in Ottawa. Three powers granted under the 1867 constitution in particular, are used to centralize power:
- residual powers – section 91 grants the federal Parliament jurisdiction over any matter not expressly assigned to the provinces, in the name of “peace, order, and good government”. This has been used to deprive Quebec of essential tools for the development of culture, language, and economy. Moreover the doctrine of “national interest” has been used by the courts to role that an area of provincial jurisdiction (such as culture or education) and become entirely federal if it “uniqueness, distinctiveness, and indivisibility” justifying intervention by Ottawa.
- power to spend, which allows the federal government to allocate funds—often subject to conditions—in areas of jurisdiction that fall under provincial authority, such as health, education, or social service. A particular example is the effect of heavy initial federal investment in healthcare, which is being slowly withdrawn, leaving provinces to hold the bag.
- the power of disallowance, the most glaring manifestation of the hierarchical—even imperial—structure of the Canadian federation. Section 90 of the Constitution Act, 1867, prerogative authorizes the federal government to outright nullify a provincial law duly enacted by a democratically elected legislative assembly. The very existence of this option—which is perfectly valid under the Canadian Constitution—illustrates the fundamentally unequal nature of the division of powers in Canada, even if it is rarely used.
-abolition of restrictions on provincial authority under the Charter of Rights and Freedoms. By transferring the adjudication of sensitive social, linguistic, and cultural issues to the Supreme Court of Canada, the Charter has judicialized Quebec politics. Issues that should be subject to democratic debate—such as secularism, language, or social programs—are now decided not by elected officials, but by judges appointed by Ottawa. Quebec has been forced to use the only tool at its disposal: the parliamentary sovereignty clause (also known as the “derogation clause” or “notwithstanding clause”). This practice, often criticized by English-speaking Canada, is necessary to protect fundamental laws—which represent the popular will of the Quebec nation—against a narrow legal interpretation of the Charter by the federal judiciary. Even this last line of defense—the result of a historic compromise between the provinces and the federal government during the 1982 patriation—is now under threat as Ottawa actively explores scenarios to challenge or limit the provinces’ ability to use the derogation clause.
Budgets of an Independent Quebec
The party’s Livre bleu states that the party has published several budgets for an independent Quebec: in 1973, 2005, and 2023. Each time, it was a welcome exercise in transparency for the Quebec independence project. The latest version (2023) answered many questions regarding the public finances of an independent Quebec and debunked several common misconceptions:
> Yes, Quebec is capable of becoming independent from a public finance perspective;
> Yes, Quebec is capable of balancing its budget without federal equalization payments;
> Yes, Quebec would save nearly $9 billion by eliminating duplication;
> Yes, Quebec would be in a better financial position than the average G7 country;
> No, Quebec’s budget will not run a chronic deficit;
> No, an independent Quebec’s debt-to-GDP ratio will not be particularly high, and it will be lower than Canada’s.
Fiscal Imbalance
The party’s Livre bleu (2026) states that the Quebec Commission on Fiscal Imbalance set out (circa 2002) three principles for determining whether a fiscal imbalance between different levels of government exists:
>division of taxing authority must ensure that each level of government has sufficient funding to be accountable to its citizens for the decisions it has made within its areas of jurisdiction;
>total revenues must enable each level of government to effectively cover the expenditures resulting from all the responsibilities it assumes;
>transfers from the federal government to the provinces must not limit the provinces’ decision-making and budgetary autonomy within their areas of jurisdiction, either because of conditions attached to them or the terms under which they are defined.
However, the Commission made the following observations:
-there is a growing fiscal gap between the provinces and the federal government that is not being adequately addressed intergovernmental financial arrangements limit the provinces’ flexibility within their areas of jurisdiction, resulting in unmet needs, which become evident when the current state of provincial public finances is projected into the future.
-Federal transfers are inadequate. They are too often unpredictable, subject to the federal government’s discretion, and accompanied by federal conditions in areas of provincial jurisdiction. This situation creates uncertainty in provincial budget planning and promotes a lack of accountability.
-the federal government exercises its “federal spending power” inappropriately. Direct federal expenditures in areas of Quebec’s jurisdiction, made under the “federal spending power,” also violate the three principles of fiscal balance mentioned above.
-in particular, the Commission recommended abolishing social transfers (now known as the Canada Health Transfer [CHT] and the Canada Social Transfer [CST]) and replacing them with a fiscal space transfer (Goods and Services Tax [GST] or personal income tax [PIT]).
-despite these clear conclusions, there has been little progress on this front since 2002.
Provinces, Territories, Municipalities
Interprovincial Relations
The party’s Livre bleu states that from the moment the party takes office it will turn to defining interprovincial positions most advantageous to Quebec, while remaining grounded in what is politically and practically feasible. Among contextual factors that cannot be predicted, the most important is undoubtedly the profound reshaping of the very nature of Canada following a referendum victory in Quebec—or even in Alberta, which could occur before Quebec’s. In other words, it is impossible to predict what negotiations between Quebec and Canada would entail in the event of a “yes” victory in the referendum, who would be involved, or what each party’s role would be.
-moreover, following Quebec’s independence, it is highly likely that the Canadian provinces will continue to collaborate and coordinate in the areas where they already do so. However, the Canadian governance model could then evolve in a way that better respects the autonomy of each province. This system of governance would no longer be primarily imposed by a federal government abusing its fiscal capacity to intervene in areas of provincial jurisdiction. Rather, it would be based on agreements freely entered into among the provinces, with funding negotiated according to terms agreed upon among them—for example, on a per capita basis or according to the user-pays principle.
-in other words, the provinces would contribute their fair share, but they would also be fully involved in decision-making.
Federal Relations
The party’s Livre bleu states that, contrary to prior proposals, it believes now that it is not necessary for Quebec to propose complex joint institutions with the rest of Canada in order to achieve independence, and does not propose “sovereignty-association”: it simply wish to propose avenues for collaboration with a neighbor, united by a mutual interest in maintaining a climate of goodwill.
-once Quebec is independent, the party will propose to Canada that the two negotiate a treaty on free trade and the free movement of people and capital. This agreement should cover several aspects of the Quebec-Canada relationship without being binding or complex, such as the establishment of institutions. The model that could most readily help chart the course for future relations between Quebec, Canada, and the provinces appears to be the Treaty of Cooperation between Denmark, Finland, Iceland, Norway, and Sweden, commonly known as the Helsinki Treaty. Signed in 1962 and continuously updated since then, this treaty covers many areas, and several of the mechanisms outlined below are heavily inspired by it.
-the basic principle of this treaty is as follows: citizens of all these countries are treated equally within the other signatory countries in a number of areas, while full sovereignty is retained by the signatory states. It is a flexible, effective, and efficient approach.
Free Movement of People
-the treaty on free trade and the free movement of people and capital that an independent Quebec would propose would logically include a clause on the free movement of people between the two countries. Thus, without the need for a passport, citizens of both countries could move freely across the border. In practical terms, this would mean there would be no border checkpoints between Quebec and Ontario, Quebec and New Brunswick, or Quebec and Newfoundland and Labrador. This measure is in the interest of all citizens of the provinces, of Canada, and of Quebec.
-it should be noted, however, that the free movement of people does not mean that everyone has the right to move or settle without distinction. Freedom of movement means that a person holding Canadian or Quebec citizenship will be able to move as they wish within the other province without hindrance. Others will remain subject to the same conditions.
-the right to move freely is not the same as the right to settle permanently. Thus, someone could not be admitted as an immigrant to Canada and then claim the right to reside in Quebec. At most, that person could visit Quebec as a tourist for a limited period of time.
-thus, Quebec will retain full sovereignty over who is allowed to enter its territory, provided they are not Canadian citizens
Economic Cooperation
The party’s Livre bleu states that recent statistics indicate that Quebec’s exports to other countries ($175 billion) exceed those to other Canadian provinces ($108 billion). Nevertheless trade with other Canadian provinces remains a significant portion of Quebec’s market opportunities. The same pattern holds true for imports: $204 billion of our imports come from abroad, while $98 billion come from Canada. Quebec also has a positive trade balance with the rest of Canada. These statistics demonstrate that it is in everyone’s interest to promote the freest possible market in order to maintain these economic gains.
-as part of a potential free trade agreement covering the free movement of people and capital, an independent Quebec would propose the free movement of goods and capital between Canada and Quebec.
-since Quebec’s trade interests often differ from those of Canada, a customs union will not be an absolute necessity between the two countries. This will also spare both countries from having to negotiate a potentially complex arrangement to administer such a customs union.
-to promote the right to work and freedom of labor, the party advocates consideration of a treaty on free trade and the free movement of people and capital, as well as participation in public pension plans, among others.
-to avoid both double taxation and tax evasion, the party advocates consideration of suitable tax agreements, and of custom union(s) if/as appropriate.
International Relations
The party’s Livre bleu states that Quebec’s current constitutional status does not allow to exercise the proper international influence of which it is capable. Quebec can make certain decisions, but not all. Without sovereignty in foreign policy and international representation, it is forced to rely on the Canadian federal government for any initiative requiring formal international recognition.
-a people’s sovereignty lies, among other things, in its ability to exist on the international stage, including the ability to sign treaties with other peoples and active participation in the debates that shape the future of the planet. The party seeks to ensure that Quebec can assert its interests and make its mark.
-independence will certainly not mean turning inward, but rather existing both for Quebecers and for other countries, including by bringing the Quebec voice, values, and ideas to international forums and participating in the debates that shape the world.
-international diplomacy is not solely about power dynamics based on brute force. The power to persuade—or soft power—must also be taken into account. An independent Quebec would possess a power of persuasion that would place it in an enviable position in international affairs, resting on the following elements:
1) Cultural Distinctiveness in North America. Quebec is North American in its way of life, but possesses a Francophone culture that is not associated with the United States. This dual characteristic will make it easier to bridge the gap between North America and Europe, and even between Africa and North America.
2) Active Presence in International Organizations. Quebec is already among the leaders of non-independent states that are active on the international stage. This foreshadows possibilities once it is finally able to freely express itself in the various forums of global debate. Quebec also already maintains established relations with the African continent, which will experience the greatest population boom this century.
3) Promoter of Peace. Quebec is already present and recognized worldwide as a promoter of peace through the work of the National Assembly and the approximately one hundred international cooperation organizations based in Quebec. Historically, Quebec has always been resistant to armed conflict, even in critical situations. The two crises surrounding conscription during the two world wars bear witness to this, as do the low levels of support for the Second Iraq War and the war in Afghanistan. As a people conquered by force of arms, Quebecers remain sensitive to the repercussions of a will imposed by force.
4) Recognized Diplomats. Quebec already has, through the Institut de la diplomatie du Québec, a specialized training and professional development program for those called upon to represent the province abroad. This capacity is also supported by a vibrant Quebec academic ecosystem in diplomacy and international relations, notably at Laval University, ENAP, and UQAM.
5) Lack of a History of Conflict or Military Domination on the International Stage. Many countries in Africa and Asia remain wary of former colonial powers, and Quebec is already successfully positioning itself as a partner with no such baggage. Becoming a country will only further these exchanges.
Relations with the United States
Quebec will always be a neighbor to one of the greatest superpowers in human history: the United States. In 2025, the U.S. economy was estimated at over 30,000 G$28, while China’s did not exceed 20,000 G$ and that of the third-largest economy, Germany, did not exceed 5,000 G$.
-in 2024, U.S. military spending accounted for some 37% (nearly 1,000 G$) of total global military spending. In addition to holding a seat on the UN Security Council, the United States contributes—in theory—22% of the UN’s total budget.
-there are several reasons why the party believes that an independent Quebec would be well-served by having direct relations with our southern neighbors rather than being lost in a multitude of provinces and a federal government that no longer knows which way to turn.
It is essential that Quebec unite around its strengths:
1) The ability to speak with one voice. When the United States addresses Canada, the response is sometimes chaotic. The discussions surrounding President Trump’s tariffs provided concrete proof of this: the Premier of Alberta went it alone because of oil, the Premier of Ontario opted instead for a television ad that the Prime Minister of Canada contradicted, the Premier of British Columbia launched an advertising campaign that was stillborn, and so on. Canada varies vastly from region to region economically, so it is virtually certain that there will be winners and losers in trade negotiations. An independent Quebec will be a united country whose message is not diluted by divergent interests.
2) A Stable Partner. Quebec’s history attests to a remarkably consistent level of institutional and social stability. Even during the two referendums on independence—moments marked by exceptional political intensity—Quebecers, regardless of their political allegiances, accepted the results with exemplary civic-mindedness. This stability in Quebec is well known and appreciated by our American partners.
3) The St. Lawrence Seaway. The St. Lawrence Seaway is a major economic asset that has generated $375 billion in economic spinoffs since its opening. It is an area jointly administered by the United States and Canada through two government-owned corporations: the Great Lakes St. Lawrence Seaway Development Corporation for the United States and the St. Lawrence Seaway Management Corporation for Canada. The Canadian corporation manages the majority of the seaway’s locks, including the four in Quebec. Quebec will take over these four locks as infrastructure following independence and will need to demonstrate exemplary management.
Quebec-US Trade
The party’s Livre bleu states that although Quebecers sometimes feel that the trade relationship between Quebec and the United States is one-sided, it is in fact a partnership that is beneficial to both sides. The US imports some $87.3 billion annually from Quebec:
-raw aluminum stands out, accounting for nearly $9 billion annually. Not only is Quebec aluminum of excellent quality, but it is also among the greenest in the world. Alternatives to Quebec aluminum are supplied by China, India, or Russia. It is therefore clearly in the Americans’ best interest to continue purchasing Quebec aluminum.
-the aerospace industry, which consists of the aircraft (6 G$) and jet engine (4.4 G$) sectors, cannot be replaced overnight without a price increase.
-less well known is that the production of trucks for freight transport accounts for a large share of Quebec’s exports to the United States ($2.1 billion), and would be difficult to replace.
-electricity sales total $1.3 billion. Quebec’s electricity is considered a reliable and consistent energy source (unlike other intermittent renewable energy sources). Above all, it is an integral part of the electricity supply for New York State. The Champlain Hudson Power Express project—an underground cable running from Quebec to Queens, New York—calls for Quebec to supply nearly 20% of New York City’s electricity in the long term, starting in 2026. This gives Quebec an undeniable strategic position.
Moreover, while trade with the United States accounts for a large share of Quebec’s total trade (approximately 53.6%46 ), Quebec is less dependent on the United States economically than the rest of Canada. Quebec is therefore in a better position than Canada to diversify its economy:
-in fact, Quebec’s trade with the EU accounts for more than 30% of Canada’s total trade with the EU, and trade with Brazil is also significant. This demonstrates that Quebec has already begun shifting toward markets other than the United States more rapidly than the rest of Canada.
-moreover Quebec will always have direct access to the Atlantic Ocean via the St. Lawrence River. This strategic geographic location makes it a key player in international trade and maritime routes.
-furthermore, Quebec also stands out for the diversity of its exports, which are based on a much broader range of products than in many other Canadian provinces or certain U.S. states whose foreign trade remains heavily concentrated in just a few sectors.
To expand Quebec’s international presence even before its independence, the party advocates:
-immediate doubling of the number of overseas representations. Quebec currently has 34 representations around the world, which every day promote Quebec to the world through its culture, economy, and unique identity. The party advocates immediate action, including a rapid cost-benefit analysis to identify countries most likely to enable Quebec to maximize its economic benefits and diplomatic influence. Rather than doubling the number of representations by establishing full-scale general delegations, the party advocates focusing initially on opening satellite offices.
-integrating Quebec Teams into International Sports Federations. National sports teams are a source of pride for their nations. They offer tangible representation of the nation to the world, and are composed of athletes who inspire their fellow citizens through their achievements. The party advocates assisting Quebec sports federations in applying for membership in international federations.
-continuation of treaties signed by Canada that currently apply to Quebec. Canada is a signatory to approximately 4,380 treaties that often have implications for everyday life. The party proposes, taking a position, in one way or another, in favor of continued application of such treaties, in order to ensure stability; and subsequently assess the need to discuss treaties with treaty partners.
-as soon as possible, applying to join the UN and its various affiliated bodies, including specialized agencies, related organizations, and other entities. This system includes many well-known organizations, such as the World Bank, the World Health Organization, and the World Trade Organization.
-even though NATO is experiencing tensions due, in particular, to U.S. pressure regarding its funding, Quebec should do everything in its power to become a signatory to the treaty and thus a member of NATO, as well as the Organization of American States (OAS)
-the Organization for Economic Cooperation and Development (OECD), founded in the aftermath of World War II, is now a leading organization dedicated to research on public policies in 38 democratic and developed countries. It would be in Quebec’s best interest to join the OECD, particularly to benefit from its work and benchmark itself against other developed countries.
-The Commonwealth, an international cooperative organization based on the ties between the United Kingdom and the vast majority of its former colonies (with the notable exceptions of the United States and Ireland). Even though the Commonwealth is currently nominally headed by the monarch of the United Kingdom, it would be advisable to seek membership in this organization. On the one hand, several members are now republics, meaning our situation would not be unusual. On the other hand, Quebec must not shy away from the task of forging ties with all countries around the world, especially as we seek to reduce our dependence on the continent.
-Quebec will need to join other international organizations less well-known to the general public, which operate in various fields, including for example police cooperation with the International Criminal Police Organization, better known as Interpol; the International Bureau of Weights and Measures; and standardization bodies such as the International Electrotechnical Commission or the International Organization for Standardization (ISO). Also the Northwest Atlantic Fisheries Commission, the International Commission for the Conservation of Atlantic Tunas, the International Council for the Exploration of the Sea, and the North Atlantic Salmon Conservation Organization.
-Other international organizations with a regional focus should be considered as well, including the Organization for Security and Co-operation in Europe (OSCE), and the Council of Europe, as an observer.
-Quebec will need to apply for full membership in the International Organization of La Francophonie (OIF) as soon as possible after independence as a top priority. The global Francophonie comprises 321 million speakers. French is the 5th most-spoken language in the world and the 4th most-used language on the Internet. The OIF’s potential is vast, and Quebec could already play a leading role within it.
Public Safety
The party’s Livre bleu (2026) states that the party favours transferring controlling power over criminal and civil courts from the federal to Quebec government.
-in general, the architecture of the Canadian judicial system favors the existing federal system.
-Quebec’s independence will put an end to this judicial subordination: Quebec will then be able to design, in its entirety, a system of its own that reflects its values.
Parti libéral du Québec
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ENGLISH FOLLOWS |
Objectif, rôle et valeurs du gouvernement
Le site Web officiel du parti (consulté le 6 juillet 2026) affirme que ses neuf valeurs fondamentales sont les suivantes :
– Les libertés individuelles. Le parti affirme que tout repose sur le respect des libertés individuelles. La première préoccupation d’un esprit libéral est de s’assurer que cela n’entraînera pas de restrictions injustifiées aux libertés individuelles. Pour être acceptable, toute limitation de ces libertés doit être justifiée par un bien supérieur, qui doit être établi de manière concluante.
– Le développement économique. Le parti affirme avoir toujours eu à cœur de promouvoir le développement tant économique que social au Québec. Parce qu’il génère la richesse dont une société a besoin pour financer son développement social, le développement économique a constitué une préoccupation majeure pour tous les gouvernements libéraux de l’ère moderne.
– Un sentiment d’appartenance au Québec, qui commence par l’identification à sa majorité francophone. Cela signifie accepter les aspirations de cette majorité, ainsi que son histoire, sa langue et sa culture, ses institutions, ses modes de vie et ses particularités. Le parti affirme qu’il reconnaît le caractère particulier que la majorité francophone confère à la société québécoise, et s’engage à toujours affirmer et défendre le caractère français du Québec. Avant tout, il s’engage à être un parti à prépondérance francophone évidente, sans porter atteinte à l’égalité des droits de tous ses membres.
– Justice sociale. Une société qui se concentrerait exclusivement sur l’exaltation des valeurs individuelles deviendrait rapidement une société égoïste. Ses membres les plus forts finiraient par dominer, au détriment des plus faibles. De nombreuses personnes et familles à faible revenu se verraient privées d’accès à des services tels que l’éducation et les soins de santé, auxquels elles ne peuvent accéder par leurs propres moyens. Une mise en commun des ressources est donc nécessaire pour garantir une égalité raisonnable des chances pour tous et un minimum de justice dans l’ensemble de la société.
– Le respect de la société civile. Le terme « société civile » désigne généralement l’ensemble des activités humaines qui se déroulent en dehors du marché et de la société politique. Chaque individu et chaque groupe a sa propre conception de la vie et ses propres valeurs. Au lieu de tenter d’imposer ses propres conceptions à tout prix, l’État devrait rechercher des arrangements institutionnels qui, tout en respectant l’ordre public et la moralité, tiennent compte de l’évolution constante des opinions et des modes de comportement.
-La vie politique sous le signe de la démocratie. Le parti affirme avoir agi pour garantir que tous les partis soient traités sur un pied d’égalité, que les responsables électoraux soient tenus de rendre compte de leurs actes devant les tribunaux, que les dépenses électorales soient limitées et contrôlées, et que la substitution frauduleuse d’électeurs les jours de scrutin soit empêchée.
– La voie canadienne. Tout en adhérant au fédéralisme canadien, le Parti affirme avoir toujours soutenu que, en tant qu’expression principale de la réalité française au Canada, le Québec ne peut se limiter à être une simple province au sein de la fédération. Par la voix de tous ses dirigeants jusqu’à ce jour, il a soutenu que, en plus d’être une province au sens juridique du terme, le Québec constitue une société distincte à bien des égards, notamment en raison de sa langue, de sa culture, de son système juridique, de ses institutions et de son mode de vie. Le Parti libéral du Québec est néanmoins convaincu que le maintien du lien fédéral canadien constitue l’option constitutionnelle la plus appropriée pour promouvoir les meilleurs intérêts du Québec et de ses partenaires.
– L’équité intergénérationnelle. L’équité intergénérationnelle défend le droit des générations futures à vivre dans une société aussi prospère et développée que celles qui ont contribué à la bâtir. Ce principe incite les décideurs à envisager les politiques publiques dans une perspective à long terme et novatrice, afin que la prochaine génération n’ait pas à subir les répercussions économiques, sociales et environnementales des décisions prises par ses prédécesseurs. Un État responsable doit répondre aux besoins de la génération actuelle, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Dans le débat public québécois, cette notion se reflète notamment dans la gestion des finances publiques et le remboursement de la dette, dans les régimes de retraite et dans l’exploitation de nos ressources naturelles.
– Protéger l’environnement et lutter contre les changements climatiques. Le parti précise que cette9evaleur libérale a été adoptée en novembre 2021, sous l’impulsion de la Commission de la jeunesse, et que, par conséquent, chacune de ses actions est désormais envisagée sous cet angle. L’action d’un parti politique, c’est bien beau, mais il faut aller plus loin. La société dans son ensemble doit emboîter le pas. Un gouvernement libéral inclura le droit de préserver l’environnement et la diversité biologique parmi les droits fondamentaux protégés par la Charte des droits et libertés de la personne.
De plus, la Constitution du parti de 2017 stipule que la philosophie du parti repose sur les principes suivants :
a) la primauté de la personne, les libertés individuelles et le droit de chacun de réaliser ses objectifs dans le respect d’autrui;
b) l’égalité des droits de toutes les personnes, sans distinction, exclusion ou préférence fondée notamment sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge (sauf dans les cas prévus par la présente Constitution), la religion, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale, un handicap ou l’utilisation de tout moyen pour gérer ce handicap;
c) l’égalité des chances pour tous, la dignité humaine, la solidarité et la responsabilité de tous les membres de la société dans la poursuite d’une plus grande justice sociale et la lutte contre la pauvreté;
d) l’harmonisation de deux idées progressistes : la justice sociale et la vitalité économique;
e) la confiance dans l’innovation et la créativité comme clés du progrès personnel et collectif;
f) le changement, dans le respect des institutions démocratiques;
g) la protection et la promotion du caractère français et de la culture dynamique de la société québécoise, tout en reconnaissant pleinement la légitimité de la communauté anglophone du Québec, la diversité culturelle et la promotion des intérêts du Québec au sein de la fédération canadienne;
h) l’équité intergénérationnelle.
Sécurité publique
Justice
Le parti affirme (programme électoral de 2022, consulté en juillet 2026 sur le site Web officiel) que l’accès au système judiciaire n’est pas véritablement équitable; il varie en fonction du revenu. La province a le devoir d’œuvrer sans relâche pour rendre son système judiciaire plus équitable.
À cette fin, le parti préconise :
– l’amélioration des critères d’admissibilité à l’aide juridique;
– de porter le seuil de la Cour des petites créances de 15 000 $ à 25 000 $;
– d’améliorer l’accès aux services de consultation juridique en créant des centres de justice locaux dans toutes les régions du Québec et au sein des organismes communautaires;
– la mise en place de programmes d’aide en matière de santé mentale et de toxicomanie dans tous les districts judiciaires afin de traiter efficacement ce type de dossiers;
– de régler une fois pour toutes la question de l’accès à la justice dans le Nord, en particulier pour les communautés autochtones;
– garantir le respect du droit fondamental d’être jugé en anglais ou en français, en respectant les pouvoirs du juge en chef de la Cour du Québec en lui permettant de décider si les juges, s’ils sont nommés à titre d’ , doivent parler le français et l’anglais. La Cour est elle-même en mesure de déterminer ses besoins pour s’assurer que tous soient jugés équitablement et en temps opportun;
– réduire les retards et rétablir la confiance des citoyens en modernisant et en numérisant le système judiciaire provincial. Pour remédier au problème des retards, il faut veiller à ce que les ressources humaines nécessaires soient disponibles dans les palais de justice ainsi qu’au Bureau du directeur des poursuites criminelles et pénales.
– aller de l’avant avec une réforme complète du droit de la famille. Les règles qui régissent actuellement le droit de la famille sont désuètes et mal adaptées aux réalités des familles d’aujourd’hui. Très peu de choses ont changé depuis le dépôt du rapport Roy en 2015.
– modifier la Loi sur les victimes d’actes criminels afin d’y inclure une clause rétroactive pour les victimes d’actes criminels contre la personne, par exemple l’exploitation sexuelle. Bien que l’aide financière et psychologique offerte par le régime d’indemnisation aux victimes d’actes criminels ait été élargie, cet élargissement ne s’applique qu’aux victimes d’actes criminels dont le dossier a été déposé après la modification de la Loi en octobre 2021. Il ne peut y avoir deux catégories de victimes.
Victimes de violence conjugale et sexuelle
Le parti affirme (programme électoral de 2022) qu’au cours des dernières années, le Québec a été fortement sensibilisé aux enjeux de la violence sexuelle et familiale. Trop souvent éludés, ces enjeux ont été mis au premier plan notamment par le mouvement #metoo et la pandémie.
– Cette prise de conscience collective a mené, en 2019, à la création d’un comité transpartisan composé d’élus de tous les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale, dans le but de trouver des solutions pour lutter contre ces phénomènes, les prévenir et faciliter l’octroi de réparations aux victimes. Cette initiative a été suivie de la création d’un comité d’experts. Le rapport « Rebâtir la confiance » a été publié en décembre 2020 et contient 190 recommandations.
– il appuie le rapport « Rebâtir », notamment en ce qui concerne les mesures de prévention, de sensibilisation, de soutien et de coordination, ainsi que la mise en œuvre de toutes les recommandations formulées dans ce rapport.
– En priorité, le parti appuie la création d’un véritable secrétariat qui accompagnera la nomination d’une ministre de la Condition féminine qui aurait non seulement le temps de s’attaquer à ces enjeux, mais aussi l’influence nécessaire et l’attention du gouvernement. La mise en place d’un véritable centre de services intégrés pour les victimes et une protection accrue des enfants concernés, ainsi qu’une meilleure coordination des efforts avec les groupes d’hommes et le soutien communautaire, constitueraient des priorités.
Violence armée
Le parti affirme (programme électoral de 2022) que la hausse de la violence armée est alarmante. Les fusillades se multiplient partout, y compris à l’extérieur de la région métropolitaine de Montréal.
– En réponse à la demande du parti visant la création d’une force policière spéciale pour lutter contre ce phénomène, le gouvernement a mis sur pied l’opération CENTAURE. Cependant, CENTAURE vise davantage à réprimer la criminalité qu’à la prévenir.
– Le parti s’engage à allouer un dollar pour soutenir les organismes communautaires qui œuvrent à la prévention, en plus de chaque dollar alloué à CENTAURE.
Le parti n’a par ailleurs publié aucune déclaration officielle récente concernant ses politiques ou positions relatives à :
-gestion et réforme
-provinces, territoires et municipalités
-relations internationales et défense
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ENGLISH |
Purpose, Role & Values of Government
The party’s official website (accessed 6 July 2026) affirms that its nine principle values are:
-Individual Freedoms. The party states that it is all about respect for individual freedoms. The first concern of a liberal mind is to ensure that it will not result in unjustified restrictions on individual freedoms. Any limitation of these freedoms, to be acceptable, must be justified by a higher good, which must be conclusively established.
-Economic Development. The party states that it has always been committed to promoting both economic and social development in Quebec. Because it creates the wealth on which a society must rely to finance its social development, economic development has been a major preoccupation for every Liberal government of the modern era.
-A Sense of Belonging to Quebec, which begins with identifying with its French-speaking majority. This means accepting the aspirations of this majority, as well as its history, language and culture, institutions, lifestyles and particularities. The party states that it recognizes the special character that the French-speaking majority confers on Quebec society, and is committed to always asserting and defending the French character of Quebec. Above all, it is committed to being a party with a clear French-speaking preponderance, without prejudice to the equal rights of all its members.
-Social Justice. A society that focused exclusively on the exaltation of individual values would quickly become a selfish society. Its stronger members would eventually dominate, to the detriment of its weaker members. Many lower-income individuals and households would be deprived of access to services such as education and healthcare, which they cannot access on their own. A pooling of resources is therefore necessary to ensure reasonable equality of opportunity for all, and a minimum of justice throughout society.
-Respect for civil society. The term “civil society” is generally used to refer to all human activities that take place in places other than the market and political society. Each individual and each group has its own conception of life and its own values. Instead of trying to impose its own conceptions at all costs, the state should seek institutional arrangements which, while respecting public order and morality, take account of the constant evolution of opinions and modes of behavior.
–Political life under the banner of democracy. The party states that it has acted to ensure that all parties are treated equally, that election officers are accountable for their actions before the courts, that election expenses are limited and controlled, and that fraudulent voter substitution on polling days is prevented.
-The Canadian Way. While adhering to Canadian federalism, the states that it has always maintained that, as the principal expression of the French fact in Canada, Quebec cannot be simply another province within the federation. Through all its leaders to date, it has maintained that, in addition to being a province in the legal sense of the term, Quebec forms a distinct society in many respects, notably because of its language, culture, legal system, institutions and way of life. The Quebec Liberal Party is nevertheless convinced that maintaining the Canadian federal link is the most appropriate constitutional option to promote the best interests of Quebec and its partners.
-Intergenerational Equity. Intergenerational equity defends the right of future generations to live in a society as prosperous and developed as those who helped build it. This principle urges decision-makers to think about public policy from a long-term, innovative perspective, so that the next generation does not have to suffer the economic, social and environmental repercussions of decisions taken by their predecessors. A responsible state must meet the needs of the current generation, without compromising the ability of future generations to meet their own needs. In the Quebec public debate, this notion is reflected in particular in the management of public finances and debt repayment, in pension plans and in the exploitation of our natural resources.
-Protecting the environment and combating climate change. The party states that this 9th Liberal value was adopted in November 2021, under the impetus of the Youth Commission, and that as a result, every one of its actions is now considered from this angle. Action by a political party is all well and good, but more needs to be done. Society as a whole must follow suit. A Liberal government will include the right to preserve the environment and biological diversity among the fundamental rights protected by the Charter of Human Rights and Freedoms.
In addition, the party’s 2017 Constitution states that the party’s philosophy is based on the following:
a) the primacy of the person, individual freedoms and the right of each to realize their goals in respect of others;
b) equal rights of all persons without distinction, exclusion or preference based notably on race, colour, sex, pregnancy, sexual orientation, civil status, age (except as stipulated in this Constitution), religion, language, ethnic or national origin, social condition, disability or the use of any means to manage the disability;
c) equal opportunity for all, human dignity, solidarity and the responsibility of all members of society in the pursuit of greater social justice and the fight against poverty;
d) the harmonization of two progressive ideas: social justice and economic vitality;
e) faith in innovation and creativity as keys of personal and collective progress;
f) change, with respect to democratic institutions;
g) the protection and promotion of the French character and dynamic culture of Quebec society, while fully recognizing the legitimacy of the Anglophone community in Quebec and cultural diversity and the promotion of Quebec interests within the Canadian federation;
h) intergenerational equity.
Public Safety
Justice
The party states (2022 platform, accessed July 2026 on official website) that access to the judicial system is not really equitable; it varies according to revenue. The province has a duty to work relentlessly to make its justice system fairer.
To that end, the party advocates:
-improving eligibility thresholds for legal aid ;
-increasing the threshold for Small Claims Court to $15,000 to $25,000 ;
-improving access to the concept of legal advice by creating local justice centres in all of Quebec’s regions and community organizations ;
-implementing mental health and substance abuse assistance programs in all judicial districts to efficiently treat these kinds of files ;
-addressing once and for all the issue of access to justice in the North, especially for indigenous communities.
-to ensure respect for the fundamental right to be tried in English or in French, respecting the powers of the Chief Justice of the Court of Quebec by allowing them to decide whether judges, if appointed, must speak French and English. The court is itself able to determine its needs to ensure that all are judged fairly and in a timely manner.
-to reduce delays and restore citizen confidence, modernizing and digitizing the provincial justice system. To address the issue of delay, ensuring that necessary human resources are available in the courthouses as well as in the Office of the Director of Criminal and Penal Prosecutions.
-moving forward with a complete reform of family law. The rules that currently govern family law are outdated and poorly adapted to realities of today’s families. Very little has changed since the Roy report was tabled in 2015.
-amending he Victims of Crime Act to include a retroactive clause for victims of crimes against the person, for example sexual exploitation. While the financial and psychological assistance offered by the compensation plan to the victims of criminal offences has been expanded, the expansion only applies to victims of criminal offences whose documents were files after the Act was amended in October of 2021. There cannot be two classes of victims.
Victims of Domestic and Sexual Violence
The party states (2022 platform) that over the past few years, Quebec has been greatly sensitized to the issues of sexual and domestic violence. Too often avoided, the issues were pushed to the forefront notably by the #metoo movement and the pandemic.
-the collective awakening led to the 2019 establishment of a transpartisan committee composed of elected officials from all the political parties represented at the National Assembly in an effort to find solutions to counter these phenomena, prevent them and facilitate reparations to victims. This initiative was followed by the creation of an expert committee. The Rebâtir la Confiance report was published in December of 2020 and contains 190 recommendations.
-it supports the Rebâtir report, including action on prevention, awareness, support and coordination and implementation of all recommendations from the report.
-as a priority, the party supports establishment of a real secretariat that will accompany the appointment of a Minister for the Status of Women who would not only have the time to tackle the issues, but also the necessary clout and the government’s ear. Introducing a genuine integrated services centre for victims and increased protection for children involved, better coordination of efforts with men’s groups and community support would be priorities.
Gun Violence
The party states (2022 platform) that the rise in gun violence is alarming. Shootings are increasing everywhere, including outside the Montreal metropolis.
-in response to the party’s request for a special police force to fight this phenomenon, the government established operation CENTAURE. However, CENTAURE seeks to repress crime, and less to prevent it.
-the party is committed to allocation of one dollar to support community organizations that work in prevention in addition to each dollar allocated for CENTAURE.
The party has published no further current statement regarding its policies or priorities concerning:
-stewardship & reform
-provinces, territories, & municipalities
-international Relations or defence
Parti conservateur du Québec
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ENGLISH FOLLOWS |
Objectif, rôle et valeurs du gouvernement
La Constitution du parti stipule qu’il est composé de Québécois de divers horizons qui adhèrent aux principes fondamentaux suivants et s’y rallient. Ces principes servent de boussole au parti, guidant ses actions et ses orientations politiques et définissant sa vision pour le Québec :
– la liberté individuelle est la valeur politique fondamentale du parti. Il croit notamment aux libertés d’expression, d’association, de religion et de réunion, au droit à la propriété et aux libertés économiques si nécessaires à notre développement. Il défend les droits et libertés fondamentaux contre les empiétements du pouvoir de l’État.
– La liberté et les droits individuels s’accompagnent de responsabilités et d’obligations individuelles. Il incombe au citoyen de subvenir à ses propres besoins, à ceux de sa famille et à ceux des personnes à sa charge. Les citoyens libres assument leurs obligations, la responsabilité de leurs choix et les conséquences de leurs actes sans s’attendre à ce que l’État le fasse à leur place.
– La mission première de l’État est de protéger les droits et libertés individuels, d’administrer la justice civile, criminelle et pénale, d’investir dans les infrastructures publiques, d’intervenir en cas de catastrophes naturelles et de créer les conditions propices à l’épanouissement des citoyens et à l’exercice de leurs talents. L’État et les organismes de bienfaisance privés viennent en aide aux citoyens les plus défavorisés qui ne peuvent subvenir à leurs besoins fondamentaux. L’aide gouvernementale est alors bien ciblée et orientée vers un retour progressif à l’autonomie, dans la mesure du possible. Les institutions de la société civile, telles que la famille et les organismes de bienfaisance (religieux ou laïques), les groupes communautaires ou les coopératives, sont généralement mieux placées que l’État et ses règles bureaucratiques pour aider les membres de la société qui sont dans le besoin.
– La réglementation étatique peut être nécessaire pour établir les règles du jeu, mais elle ne doit pas gérer les marchés dans leurs moindres détails ni entraver un marché libre et florissant. L’État évite d’accorder des privilèges et d’encourager la dépendance des particuliers et des entreprises. Lorsque l’État doit agir pour le compte de ses membres, les ressources et le pouvoir décisionnel sont délégués à des organismes proches des bénéficiaires.
– L’État gère les impôts des Québécois en tant que fiduciaire des biens publics. Il veille à ce que les finances publiques soient gérées de manière saine, que les budgets soient équilibrés et que la dette du secteur public se situe à un niveau raisonnable par rapport à la capacité de paiement des citoyens. Il respecte l’équité intergénérationnelle.
– Les élus représentent avant tout leurs électeurs et doivent les servir avec honnêteté, éthique et dans l’intérêt général. Leurs obligations envers leurs électeurs priment sur celles envers leur parti politique. Le gouvernement, les élus et les fonctionnaires occupent leurs fonctions avant tout pour servir les Québécois. Ils agissent de manière ouverte et transparente et rendent des comptes aux citoyens.
– Le principe de l’État de droit offre aux citoyens une protection contre l’arbitraire de l’État et contribue au maintien de l’ordre dans notre société. L’État de droit garantit notamment l’égalité de tous devant la loi. Il repose sur un système judiciaire solide et équitable qui protège la sécurité publique et tient compte des victimes d’actes criminels.
– La prospérité économique et la création d’emplois doivent passer par une économie de marché, c’est-à-dire par des échanges librement consentis entre les individus. Le rôle de l’État n’est pas de se substituer à l’entreprise privée et il ne doit pas nous dicter où travailler, comment épargner, ni ce qu’il faut construire ou produire. Il doit plutôt garantir un environnement propice à la concurrence, source d’innovation au bénéfice des consommateurs. La propriété privée et un système judiciaire indépendant constituent les fondements des marchés libres.
– Le Québec fait partie du Canada et, pour s’y épanouir, il doit pouvoir exercer pleinement ses droits et libertés constitutionnels. Les Québécois doivent contribuer à un Canada uni et démocratique au sein duquel ils peuvent affirmer leur identité nationale. Le Québec est ouvert sur le monde et nous sommes convaincus que les Québécois possèdent l’ingéniosité et le potentiel nécessaires pour faire valoir leurs talents partout dans le monde.
Gestion et réforme
La Constitution du Parti stipule qu’il est composé de Québécois d’horizons divers qui adhèrent aux principes fondamentaux suivants et s’y rallient. Ces principes servent de boussole au Parti, guidant ses actions et ses orientations politiques et définissant sa vision pour le Québec :
– l’État gère les impôts des Québécois en tant que fiduciaire des biens publics. Il veille à ce que les finances publiques soient gérées de manière saine, que les budgets soient équilibrés et que la dette du secteur public se situe à un niveau raisonnable par rapport à la capacité de paiement des citoyens. Il respecte l’équité intergénérationnelle.
– Les élus représentent avant tout leurs électeurs et doivent les servir avec honnêteté, éthique et dans l’intérêt supérieur de tous. Leurs obligations envers leurs électeurs priment sur celles envers leur parti politique. Le gouvernement, les élus et les fonctionnaires occupent leurs fonctions avant tout pour servir les Québécois. Ils agissent de manière ouverte et transparente et rendent des comptes aux citoyens.
Une résolution du parti datée de novembre 2024 stipule que le Québec est régi par des politiques interventionnistes depuis plus de 50 ans, ce qui a entraîné une lourde bureaucratie et une augmentation constante du fardeau fiscal des contribuables québécois.
-Les Québécois paient des impôts parmi les plus élevés en Amérique du Nord, tout en bénéficiant de services publics — notamment l’accès aux soins de santé — qui sont de moins en moins satisfaisants.
– Le modèle de gouvernance québécois ne répond plus efficacement aux besoins réels des citoyens. Ce modèle entraîne une dette croissante, imposant un fardeau injuste aux générations actuelles et futures.
– La transition énergétique met excessivement l’accent sur des projets coûteux de production de batteries et sur une électrification forcée des transports, sans véritable consultation, ce qui crée un fardeau fiscal pour les contribuables tout en négligeant les options de diversification énergétique.
– Les partis actuellement représentés à l’Assemblée nationale n’ont pas le courage de proposer des réformes fiscales significatives, de réduire la taille de l’État ou d’ouvrir le monopole des services publics à la concurrence afin de redonner davantage de liberté et de pouvoir d’achat aux Québécois.
– Pour remplir sa mission essentielle, le gouvernement doit disposer d’un financement adéquat provenant d’impôts qui ne découragent ni l’investissement ni le travail. Il gère les impôts des Québécois en tant que gardien des fonds publics, en veillant à ce que les finances publiques soient administrées de manière saine, que ses budgets soient équilibrés et que la dette du secteur public reste à un niveau raisonnable par rapport à la capacité de paiement des citoyens.
Impôts
Le dernier programme électoral du parti, publié en 2022 et ratifié en 2024, stipule que :
-Le Québec est l’une des juridictions les plus taxées au monde et, de loin, la plus taxée en Amérique du Nord.
– Le fardeau fiscal lié à l’impôt sur le revenu des particuliers au Québec s’élève à 14,1 %, comparativement à 12,5 % dans le reste du Canada et à 8,3 % en moyenne dans les pays développés (OCDE).
– Selon l’indice canadien des taxes à la consommation de l’Institut Fraser, les taxes représentent la dépense la plus importante pour les familles canadiennes, soit 36,4 % du revenu familial. Ce pourcentage est supérieur à celui des dépenses combinées pour le logement, l’alimentation et l’habillement (35,4 %).
-Au Québec, les impôts ont augmenté de 1 992 % depuis 1961 — soit une multiplication par 20 —, dépassant de loin la hausse de 767 % de l’indice des prix à la consommation (IPC) sur la même période.
Le parti préconise (résolution de 2024) des mesures concrètes visant à réduire les impôts, à éliminer les taxes inutiles et à simplifier le régime fiscal afin que chaque Québécois puisse conserver une plus grande part de son revenu, notamment :
– la défense du droit des citoyens de choisir librement ce qui est le mieux pour eux-mêmes et leur famille, notamment en matière de soins de santé, d’éducation et de transport, y compris, par exemple, le soutien au principe « Ma voiture, mon choix » en permettant aux Québécois de choisir leur mode de transport sans avoir à assumer de coûts supplémentaires imposés par le gouvernement;
– une assainissement responsable des finances publiques afin de réduire la dette provinciale et de veiller à ce que le Québec vive selon ses moyens, dans le but de protéger le pouvoir d’achat des citoyens, les générations futures et l’avenir économique de la province;
– la mise en valeur des ressources naturelles de la province, notamment le gaz naturel et l’uranium, tout en respectant les normes environnementales les plus strictes;
– l’ouverture du plus grand nombre possible de services publics à la concurrence, en particulier dans le domaine des soins de santé, afin que les Québécois aient accès à des services qui répondent à leurs divers besoins, à un coût raisonnable et dans des délais acceptables.
– une gestion responsable des fonds publics provinciaux et des projets de développement économique en mettant fin aux dépenses massives consacrées aux programmes de subventions destinés aux grandes entreprises, afin de donner la priorité aux initiatives qui stimulent véritablement la création de richesse et d’emplois pour tous les Québécois.
Rémunération des députés de l’Assemblée nationale
Les résolutions du Conseil national du parti (datées de 2024) stipulent que :
– il est inapproprié que les députés de l’Assemblée nationale s’accordent eux-mêmes des augmentations salariales. Le projet de loi 24, qui a considérablement augmenté la rémunération des députés en 2023, a mis en évidence l’absurdité du processus actuel d’ajustement des salaires des élus. Il est illogique que les élus puissent influencer leur propre rémunération, alors que seule l’opposition — qui bénéficie également de ces mêmes augmentations — est en mesure d’y mettre un frein.
– un mécanisme neutre assorti d’un plafond encouragerait les élus à prendre toutes les mesures possibles pour contenir l’inflation tout en préservant la capacité de paiement des Québécois. L’attribution automatique des ajustements salariaux par voie législative éliminera l’intervention des comités composés d’élus, permettant ainsi de fixer la rémunération sans ingérence politique.
-Il préconise l’adoption d’une loi interdisant aux députés de modifier leur propre rémunération et la mise en place d’un mécanisme neutre et indépendant d’ajustement des salaires, en définissant des paramètres clairs. Ces paramètres incluraient notamment la limitation des augmentations au taux d’inflation, plafonné à 3 %.
Sécurité publique
La Constitution du Parti stipule qu’il est composé de Québécois d’horizons divers qui adhèrent aux principes fondamentaux suivants et s’y rallient. Ces principes servent de boussole au parti, guidant ses actions et ses orientations politiques et définissant sa vision pour le Québec :
– le principe de la primauté du droit offre aux citoyens une protection contre l’arbitraire de l’État et sert à maintenir l’ordre dans notre société. La primauté du droit garantit notamment l’égalité de tous devant la loi. Le Parti croit en un système judiciaire solide et équitable qui protège la sécurité publique et tient compte des victimes d’actes criminels.
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ENGLISH |
Purpose, Role & Values of Government
The Party’s Constitution states that it is made up of Quebecers from diverse backgrounds who adhere to and rally to the following fundamental principles. These principles serve as the party’s compass, guiding its actions and political directions and defining its vision for Quebec:
-individual freedom is the party’s fundamental political value. It believes, in particular, in the freedoms of expression, association, religion, and assembly, the right to property, and the economic freedoms so necessary for our development. It defends fundamental rights and freedoms against encroachments by state power.
-individual freedom and rights entail individual responsibility and obligations. It is the citizen’s responsibility to provide for their own needs, those of their family, and those of their dependents. Free citizens assume their obligations, the responsibility for their choices, and the consequences of their actions without expecting the State to do it for them.
-the State’s primary mission is to protect individual rights and freedoms, administer civil, criminal, and penal justice, invest in public infrastructure, intervene in the event of natural disasters, and create the conditions conducive to citizens’ development and the exercise of their talents. The State and private charity provide assistance to the most disadvantaged citizens who are unable to meet their basic needs. Government aid is then well-targeted and geared towards a gradual return to self-sufficiency whenever possible. Civil society institutions, such as the family and charitable organizations (religious or secular), community groups, or cooperatives, are generally better positioned than the state and its bureaucratic rules to help members of society who are in need.
-state regulation may be necessary to establish the rules of the game, but it must not manage markets in their minor details or hinder a free and thriving market. The state avoids granting privileges and encouraging dependency of individuals and businesses. When the state must act for its members, resources and decision-making power are delegated to organizations close to the beneficiaries.
-the state manages Quebecers’ taxes as a trustee of public assets. It ensures that public finances are managed soundly, that budgets are balanced, and that the public sector debt is at a reasonable level relative to citizens’ ability to pay. He respects intergenerational equity.
-elected officials primarily represent their constituents and must serve them honestly, ethically, and in the best interests of all. Their obligations to their constituents take precedence over those to their political party. The government, elected officials, and public servants are in office primarily to serve Quebecers. They act openly and transparently and are accountable to citizens.
-the principle of the rule of law provides citizens with a safeguard against state arbitrariness and serves to maintain order in our society. The rule of law notably guarantees equality for all before the law. It believes in a sound and fair justice system that protects public safety and is mindful of victims of crime.
-economic prosperity and job creation must be achieved through a market economy, that is, through freely agreed-upon exchanges between individuals. The role of the state is not to replace private enterprise and should not tell us where to work, how to save, or what to build or produce. Rather, it must ensure an environment that fosters competition, a source of innovation that benefits consumers. Private property and an independent justice system are the foundations of free markets.
-Quebec is part of Canada and, in order to develop within it, it must have the full exercise of its constitutional rights and freedoms. Quebecers must contribute to a united and democratic Canada within which they can affirm their national identity. Quebec is open to the world and we are confident that Quebecers have the ingenuity and potential to showcase their talents across the planet.
Stewardship & Reform
The Party’s Constitution states that it is made up of Quebecers from diverse backgrounds who adhere to and rally to the following fundamental principles. These principles serve as the party’s compass, guiding its actions and political directions and defining its vision for Quebec:
-the state manages Quebecers’ taxes as a trustee of public assets. It ensures that public finances are managed soundly, that budgets are balanced, and that the public sector debt is at a reasonable level relative to citizens’ ability to pay. He respects intergenerational equity.
-elected officials primarily represent their constituents and must serve them honestly, ethically, and in the best interests of all. Their obligations to their constituents take precedence over those to their political party. The government, elected officials, and public servants are in office primarily to serve Quebecers. They act openly and transparently and are accountable to citizens.
A party resolution dated November 2024 states that Quebec has been governed by interventionist policies for over 50 years, resulting in a heavy bureaucracy and a constant increase in the tax burden on Quebec taxpayers.
-Quebecers pay some of the highest taxes in North America, while receiving public services—particularly access to health care—that are becoming less and less satisfactory.
-the Quebec model of governance no longer effectively meets the real needs of citizens. This model is leading to growing debt, imposing an unfair burden on current and future generations.
-the energy transition focuses excessively on costly battery production projects and a forced electrification of transportation, without genuine consultation, creating a tax burden for taxpayers while neglecting energy diversification options.
-the parties currently represented in the National Assembly lack the courage to propose meaningful tax reforms, to reduce the size of government, or to open up the public services monopoly to competition in order to restore greater freedom and purchasing power to Quebecers.
-to fulfill its essential mission, the government must be adequately funded by taxes that do not discourage investment and work. It manages Quebecers’ taxes as a steward of public funds, ensuring that public finances are administered soundly, that its budgets are balanced, and that public-sector debt remains at a reasonable level relative to citizens’ ability to pay.
Taxes
The party’s most recent platform, published 2022, ratified 2024, states that:
-Quebec is one of the most highly taxed jurisdictions in the world and by far the most taxed in North America.
-Quebec’s personal income tax burden is 14.1%, compared with 12.5% in the rest of Canada and 8.3% on average in developed countries (OECD).
-according to the Fraser Institute’s Canadian Consumer Tax Index, taxes represent the single largest expense for Canadian families, accounting for 36.4% of family income. This is higher than spending on housing, food and clothing combined (35.4%).
-taxes in Quebec have gone up by 1,992% since 1961—a 20-fold increase—far exceeding the 767% growth in the Consumer Price Index (CPI) over the same period.
The party advocates (2024 resolution) concrete measures to reduce taxes, eliminate unnecessary taxes, and simplify the tax system so that every Quebecer can keep a larger share of their income, including:
-defending citizens’ right to freely choose what is best or themselves and their families, particularly in matters of health care, education, and transportation, including for example, supporting the principle of “My Car, My Choice” by allowing Quebecers to choose their mode of transportation without incurring additional costs imposed by the government.
-a responsible consolidation of public finances to reduce the provincial debt and ensure that Quebec lives within its means, in order to protect citizens’ purchasing power, future generations, and the province’s economic future.
-development of provincial natural resources, including natural gas and uranium, while adhering to the highest environmental standards>
-opening as many public services as possible to competition, particularly in healthcare, so that Quebecers have access to services that meet their diverse needs, at a reasonable cost and within acceptable timeframes.
-responsible management of provincial public funds and economic development projects by putting an end to massive spending on subsidy programs for large corporations, in order to prioritize initiatives that truly stimulate wealth creation and job creation for all Quebecers.
Compensation for National Assembly
The party’s National Council Resolutions (dated 2024) state that:
-it is inappropriate for members of the National Assembly to grant themselves pay raises. Bill 24, which significantly increased members’ compensation in 2023, highlighted the absurdity of the current process for adjusting elected officials’ salaries. It is illogical that elected representatives can influence their own compensation, with only the opposition—which also benefits from the same increases—able to put the brakes on it.
-a neutral mechanism with a cap would encourage elected officials to take all possible measures to contain inflation while preserving Quebecers’ ability to pay. Automatic allocation of salary adjustments through legislation will eliminate the involvement of committees of elected officials, thereby allowing compensation to be set without political interference.
-it advocates a law prohibiting members of the National Assembly from changing their own compensation and establishment of a neutral, independent mechanism for salary adjustments by defining clear parameters. These parameters would include limiting increases to the rate of inflation, capped at 3%.
Public Safety
The Party’s Constitution states that it is made up of Quebecers from diverse backgrounds who adhere to and rally to the following fundamental principles. These principles serve as the party’s compass, guiding its actions and political directions and defining its vision for Quebec:
-the principle of the rule of law provides citizens with a safeguard against state arbitrariness and serves to maintain order in our society. The rule of law notably guarantees equality for all before the law. It believes in a sound and fair justice system that protects public safety and is mindful of victims of crime.
Enjeux à considérer / Points to Ponder
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ENGLISH FOLLOWS |
Le rôle et la finalité du gouvernement
Les catholiques ont des idées bien précises sur le sens de la vie et les rôles respectifs de la société civile, du gouvernement et des autres institutions sociales.
– Ces idées sont-elles partagées par la plupart des Québécois ?
– Ces idées sont-elles partagées par les partis politiques québécois ?
– Existe-t-il des valeurs communes à la plupart des Québécois ? Si oui, lesquelles, et comment influencent-elles la conception du rôle du gouvernement et des autres institutions sociales ? Comment s’accordent-elles avec l’enseignement catholique ? Par exemple, quels sont nos devoirs les uns envers les autres, et quelles conséquences cela a-t-il pour le gouvernement, les organismes de bienfaisance, les écoles, etc.?
– Est-il possible de définir de façon pertinente et responsable le rôle du gouvernement – et donc le programme d’un parti – sans faire référence au sens de la vie ni aux autres institutions sociales ? Les catholiques devraient-ils attendre des partis politiques qu’ils intègrent leur vision du sens de la vie et du rôle du gouvernement à leurs programmes ? Partant du principe qu’il existe des divergences entre les valeurs des électeurs catholiques, des partis politiques et des gouvernements au Québec, que peut-on ou que l’on devrait faire pour les combler ? Qui devrait s’en charger ?
Sagesse, humilité et respect en politique et au sein du gouvernement
De nombreux observateurs ont constaté que la sagesse, l’humilité et le respect semblent cruellement faire défaut en politique, non seulement au Québec et au Canada, mais aussi dans de nombreux pays démocratiques. Dans Fratelli tutti, le pape François écrit :
Aujourd’hui, dans de nombreux pays, l’exagération, l’extrémisme et la polarisation sont devenus des outils politiques. Recourant à une stratégie de ridicule, de suspicion et de critique implacable, sur ni de diverses manières le droit des autres à exister ou à avoir une opinion. Leur part de vérité et leurs valeurs sont rejetées et, par conséquent, la vie en société s’appauvrit et se soumet à l’orgueil des puissants. La vie politique n’est plus faite de débats sains sur des plans à long terme visant à améliorer la vie des gens et à promouvoir le bien commun, mais seulement de techniques de marketing habiles destinées principalement à discréditer autrui. Dans cet échange lâche d’accusations et de contre-accusations, le débat dégénère en un état permanent de désaccord et de confrontation. (Fratelli tutti, 15)
Ces observations s’appliquent-elles au Québec ? Dans la mesure du possible, que peut-on ou que doit-on faire pour y renforcer ? Qui devrait prendre ces mesures ?
Gouvernance financière
Dans son rapport préélectoral d’août 2026 (https://www.vgq.qc.ca/fr/publications/220), le Vérificateur général du Québec indique que « dans l’ensemble, les hypothèses et les prévisions relatives au cadre financier et à la dette présentée dans le rapport préélectoral sont plausibles pour les exercices 2026-2027 à 2028-2029. Il y a néanmoins des défis pour 2027-2028, qui seront encore plus importants en 2028-2029 » afin de respecter l’exigence légale d’un budget équilibré d’ici 2030.
En effet, le bureau signale que le niveau prévu des recettes (p. ex., impôts des particuliers et des sociétés) « exigera notamment de réduire ou de ne pas renouveler le financement de diverses activités et de divers programmes », pour des montants suffisants pour couvrir un plafond de près de 2 milliards de dollars. Le rapport souligne que des efforts importants sont prévus pour les deux dernières années de la période de planification 2026-2030, après deux années d’efforts insuffisants pour atteindre les réductions requises.
– Le gouvernement et la population du Québec ont-ils la détermination suffisante pour réduire la dette à des niveaux responsables et équilibrer le budget ?
– Si le budget n’est pas équilibré et que la dette persiste, quelles en seraient les conséquences probables ? Qui serait tenu responsable des montants impayés ?
– Est-il juste que les électeurs et les gouvernements fassent peser ces dettes sur les générations futures ou sur les électeurs de périodes futures ?
– Que peut-on ou que devrait-on faire, et par qui, pour rétablir l’équilibre budgétaire et réduire ou éliminer la dette publique ?
– Il arrive très souvent que les membres et les candidats des partis – en particulier les militants et les employés – soient des personnes dévouées et altruistes qui font de nombreux sacrifices pour contribuer à un monde meilleur. Et pourtant, nous les remercions trop rarement et n’avons que des critiques à leur adresser. Que pouvons-nous faire, à titre individuel, pour remercier et soutenir ces personnes altruistes ?
Sécession
Plusieurs partis québécois ont appelé à la sécession du Canada, en s’appuyant sur des théories liées à la culture, à la langue et à une histoire marquée par la violence.
• Dans quelle mesure ces revendications sont-elles fondées ? Dans quelle mesure appuient-elles un droit à la sécession ?
• La sécession peut-elle permettre au gouvernement du Québec de mieux soutenir et accompagner chaque Québécois dans sa quête de vérité ? Votre réponse tient-elle compte des personnes souffrant de chômage, de mal-logement ou de handicaps physiques ou mentaux ?
• La sécession est-elle compatible avec le principe du bien commun ? De la solidarité ? De la subsidiarité ?
• Il semblerait que certaines revendications des sécessionnistes concernant l’abus de pouvoir du gouvernement fédéral soient fondées. Si tel est le cas, comment pourrait-on remédier équitablement à ces griefs ? Qui devrait s’en charger ?
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ENGLISH |
The Role and Purpose of Government
Catholics have definite ideas about the purpose of life and the proper roles of civil society, government, and other social institutions.
– Are those ideas shared by most Quebecers?
-Are those ideas shared by Quebec’s political parties?
–Are any values at all held in common by most Quebecers? If so, what are they, and how do they inform the proper role of government and other social institutions? How do they align with Catholic teaching? For example, what do we owe each other, and what does the answer mean for government, charities, schools, etc.?
–Is it possible to meaningfully or responsibly define a role for government – and therefore a party’s platform – without reference to the purpose of life or other social institutions? Should Catholics look to political parties to share their views on the purpose of life and the proper role of government as a part of their platforms?
-Assuming that any gaps exist between the values of Catholic voters, political parties, and governments in Quebec, what can or should be done to heal and close those gaps? By whom should such things be done?
Wisdom, Humility & Respect in Government and Politics
Many observers have noted that wisdom, humility, and respect appear to be sorely lacking in politics, not only in Quebec or Canada, but in many democratic countries. In Fratelli tutti, Pope Francis wrote:
Today, in many countries, hyperbole, extremism and polarization have become political tools. Employing a strategy of ridicule, suspicion and relentless criticism, in a variety of ways one denies the right of others to exist or to have an opinion. Their share of the truth and their values are rejected and, as a result, the life of society is impoverished and subjected to the hubris of the powerful. Political life no longer has to do with healthy debates about long-term plans to improve people’s lives and to advance the common good, but only with slick marketing techniques primarily aimed at discrediting others. In this craven exchange of charges and counter-charges, debate degenerates into a permanent state of disagreement and confrontation. (Fratelli tutti, 15)
Do these comments apply in Quebec? To the extent they do, what can or should be done to address them? By whom should such things be done?
Financial Stewardship
In its August 2026 Pre-election Report (https://www.vgq.qc.ca/fr/publications/220), the Vérificateur général du Québec has reported that “Overall, the assumptions and forecasts related to the financial framework and debt presented in the pre-election report are plausible for the years 2026-2027 to 2028-2029. There are nonetheless challenges for 2027-2028, which will be even greater in 2028-2029” in order ot meet a statutory requirement for a balanced budget by 2030.
In fact, the office reports that the planned level of revenue generation (e.g., personal and corporate taxes) “will notably call for reducing or not renewing funding for various activities and programs” by amounts sufficient to cover a cap of nearly $2 billion. The report notes that major efforts are planned for “the last two years” of the 2026-2030 planing period, following two years of efforts that will not be adquate to accomplish the requried reductions.
-do the government and people of Quebec have sufficient resolve to reduce debt to responsible levels, and balance the budget?
-if the budget is not balanced, and debt remains, what would the likely consequences be? Who would ultimately be held responsible for any unpaid amounts?
-is it fair for voters and governments to offset such debts to future generations, or to voters of any future periods?
-what can or should be done, and by whom, to restore budgetary balance and reduce or elimate government debt?
–it is very often the case that party members and candidates – including particularly rank-and-file members and staff members – are very good, selfless people who sacrifice much in order to contribute to a better world. And it seems too seldom that we thank them, or have anything other than criticism to offer. What can we, as individuals, do to thank and support these selfless people?
Secession
Several of Quebec’s parties have called for secession from Canada, based on theories related to culture, language, and violent history.
• to what extent are such claims valid? To what extent do they support a right to secession?
• is it possible for secession to improve the ability of the Quebec government to support and enable every individual in Quebec in his or her search for and journey toward truth? Does your answer account for individuals suffering unemployment, lack of housing, physical or mental disabilities?
• is secession consistent with the principle of the common good? Solidarity? Subsidiarity?
• it would seem that at least some claims by secessionists of overbearing on the part of the federal government have merit. To the extent that is true, how might it be possible for such grievances to be equitably addressed? By whom should it be done?
